La confiance naïve dans les puissances de l’invisible et le matérialisme sont les deux pôles de l’emprise séculaire qui retient l’être humain prisonnier dans le camp de la déportation planétaire.
Les deux implants les plus tenaces insérés dans le subconscient sont la confiance en l’autorité, particulièrement l’autorité spirituelle, et son corollaire l’athéisme qui est la maladie de l’âme.
Des millénaires de dévotion aux dieux des basses hiérarchies, sans aucune perspective libératrice en vue, ont appelé la négation de Dieu. La responsabilité en incombe aux prêtres des religions mondiales qui ont abusé du nom de Dieu pour canaliser l’énergie des croyants vers les égrégores sacerdotaux. Au lieu de libérer l’homme, les croyances religieuses l’ont rendu esclave des puissances invisibles jusqu’au moment où les démons de la matière sont entrés en scène pour la curée finale. Ces démons puissants du matérialisme ont un atout majeur. Ils ont répandu l’idée de l’inexistence des phénomènes spirituels, et ainsi, l’athéisme les met à l’abri d’une investigation sérieuse sur l’origine de leur existence. La preuve de leur existence réside dans la technologie moderne, si l’on sait identifier leur présence à travers les mouvements mécaniques des appareils, et dans nos réactions automatiques et conditionnées.
Tout est spirituel dans l’univers et chaque élément (feu, air, eau, terre) est le corps d’une hiérarchie d’êtres. Notre vision réduite à l’apparence formelle nous trompe sur la nature des phénomènes physiques. La moindre formation nuageuse est un signe de vie. Les pierres sont habitées. Le clic-clac d’une machine est un son émis par un élémental de la mécanique. Rien de ce qui existe n’est dépourvu d’une certaine forme de vie élémentaire. Les règnes de la nature sont les corps physiques d’entités spirituelles. Ce qui était autrefois une évidence dans la relation des hommes avec la nature est devenu de la superstition.
Si on ne sait plus ressentir la présence de la fée d’un champ de fleurs, comment verra-t-on les démons à l’œuvre dans les machines ? Toutefois, il faut être clair : les hiérarchies qui vivent dans les éléments (élémentaux) et celles qui dépendent du psychisme collectif de l’humanité (anges) n’ont aucun caractère divin ou éternel. Tout ce qui vit dans le monde visible et dans son double invisible (l’au-delà) est périssable, soumis à la naissance et à la mort. C’est pourquoi, afin d’exploiter l’humanité, les hiérarchies invisibles lui ont injecté une double illusion : l’implant de la croyance dans un paradis céleste (religion) et l’espoir dans un paradis matériel (science). Le nouvel âge est un courant qui tente de relier ces deux illusions en une seule espérance : le paradis terrestre de l’âge d’Or. Ce courant pseudo spirituel exprime qu’un accord a été conclu entre les hiérarchies de l’astral et celles de la matière pour boucler l’humanité dans une nouvelle religion : le matérialisme spirituel. Le piège se referme, ce que la parole apocalyptique exprime par « la Bête à deux cornes qui fait des miracles ». On peut définir le rôle de ces deux hiérarchies. L’une contrôle le psychisme humain à partir de ses centres de pouvoir dans l’au-delà. C’est la hiérarchie luciférienne lumineuse qui répand les grandes illusions théologiques et idéalistes.
L’autre hiérarchie, aussi nommée « loge noire », gère les activités spécifiquement physiques et s’immisce dans l’âme par la technologie et l’électro-magnétisme. Cette hiérarchie démoniaque est appelée « ahrimanienne » en référence au démon perse Ahriman qui selon le mythe « court à grande vitesse en laissant un désert sur son passage ». C’est le dieu de la désertification spirituelle, le mouvement mécanique sans âme. C’est le « Seigneur » des temps modernes qui s’incarnera prochainement dans la grille planétaire électromagnétique préparée à cette intention – exemple : l’informatique.
Dans le livre de l’Apocalypse, le faux prophète « produit des prodiges » jusqu’à « faire descendre un feu du ciel » et « redonner vie à l’image de la Bête ». Cela signifie qu’à un certain moment, la hiérarchie matérielle « noire » s’accorde avec la hiérarchie luciférienne « blanche » pour produire une grande illusion de nature astrale - la mise en scène médiatique d’un faux « retour du Christ ». Cette re-stimulation de l’implant messianique dans la conscience humaine permettra aux égrégores sacerdotaux de se ré-alimenter en énergie dévotionnelle, laquelle est raréfiée, et dont la privation est figurée dans le livre de l’Apocalypse par « la bête à la tête blessée ». En effet, depuis l’apparition du matérialisme, vers le 16e siècle, et jusqu’à l’effondrement du sentiment religieux au 19e siècle sous la poussée des forces matérielles, un centre vital de la hiérarchie luciférienne dévitalisé, comme décapité. a été Grâce à leur collaboration, orchestrée particulièrement par les jésuites, les sœurs ennemies de la Religion et de la Science, momentanément en trêve, vont réaliser des prodiges, à l’appui de la technologie.
La télévision sera utilisée pour unifier la conscience humaine autour d’un événement messianique artificiel dont l’intensité déferlera sur la terre entière comme un raz de marée. Auparavant, nos autorités généreront des situations désespérantes et briseront les anciens modèles religieux pour les refondre dans un messianisme acceptable par tous les peuples. C’est là le but de la religion mondiale du nouvel-âge.
La récupération médiatique de l’émotion soulevée par les catastrophes (naturelles et artificielles) est la première étape de la mise en place de cette religion à base d’humanitarisme sentimental qui joue avec la peur et la compassion amplifiée par les médias. Autrement dit, le contrat entre les hiérarchies matérielles et spirituelles est le suivant : « toi, tu leur fais peur, et moi, j’apporterai l’espoir ».
Les deux confréries planétaires qui règlent ce ballet macabre sont la loge anglo-saxonne (maçonnerie) et la loge orientale (faussement nommée « grande loge blanche » par les ésotéristes ignorants. La loge anglo-saxonne (ahrimanienne) stimule le progrès scientifique tandis que la loge orientale (luciférienne) prône une religion universelle, dont le Dalaï-lama est un des chantres médiatiques pour annoncer la couleur.
D’ores et déjà, un esprit lucide qui réalise dans quelle manipulation il est entraîné s’il succombe à la propagande, devrait se débarrasser de ses deux implants : un, l’espérance dans un salut venant de l’invisible, et deux, l’espoir en un progrès matériel. C’est une épreuve, un « jugement pour les âmes ». C’est le test de conscience.
En ce qui concerne les aspects secrets de l’existence, une grande confusion règne parmi les spiritualistes. Si Steiner a clarifié le rôle des hiérarchies lucifériennes et ahrimaniennes, il a hélas laissé croire que l’au-delà serait un royaume spirituel où les forces lucifériennes ne joueraient qu’un rôle mineur. En traçant la chronologie de l’histoire du système solaire, il a bien fait remonter l’origine de la Genèse à la « période de Saturne », mais il n’a pas parlé de ce qui est arrivé avant l’involution dans la forme symbolisée par le « premier jour de la création ». (Saturne est le maître des semailles) Le livre de la Genèse s’ouvre sur la mise en œuvre d’un plan de manifestation de notre univers sous l’égide des dieux créateurs, les Elohim. Les religions présentent cette création comme un acte de volonté divine, mais c’est précisément là que réside la mystification théologique. Le mystère, l’unique grand secret métaphysique, c’est que la création de notre monde est la conséquence d’un accident cosmique survenu antérieurement à la Genèse.
Cet événement archaïque, d’avant le temps, est relaté dans les mythes antiques comme le combat des Titans, la confrontation entre les Dieux d’une nature aussi radicalement opposée que le feu et l’eau. Le choc des contraires. La mythologie nordique parle du combat entre les dieux premiers nés, les Vanir, et une hiérarchie secondaire, les Aesir, qui supplanteront les premiers en devenant les gardiens de notre univers formel. Notre monde va donc de travers car nos guides célestes ne sont pas à la hauteur, usant de leur pouvoir pour entretenir leurs privilèges en vampirisant l’humanité. Nous retrouvons ici le mythe des frères ennemis, Caïn et Abel. Caïn, le premier né, conçu par Eve et un dieu, s’immisce dans le monde d’Abel. Par son feu, Caïn veut propulser Abel en avant, mais il le brûle par sa trop forte intensité spirituelle. Caïn doit alors se retirer « errant et fugitif », et Seth remplacera Abel comme Berger du monde. Caïn est le maître des mystères secrets, et il tente perpétuellement d’allumer un feu spirituel dans les masses humaines noyées dans l’eau de l’existence (Caïn signifie « maître » et Abel veut dire « apparence, vanité »).
Lorsque Steiner relate la « chute des esprits de Lucifer », il ne s’agit aucunement de la chute originelle ayant entraîné l’âme dans l’évolution. Pour les anciens gnostiques (gnose = science divine), notre univers est une création secondaire, déconnectée du cœur universel, et les démiurges ainsi que les hiérarchies de l’au-delà ne sont pas reliées à l’Absolu. L’Absolu ne produit que des créations absolument parfaites à son image. Ce qui émane de l’Absolu ne prend pas la voie de l’involution, mais s’élève dans ce qu’on peut appeler une éternelle ascension divine.
Toutefois, la liberté accordée à l’esprit – le libre arbitre – autorise des dieux à s’octroyer des royaumes soumis à leurs propres règles. Le mythe de la chute de Lucifer (le porteur de lumière) témoigne de cette possibilité. C’est l’enjeu et le risque de la liberté. Le pire peut alors survenir, et la voie d’expérience empruntée par des fils divins risque de s’écarter de l’harmonie universelle.
Notre univers est la conséquence d’une telle déviation. Alors quelle était encore dans l’enfance, la vague de vie humaine a été emportée dans un cycle de descente et d’oubli où elle doit reprendre conscience par l’expérience de la souffrance et de la limitation. Accepter cette limitation et y voir une évolution est du satanisme. La doctrine de l’évolution ne tient compte que de l’évolution de la forme et de la maturation de notre égo. Cette individualité ne sert qu’à nous orienter dans un monde étranger où notre âme est déportée. Le « moi » n’est qu’une lampe pour nous repérer dans les ténèbres. Ce moi peut évoluer, mais lorsqu’il atteint sa limite, il régresse. Il meurt et disparaît. Un autre moi apparaît à chaque nouvelle naissance, chargé de l’essence du karma du moi précédent. Ainsi tourne la roue de l’existence.
Quant à l’essence divine - l’atome spirituel - elle ne varie pas, et elle n’est pas soumise à cette pseudo évolution. Lorsqu’un moi provisoire prend conscience de ce processus, un signal de l’âme peut être enregistré par la conscience. Et si l’être s’ouvre à la voix de l’âme, un processus de régénération commence. Si on force cet éveil par des pratiques ésotériques, on en fabrique une caricature. On développe alors les pouvoirs du « surmoi », et on se retrouve encore plus démuni et misérable dans une vie future.
La doctrine d’une évolution spirituelle a été enseignée au siècle dernier pour amener les chercheurs de vérité vers une vérité supérieure. Mais il n’y a pas d’évolution pour l’essence divine. Le concept spiritualiste qui prône une évolution progressive de vie en vie est dans la même impasse que le progrès scientifique matérialiste.
Pour se libérer, il faut se défaire des implants de l’évolution spirituelle et matérielle. C’est un retournement de conscience, une rupture avec la culture humaine qui nous conditionne.
Fondamentalement, l’espérance est le moteur de la vie. Mais il faut réserver notre espoir pour ce qui mérite de vivre éternellement, sinon succèdera toujours la aux déception fausses espérances. Celui qui croit que son égo va continuellement grandir, est la victime de l’implant subconscient « luciférien ». S’il pense que la domination matérielle est un but en soi, il démontre alors sa soumission à l’implant subconscient « ahrimanien ».
Les démons possèdent l’être humain par le subconscient, ce qui leur permet de s’immiscer dans la volonté humaine en donnant l’illusion d’une liberté de conscience. Seul l’être très attentif à son comportement et à ses pensées peut déceler leur présence, mais hélas, les démons qui œuvrent à travers le corps sont indiscernables. Il est déjà difficile de débusquer les esprits, trompeurs, qui nous sollicitent depuis l’au-delà à travers les médiums et channels, alors, comment discerner des esprits qui épousent nos mouvements physiques et notre volonté ?
L’être humain ne peut pas voir à travers le voile des apparences. Mais il peut devenir attentif et prudent. Le système d’implant peut prendre une forme angélique ou démoniaque. Il est toujours fondé sur une emprise à travers l’espoir d’une amélioration, d’une guérison, d’un sauveur, de jours meilleurs ici-bas, dans l’au-delà ou dans une vie prochaine. L’implant a été inséré dans la zone la plus sensible où l’humain forge ses idéaux supérieurs. C’est pourquoi cette technologie archaïque qu’est la magie religieuse a toujours été l’instrument du pouvoir.
Depuis un siècle, c’est la technologie matérielle qui domine. Mais c’est toujours la même propagande : « les choses évoluent dans le bon sens, tout va de mieux en mieux ; les difficultés présentes seront suivies d’un avenir radieux ». L’être humain empoisonné par l’idée de progrès ne réalise pas qu’on lui chante cette rengaine depuis des millénaires, à travers le cycle présent de civilisation, et depuis des millions d’années de soit disant évolution. L’humain au cerveau lavé, veut croire malgré tout en des lendemains qui chantent, malgré le perpétuel déni de la réalité. La propagande religieuse et scientiste lui crie dans les oreilles qu’il est le roi de la création, et tous les charlatans idéalistes lui promettent monts et merveilles. Les rares véritables bienfaiteurs de l’humanité sont traités d’oiseaux de mauvais augure. Ils ne promettent pas un paradis terrestre, ni une retraite dans le « pays de l’éternel été » et encore moins une réincarnation dans le jardin des délices. Ils disent simplement ceci : « laissez tomber les illusions qu’on vous a implantées et retournez à votre vie originelle ». C’est le sens de la parole : « mon royaume n’est pas de ce monde ». Cette parole nous rappelle la véritable espérance, celle qui échappe à la double illusion religieuse et matérialiste.
Les illusions spirituelles et matérielles ont été implantées dans le psychisme humain dans le but d’annuler l’espérance fondamentale qui provient d’une mémoire archaïque d’avant la création du système solaire. Aucun thérapeute ne vous délivrera de ces implants, sinon vous-même, lorsque vous vous souvenez de votre programme de vie. Au contraire, les médecins de l’âme et du corps renforceront vos illusions fondamentales car ils en vivent.
Avez-vous déjà entendu un thérapeute vous recommander l’immortalité comme seul remède contre la maladie et la mort ? Il n’y a rien à vendre ! Les sages de ce monde ne peuvent rien pour vous. Ils vous consolent un moment, et vous continuez à souffrir. Les implants des fausses espérances obturent le canal spirituel qui vous relie à l’univers éternel à travers l’atome impérissable.
Pour renouer la communication entre l’atome éternel et la dimension d’où provient le germe de votre divinité originelle, il faut arracher les implants qui font barrage. Ce travail n’est pas comparable à l’extraction d’une dent. C’est un long combat contre l’hydre dont les têtes réapparaissent sans cesse sous forme de nouvelles illusions.
Pour effectuer ce parcours du combattant de l’âme, il faut s’appuyer sur un idéal en relation avec l’immortalité. Il faut avoir la foi dans votre essence immortelle, et la foi fécondera le processus d’immortalisation. Certains instructeurs spirituels ont tenté de briser l’égo de leurs disciples alors que ceux-ci n’avaient pas encore foi dans leur devenir éternel. Certains chercheurs de vérité n’ont pas assez de maturité pour voir la réalité du monde en face. La seule lecture de thèses conspirationnistes leur fait peur. Comment pourraient-ils confronter leurs démons subconscients ? Nul ne le peut s’il ne possède une foi totale dans son essence éternelle. Celui qui ne doute plus de sa destinée éternelle, peut regarder en face les horreurs du monde. A chaque fois qu’une illusion est débusquée, c’est une écaille qui tombe de ses yeux, et il jubile.
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