samedi, août 22, 2026

Terre-école ou Terre-prison ?




Il existe un secret que personne ne veut vous révéler ; ni vos guides spirituels, ni les entités qui vous accompagnent entre deux vies, ni les races extraterrestres qui observent et administrent cette planète depuis des millénaires.
Ce secret est simple, et c’est précisément pour cette raison qu’il est si difficile à accepter :

Vous n’êtes peut-être pas ici par choix.

Une planète sous occupation

Oubliez l’image d’une Terre isolée dans un univers indifférent. La réalité documentée par des décennies de témoignages de contactés, d’explorations hors du corps par voyage astral, vision à distance ou expérience de mort imminente, et de textes anciens est bien plus complexe et bien plus inquiétante.

La Terre est un carrefour galactique activement exploité par plusieurs races exo et inter-dimensionnelles aux agendas radicalement différents.

Les Tall Whites, pour ne citer qu’eux, documentés dans les témoignages du Nevada, utilisent notre planète comme une station-service cosmique : eau, minéraux, ressources biologiques. Nous ne les intéressons pas plus qu’une pompe à essence n’intéresse un automobiliste pressé.

Les « Ensemenceurs » décrits par Elena Danaan dans son livre The Seeders, corroborés par les récits de Marc Auburn et la théorie des anciens astronautes jouent un jeu plus long : ils ont modifié, orienté et observé l’évolution de l’espèce humaine sur des millénaires. Nous sommes leur expérience, et la Terre leur laboratoire.

Mais le vrai problème vient des autres : reptiliens, archontes et entités parasites.

Certains reptiliens des récits ufologiques (pas tous !).
Les Archontes des textes gnostiques.
Les entités parasites que Robert Monroe a rencontrées lors de ses sorties hors-corps et qu’il décrit avec une précision troublante dans ses œuvres. 

Ces entités ne veulent pas nos minéraux. Elles ne veulent pas étudier notre ADN. Elles veulent quelque chose de bien plus précieux et de bien plus difficile à protéger : notre énergie vitale, nos émotions, notre force spirituelle, notre loosh.

Et pour y accéder facilement et durablement, elles ont besoin que nous nous incarnions ici.

Recyclage des âmes : fiction ou réalité ?

Voici ce que les traditions spirituelles mainstream ne vous disent pas.

Lorsque vous mourez, selon des milliers de témoignages de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente, de tous pays et de tous âges, vous apercevez un tunnel de lumière. Une présence bienveillante vous y attend. Des êtres aimants vous accueillent. Vous êtes submergés d’Amour inconditionnel. Tout semble parfait.

Mais que se passe-t-il ensuite ?

La thèse du Soul Trap — le piège des âmes — avancée par divers chercheurs indépendants comme Wayne Bush et présentée en filigrane dans les textes gnostiques et philosophiques (Platon notamment) depuis deux millénaires, propose une réponse dérangeante : ce tunnel n’est pas une porte de sortie vers la liberté. C’est une porte vers le recyclage des âmes, une porte de retour.

Une construction artificielle. Un mécanisme de réutilisation conçu pour renvoyer les âmes dans un nouveau cycle d’incarnation terrestre sans mémoire de leur vie précédente, sans consentement véritablement éclairé, et surtout sans comprendre ce qui leur arrivait.

Les Archontes des textes gnostiques, ces entités que les anciens décrivaient comme des gardiens du monde matériel, hostiles à l’éveil spirituel humain, sont précisément associés à ce mécanisme. Ils ne gouvernent pas depuis les étoiles. Ils gouvernent depuis l’espace intermédiaire entre la mort et la renaissance.

David Icke, souvent caricaturé pour ses positions, a formalisé cette idée dans son livre « Race humaine, lève-toi, le lion s’est réveillé » sous le nom de « Moon Matrix » en suggérant que des structures artificielles pourraient jouer un rôle actif dans le maintien de ce système. On peut discuter de ses conclusions, mais la question de fond, elle, mérite d’être posée sérieusement.

Prison, école, ou les deux. Mais pour qui ?

Dans ce contexte, la question « Terre école ou Terre prison ? » prend une dimension nouvelle.

Oui, la Terre est une prison pour certaines âmes. Selon Roselyne Colle et Robert Lortal, deux contactés français, des êtres ayant enfreint les lois de leur civilisation d’origine sont condamnés à s’incarner ici, bannissement temporaire dans la densité matérielle, destiné à l’expiation. AIRL expose exactement la même chose, la Terre serait même selon lui une « décharge galactique » pour âmes récalcitrantes. La peine est réelle. Le lieu de détention aussi.

Oui, la Terre est une école pour d’autres. Robert Monroe, l’ensemble de la tradition spirite kardéciste et Anne Givaudan le confirment : certaines âmes choisissent délibérément la dureté de l’incarnation terrestre pour accélérer leur évolution. La douleur, la dualité, l’intensité émotionnelle de l’expérience humaine multi-race constituent un terrain de croissance sans équivalent dans l’univers connu.

Mais il existe une troisième catégorie que presque personne n’ose mentionner : les âmes qui croient choisir, alors qu’elles sont piégées.

Des âmes qui, vie après vie, retournent dans le cycle en pensant l’avoir décidé, alors qu’elles ont simplement suivi un script soigneusement élaboré par des entités qui ont tout intérêt à ce que le flux énergétique ne s’arrête jamais.

Vos guides vous mentent-ils ?

La question est brutale, mais nécessaire.

Les entités qui s’expriment à travers les médiums – guides, anges, êtres de lumière, maîtres ascensionnés, moi supérieur – affirment presque toujours la même chose : tout va bien, tout est choisi, la réincarnation est un processus d’amour et de croissance. Le tableau est rassurant... peut-être trop !

Deux hypothèses sont possibles.

La première est candide : ces entités de l’astral ne voient qu’une partie du système. Un guide accompagnant des âmes venues expérimenter librement n’a aucune raison de connaître le sort des âmes en sanction, et encore moins celui des âmes piégées. Il parle de ce qu’il connaît, et ce qu’il connaît est réel, mais partiel.

La seconde est plus sombre : certaines de ces entités pourraient avoir intérêt à maintenir une vision rassurante du cycle. Un prisonnier qui se croit en vacances ne cherche pas à s’évader. Les guides seraient dans ce cas… nos geôliers, complices du sort qui est le nôtre.

Ce n’est pas une certitude. C’est une hypothèse que le discernement impose de ne pas écarter, surtout lorsqu’on observe que les communications médiumniques qui, dans leur immense majorité, ne mentionnent jamais ni le Soul Trap, ni les Archontes, ni le moindre mécanisme de rétention des âmes.

Le silence, parfois, est la forme la plus efficace de la désinformation.

Conclusion : qui détient vraiment les clés ?

La Terre n’est sans doute pas qu’une prison. Pas qu’une école. C’est un système complexe, multi-niveaux, dans lequel coexistent des âmes en sanction, des âmes en apprentissage volontaire, des âmes en soutien (les starseeds) et peut-être des âmes maintenues dans l’ignorance de leur propre condition.

Les races prédatrices — Reptiliens, Archontes, entités parasites — ne sont pas des acteurs neutres dans ce tableau. Qu’elles aient conçu ou modifié le système, qu’elles l’exploitent opportunément ou qu’elles s’y soient installées en parasites, leur présence soulève une question que la spiritualité conventionnelle refuse systématiquement d’examiner :

Et si une partie de ce que nous prenons pour de la sagesse cosmique était en réalité une gestion de nos perceptions ?

Développer son discernement ne suffit plus. Il faut aller plus loin : remettre en question les sources qui semblent les plus bienveillantes, examiner ce que les guides ne disent jamais, et se demander pourquoi certaines questions restent systématiquement sans réponse dans les communications médiumniques.

La vraie question n’est plus « Terre école ou Terre prison ? »

La vraie question est :

Qui tient les clés ? Et surtout, où se trouve la sortie ?


Source :


mardi, juillet 21, 2026

Le dieu de la Bible, un démiurge inférieur


Pendant des siècles, certains textes ont été écartés de la Bible. Que racontaient-ils ? Pierre Létourneau, bibliste, nous explique ici ce qu’est le gnosticisme. Il nous ouvre la porte sur une histoire fascinante du christianisme : les manuscrits de Nag Hammadi, l’Évangile de Judas, Marie Madeleine et un portrait de Jésus bien différent de celui qui s’est imposé au fil des siècles.

Source





Le Dialogue du Sauveur (NH III,5), texte chrétien des premiers siècles demeuré totalement inconnu jusqu’à sa découverte dans le désert égyptien (Nag Hammadi) en 1945, est une pièce importante à verser au dossier de l’histoire du mouvement valentinien. Il atteste en effet d’un effort de rapprochement doctrinal avec la Grande Église, sans doute rendu nécessaire par l’uniformisation de la doctrine chrétienne autour du IVe siècle. On y trouve une révision accommodante des éléments centraux de la doctrine valentinienne, telles la création du cosmos par un démiurge inférieur et la tripartition de l’humanité. Évidemment, ce genre d’évolution doctrinale présuppose une notion souple de la « tradition de foi » et de la « quête de la vérité ».



La doctrine valentinienne classique


L’enseignement original de Valentin n’a survécu qu’à travers quelques fragments cités par Clément d’Alexandrie (Stromates), Irénée de Lyon (Contre les hérésies) et Hippolyte de Rome (Refutatio), ce qui est bien maigre. Certains sont prêts à lui attribuer la composition de l’Évangile de vérité, connu d’Irénée (Contre les hérésies, III,11,9) et dont une version copte fut découverte à Nag Hammadi, mais cela reste une hypothèse difficile à prouver. Dans ces conditions, il est préférable de se tourner vers la version du mythe valentinien élaborée par Ptolémée, disciple de Valentin, qui fait l’objet d’un exposé détaillé dans ce qu’il est convenu d’appeler la «Grande Notice » d’Irénée de Lyon (Contre les hérésies, I,1-9), et dont je fais ici un résumé.

1) Le Plérôme est constitué de 30 éons, ou entités spirituelles (ogdoade, décade, dodécade), émanés par paires androgynes à partir de la dyade originelle, le Père de toutes choses, appelé «Abîme», et sa conjointe «Silence». Un drame va troubler l’harmonie du Plérôme du fait que seul «Intellect », le premier éon émané du Père, est à même de le connaître. En périphérie, Sophia, le plus jeune des éons, va succomber à l’envie de connaître le Père et s’élancer vers celui-ci, jusqu’à ce qu’elle soit remise à sa place et que sa « tendance » désordonnée (enthumêsis) soit expulsée hors du Plérôme. Une fois que tous les éons auront été consolidés, ils vont émettre le «Sauveur» et son escorte d’anges pour qu’ils aillent hors du Plérôme s’occuper de l’émanation informe de Sophia, appelée Achamoth. Cette dernière produit la substance hylique (matière), la substance psychique et la substance pneumatique qui entreront dans la fabrication du cosmos et de l’humanité (voir I,1-4).

2) Achamoth façonne un « Démiurge » avec la substance psychique, un dieu inférieur qui ignore tout du monde spirituel au-dessus de lui. Celui-ci se fabrique alors un monde matériel (cosmos), puis fait l’homme avec la substance hylique, dans laquelle il insuffle une âme psychique. C’est à son insu qu’Achamoth dépose la semence spirituelle dans l’âme humaine, afin que cette semence informe puisse croître et recevoir une formation de gnose en vue de son salut (voir I,5).

3) Les êtres humains se répartissent en trois natures : les pneumatiques (ou gnostiques), qui seront nécessairement sauvés, les psychiques (les croyants ordinaires de l’Église), qui peuvent espérer un salut éternel, mais inférieur à celui des pneumatiques, seulement s’ils se laissent raffermir par la foi et les bonnes œuvres, et enfin les hyliques (le reste de l’humanité), qui seront finalement détruits avec le cosmos (voir I,6).

4) La conception du salut est relativement simple : toute la substance pneumatique doit retourner dans le Plérôme, véritable chambre nuptiale où les êtres pneumatiques s’uniront avec les anges du Sauveur pour former des syzygies éternelles, à l’exemple du Sauveur et d’Achamoth. Quant aux psychiques qui auront pratiqué les bonnes œuvres, ils auront droit au repos en compagnie du Démiurge à l’extérieur du Plérôme, dans le lieu laissé vacant par Achamoth et le Sauveur. Car rien de psychique ne peut pénétrer dans le Plérôme (voir I,7).

Pierre Létourneau, "Croyances et contraintes sociales. L’évolution du mouvement valentinien à la lumière du Traité tripartite et du Dialogue du Sauveur" 




Pierre Létourneau enseigne à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal. Il est spécialiste du Nouveau Testament et de la littérature chrétienne des premiers siècles (pères grecs, gnostiques). Il est expert en narratologie, cette étude des textes comme récits.

Champs d'expertise:

- Exégèse du Nouveau Testament : histoire de Jésus, traditions évangéliques, littérature johannique (évangile, épîtres, apocalypse) 

- Origines du christianisme : apocryphes du Nouveau Testament, les Pères grecs

- Gnosticisme : bibliothèque copte de Nag Hammadi, mouvement valentinien, Corpus hermeticum 

- Méthodes exégétiques : Analyse structurelle ; analyse narratologique ; analyse littéraire (syntaxique).

- Grec biblique ; copte.


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La nature anti-divine des hiérarchies spirituelles qui contrôlent notre univers selon le livre gnostique de la Pistis Sophia.





jeudi, juin 11, 2026

Les maîtres invisibles des Empires : anges, Nephilim et puissances célestes, la guerre cosmique oubliée des premiers chrétiens.






Peu de livres orthodoxes contemporains ont suscité autant d’intérêt que "The Lord of Spirits: An Orthodox Christian Framework for the Unseen World and Spiritual Warfare", publié en 2021 par les prêtres Stephen De Young et Andrew Stephen Damick. Issu d’un podcast devenu extrêmement populaire dans le monde orthodoxe anglophone, cet ouvrage a pour ambition de reconstruire la vision du monde des auteurs bibliques et des premiers chrétiens. Selon les auteurs, la plupart des croyants modernes lisent la Bible comme un récit essentiellement moral ou spirituel, tandis que les anciens, eux, y voyaient l’histoire d’une guerre cosmique impliquant Dieu, les anges, les puissances célestes, les nations de la terre et l’humanité tout entière.

Pour comprendre cette démarche, il faut d’abord présenter Stephen De Young. Prêtre orthodoxe de l’Archidiocèse antiochien d’Amérique du Nord, spécialiste de l’Ancien Testament et du judaïsme du Second Temple, il s’est imposé depuis les années 2010 comme l’un des biblistes orthodoxes les plus influents du monde anglophone. Ses travaux cherchent constamment à replacer les Écritures dans leur contexte originel. Selon lui, une grande partie du christianisme moderne lit la Bible avec des catégories intellectuelles héritées du rationalisme occidental, or les auteurs bibliques vivaient dans un univers différent, peuplé d’anges, de puissances spirituelles, de conseils célestes et d’êtres invisibles intervenant directement dans l’histoire humaine.

L’une des thèses fondamentales du livre est que la création ne concerne pas seulement l’univers matériel : lorsque Dieu crée le monde, il crée aussi une multitude d’êtres spirituels. Ceux-ci participent à l’administration du cosmos. La Bible les appelle anges, archanges, chérubins, séraphins, trônes, dominations, puissances ou principautés. Derrière ces termes se cache une hiérarchie céleste complexe dont la fonction est de servir Dieu et de participer à l’ordre de la création.

Cette idée conduit à l’un des concepts centraux du livre : le Conseil divin. Stephen De Young consacre de nombreuses pages à montrer que la Bible décrit régulièrement Dieu entouré d’une assemblée céleste : dans Job 1, les « fils de Dieu » se présentent devant le Seigneur ; dans Isaïe 6, les séraphins entourent le trône divin ; dans Daniel 7, des milliers d’êtres célestes assistent au jugement ; dans le Premier Livre des Rois, le prophète Michée voit même Dieu délibérer avec son assemblée céleste. Pour les auteurs, ces textes reflètent une vision du monde dans laquelle Dieu gouverne la création à travers une multitude de serviteurs spirituels.

Le premier grand drame survient avec la chute. Le serpent du jardin d’Éden représente déjà une puissance rebelle opposée au projet divin. Cependant la Bible décrit ensuite d’autres révoltes spirituelles encore plus importantes. La plus célèbre est celle de Genèse 6, lorsque les « fils de Dieu » prennent les filles des hommes pour épouses. Ce passage mystérieux a suscité d’innombrables interprétations. Les auteurs soutiennent que la lecture la plus ancienne, celle du judaïsme du Second Temple et de nombreux Pères de l’Église, identifie les « fils de Dieu » à des êtres célestes.

Pour comprendre cette tradition, le livre accorde une place considérable au Livre d’Hénoch. Ce texte, extrêmement populaire au temps de Jésus, raconte la rébellion des Veilleurs ; ces anges abandonnent leur fonction céleste et descendent sur terre et enseignent aux hommes des connaissances interdites (métallurgie avancée, fabrication des armes, astrologie, magie, enchantements, cosmologie secrète et pratiques occultes). Les auteurs insistent sur le fait que leur véritable danger réside dans l’acquisition prématurée d’un pouvoir que l’humanité n’est pas spirituellement capable de maîtriser.

De ces unions naissent les Nephilim, les géants mentionnés dans la Genèse. Selon la tradition hénochique, ces géants sont en réalité des tyrans violents qui dévorent les ressources du monde et plongent la création dans le chaos. Cette corruption atteint un tel niveau que Dieu intervient par le Déluge. Dans la perspective de De Young, le Déluge représente une purification cosmique destinée à empêcher l’effondrement total de l’ordre créé.

Après le Déluge survient un événement encore plus important pour la compréhension du reste de la Bible : Babel. Les hommes cherchent à bâtir une tour atteignant les cieux afin de s’assurer une gloire universelle. Dieu intervient alors, disperse les peuples et confond les langues. C’est ici que les auteurs développent ce qui constitue probablement la thèse la plus originale de tout le livre.

Selon Deutéronome 32 dans sa version ancienne conservée par la Septante et les manuscrits de Qumrân, Dieu répartit les nations « selon le nombre des fils de Dieu ». Autrement dit, les peuples sont confiés à des puissances célestes chargées de les guider. Cependant, comme les Veilleurs avant eux, ces êtres se corrompent et cessent de conduire les nations vers Dieu et réclament pour eux-mêmes le culte et l’adoration.

Cette interprétation transforme la compréhension du paganisme antique : loin de n'être que des inventions humaines, les dieux des nations étaient considérés par les auteurs bibliques comme agissant pour le compte de puissances spirituelles. Lorsque les Cananéens adoraient Baal, lorsque les Phéniciens servaient Astarté ou lorsque les Grecs rendaient un culte à Zeus, ils entraient en relation avec des êtres spirituels déchus.

Cette idée repose notamment sur le célèbre Psaume 82 : « Dieu se tient dans l’assemblée divine ; au milieu des dieux il juge. »

Pour la plupart des lecteurs modernes, le mot « dieux » paraît symbolique. Stephen De Young soutient au contraire qu’il désigne de véritables puissances célestes. Le psaume décrit Dieu condamnant ces êtres pour leur corruption et leur injustice : ils avaient reçu la mission de gouverner les nations mais se sont transformés en faux dieux exigeant l’adoration.

Cette lecture éclaire Daniel 10. Dans ce chapitre, un ange explique au prophète qu’il a été retardé par le « prince de Perse » avant d’être aidé par l’archange Michel. Plus tard apparaît le « prince de Grèce ». Pour De Young, ces princes représentent les puissances spirituelles associées aux grands empires de l’Antiquité.

Toute l’histoire d’Israël prend alors une dimension nouvelle. L’appel d’Abraham apparaît comme le début de la reconquête du monde ; alors que les nations sont placées sous l’influence des puissances rebelles, Dieu se choisit un peuple particulier. Israël devient le point de départ de son plan de restauration universelle.

Les chapitres consacrés aux géants poursuivent cette logique. Les Anakim, les Rephaïm, Og roi de Basan et Goliath sont interprétés comme les derniers vestiges de la corruption antédiluvienne. Certaines régions, notamment Basan et le mont Hermon, acquièrent ainsi une importance théologique particulière.

Le mont Hermon joue d’ailleurs un rôle central dans l’ouvrage. Selon la tradition hénochique, c’est sur cette montagne que les Veilleurs seraient descendus sur terre. Or c’est précisément dans cette région que Jésus conduit ses disciples à Césarée de Philippe. C’est là qu’il demande :

« Qui dites-vous que je suis ? »

Après la confession de Pierre, Jésus déclare :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle. »

Pour De Young, cette scène est hautement symbolique. Le Christ annonce sa victoire au cœur même du territoire associé depuis des siècles aux puissances rebelles.

L’Incarnation représente bien sûr le tournant décisif de toute l’histoire cosmique : Jésus vient reprendre possession de la création. Les Évangiles montrent constamment les démons reconnaissant son identité avant même les hommes ; ils savent que leur règne touche à sa fin.

Les exorcismes deviennent ainsi des actes de guerre spirituelle. Chaque démon expulsé constitue une victoire sur les puissances qui maintiennent l’humanité dans l’esclavage. Cette dimension militaire du ministère du Christ est souvent oubliée aujourd’hui mais elle est omniprésente dans les Évangiles.

La Crucifixion représente le moment le plus paradoxal de cette guerre : les puissances rebelles croient avoir triomphé en faisant mourir le Messie ; en réalité, elles tombent dans un piège car le Christ entre volontairement dans la mort afin de détruire son pouvoir de l’intérieur.

Cette vision conduit à l’un des thèmes les plus chers à la tradition orthodoxe : la descente aux enfers. Après sa mort, le Christ pénètre dans l’Hadès, brise ses portes et libère les justes retenus captifs depuis Adam. Les auteurs soulignent que l’icône orthodoxe de la Résurrection ne montre jamais Jésus sortant seul de son tombeau : elle le représente tirant Adam et Ève hors de leurs sépulcres, symbole de la libération de toute l’humanité.

La Résurrection marque ainsi la défaite définitive des puissances de la mort. : le salut n’est plus seulement individuel ; il devient cosmique et l'univers tout entier commence à être restauré.

Les Actes des Apôtres prolongent cette reconquête. Lorsque les apôtres évangélisent le monde méditerranéen, ils arrachent les nations aux anciens dieux. La christianisation progressive de l’Empire romain apparaît comme le renversement historique des puissances spirituelles qui dominaient les peuples depuis Babel.

Le livre développe une théologie particulièrement riche des saints. Selon De Young, le destin ultime de l’humanité dépasse largement le simple pardon des péchés. Les hommes sont appelés à participer à la vie divine. C’est la doctrine orthodoxe de la théosis ou déification : les saints glorifiés ne deviennent pas des dieux par nature, mais ils participent à l’énergie divine et prennent part au Royaume.

Cette perspective éclaire un verset étonnant de saint Paul : « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? »

Pour les auteurs, ce passage révèle le projet ultime de Dieu : les êtres humains glorifiés remplaceront les puissances déchues et participeront au gouvernement de la création renouvelée.

Les derniers chapitres abordent la guerre spirituelle contemporaine. Les démons continuent d’agir, mais rarement sous la forme spectaculaire imaginée par le cinéma. Leur arme principale est la tromperie, ils cherchent à détourner l’homme de Dieu par l’orgueil, les passions, l’idolâtrie moderne, la haine et la division. La vie chrétienne est une participation quotidienne à la victoire du Christ.

La liturgie occupe ici une place essentielle. Dans la perspective orthodoxe développée par De Young, elle constitue une entrée réelle dans la liturgie céleste. Les fidèles s’unissent aux anges, aux archanges, aux chérubins et aux séraphins pour participer dès maintenant à la vie du Royaume.

Selon cet ouvrage, la Bible raconte une seule histoire : depuis la rébellion des Veilleurs jusqu’à la chute des dieux des nations, depuis Babel jusqu’à la Pentecôte, depuis les géants antédiluviens jusqu’à la conversion des peuples païens, un même combat traverse toute l’Écriture. Le Christ apparaît comme le véritable héros de ce récit cosmique. Il est le Seigneur des anges, le juge des puissances rebelles, le vainqueur des démons, le Roi des nations et le maître de l’univers visible et invisible. C’est cette vision immense, oubliée par une grande partie du christianisme moderne mais omniprésente dans la pensée des premiers chrétiens et dans l'Orthodoxie, que "The Lord of Spirits" cherche à redonner à ses lecteurs.

Le Clan des Vénitiens



mardi, juin 09, 2026

Les Archontes des éons




La nature anti-divine des hiérarchies spirituelles qui contrôlent notre univers selon le livre gnostique de la Pistis Sophia.


"Tous les hommes de ce monde ont reçu leur âme de la force des archontes des éons, mais la force qui se trouve en vous vient de moi. Votre âme divine appartient donc à l'en Haut." (Livre de la Pistis Sophia) 

Que sont les archontes des éons ? 

Ce sont les puissances régnantes et dirigeantes de l'univers de la mort. N'envisagez pas seulement toutes celles qui séjournent dans la sphère réflectrice (le monde de l'au-delà), mais surtout les grandes puissances qui régissent les systèmes solaires, les systèmes zodiacaux et des constellations de l'univers de la mort encore plus grandes. 

Quand l'humanité adamique, après sa chute, fut évincée de l'Univers originel, un univers nouveau - l'univers dialectique - fut créé pour répondre à ses besoins: un univers dont les lois et les forces devaient s'adapter entièrement à la nature complètement changée de l'humanité adamique. Celle-ci fut divisée en d'innombrables groupes et formations, et reliée à l'une des constellations, non moins innombrables. Chaque groupe reçut un guide, un dieu racial, un seigneur. Dans le livre de la Pistis Sophia ces dieux, ces souverains sont appelés archontes des éons.

Il est clair que ces dieux raciaux n'ont ni la tâche, ni d'ailleurs le pouvoir, de faire retourner à la vie originelle les entités qui leur sont assujetties. Mais ils ont tendance à développer leurs systèmes dans la manifestation universelle, en vue d'un objectif spécifique, avec l'espoir de rendre leur activité acceptable pour l'Absolu.

La malédiction des archontes, c'est que leur objectif ne sera jamais atteint ; et leur douleur, que toutes les entités qui leur sont subordonnées échapperont un jour à leur direction par la transfiguration. Quand nous parlons d'archontes des éons, n'imaginez pas que ces forces soient des parangons de méchanceté et de noirceur, ni qu'elles soient gratifiées des vices les plus immondes de la civilisation. Non, sous bien des rapports, ces archontes représentent les plus hautes vertus existant dans la nature, les plus beaux aspects imaginables d'un ordre du monde qui, fondamentalement, cet anti divin.

Cependant, ils réagissent à cette situation très différemment de l'humanité adamique. 

Un homme adamique parvenu à la limite de son évolution aspirera à sa patrie originelle, à la libération de son emprisonnement. Les archontes ne peuvent pas avoir ce désir, car ils sont des cosmocrators. eux-mêmes des créateurs du système complexe de la nature de la mort. Ils devront continuer leur activité jusqu'à ce que, la dernière entité déchue ayant choisi délibérément de se libérer de leur emprise, leur univers soit anéanti. 

Remarquez bien que les archontes, ainsi que toutes les entités qui ont reçu d'eux leur âme, peuvent parvenir à une très haute culture ; que c'est à leurs suggestions qu'existent fraternité, philanthropie, bonté, vérité, justice ; qu'ils ont établi un Dévachan, un ciel suprême, où règnent bonté et félicité inimaginables mais sans aucun rapport avec la véritable libération. 

Ceux qui veulent avancer sur le chemin de la Transfiguration, en s'efforçant de renouveler leur âme grâce aux Douze Sauteurs originels du Trésor de la Lumière, doivent comprendre parfaitement tout cela afin d'éviter les erreurs. Ils ont le devoir de se tourner exclusivement vers les aspects essentiellement libérateurs de l'Enseignement universel pur, et vers la manifestation christique du salut. C'est pourquoi il faut qu'ils rejettent de leurs pensées tout ce qui cet spécifiquement judaïque et mosaïque.

Ce qui ne veut pas dire que nous ayons à reprocher quelque chose au peuple sémite ; beaucoup de juifs ont été, et sont des transfiguristes. Pensez ici aux dix tribus d'Israël disparues et à la sainte secte des Baalchem Tov, encore connue de nos jours. 

Disons cependant que la race juive, dès que commença sa marche et son développement, fut à l'évidence une organisation des archontes des éons, comme tous les autres groupes raciaux d'ailleurs. Le dieu qui les conduisait n'était certainement pas l'Absolu, mais un des innombrables archontes auxquels incombait la direction de notre planète pour un temps plus ou moins long. Vous en trouverez la preuve dans le Deutéronome, chapitre 32, chapitre connu sous le nom de Cantique de Moïse. Aux versets 8 et 9 il est dit :

"Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations, 
quand il sépara les enfants des hommes, 
il fixa les limites des peuples 
d'après le nombre des enfants d'Israël ; 
car la portion de l'Éternel, 
c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage." 

Ce seigneur n'est donc pas l'Absolu, mais le dieu de l'alliance avec Israël : Jéhovah. Et il est clair que tous ces sémites, sous une direction surnaturelle de cette sorte, témoignaient leur reconnaissance : "Je (Moïse) proclamerai le nom de 1'Éternel. Rendez gloire à notre Dieu !" (Deut. 32, 3). 

"L'Éternel seul a conduit son peuple. Et il n'y avait avec lui aucun dieu étranger" (Deut. 32, 12). 

Voilà des expressions typiquement dialectiques. Dans l'Originel, l'Absolu est absolu. Dans la nature dialectique un archonte peut grandir grâce à l'obéissance de ses enfants ; et il est très irrité s'ils se rebellent contre lui. 

Moise était donc un hiérophante des mystères de Jéhovah, des mystères sémites, à la façon dont tout archonte assumant une direction possède ses mystères. Il était sans contredit un grand homme selon les normes dialectiques, mais de toute évidence, une entité possédant une âme d'archonte, qui acceptait parfaitement et tenait pour divin ce que lui disait son dieu (Deut. 32,39) : 

"Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu, 
et qu'il n'y a point de dieu près de moi ; 
je fais vivre et je fais mourir, 
je blesse et je guéris, 
et personne ne délivre de ma main."

Vous savez que la race sémite était divisée en douze tribus nommées d'après les douze fils de Jacob. Elles constituaient "la part d'héritage du Seigneur". Vous savez ce qui a été mis sur le compte de cet héritage. Quand les tribus nomades d'Israël entrèrent dans Canaan, elles en exterminèrent tous les habitants et volèrent leurs biens. Sur ordre de leur dieu, personne ne devait survivre. Et les quelques humanitaristes parmi les juifs qui épargnèrent des vies furent sévèrement punis par ce même dieu. 

Et lorsque le peuple d'Israël arriva ensuite dans ce pays, où avait été anéantie une magnifique et sublime culture d'influence égyptienne, il continua les massacres. La plus belliqueuse des tribus était celle de Dan. Celui-ci contesta les limites qui lui avaient été assignées et occupa un royaume voisin en massacrant les habitants au nom de Jéhovah. 

Dan veut dire juge ou justice. En vérité le caractère relatif de cette justice ne vous échappera pas ! 

Nous n'avons rien à dire là contre, tous les hommes de ce monde possédant une âme qui provient de la force des éons. En ce moment même, vous pouvez avoir fa preuve que les figures dominantes (l'élite sacerdotale et possédante) de notre planète sont toujours les humbles et fidèles serviteurs des éons. 

L'antique loi mosaïque reçue de son dieu "œil pour œil et dent pour dent" et c'est encore toujours la ligne directrice des masses et de l'individu, bien qu'on ne se réclame plus de Jéhovah mais de Christ. Que ce Christ soit un faux Christ, un enfant le comprendrait.

Tous les hommes de ce monde sont les descendants des anciennes races, et en eux s'agitent et bouillonnent les suggestions d'un ténébreux passé, pulsions provenant du subconscient et du rayonnement direct de la lipika (structure spirituelle) reçue des archontes. Ils doivent comprendre qu'ils n'ont qu'une seule issue : se jeter dans le processus de la délivrance, afin qu'un jour cette parole s'applique à eux : "La force qui est en vous vient de Moi, dit Jésus, et vos âmes appartiennent au Royaume originel."

Jan van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".


Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia

La découverte des textes gnostiques de Khénoboskion et celle de la Pistis-Sophia nous permet de retrouver le témoignage du véritable christianisme de l’origine, celui de l’enseignement de Jésus après sa résurrection.

Cette œuvre de Valentin, l’un des plus grand des maîtres spirituels de la Gnose chrétienne, est ici éclairée par les commentaires de Jan van Rijckenborgh. Les mystères de la Pistis-Sophia (la foi qui naît de la sagesse) sont la révélation du processus de transformation intérieure de l’âme qui retourne à sa patrie divine.

La Pistis Sophia, avec l’Apocalypse, est le plus mystérieux des textes sacrés qui donnèrent naissance au véritable Christianisme gnostique.

Car, s’il existe de nombreux écrits que l’homme religieux prend à la lettre dans la seule dimension historique, bien plus importants sont ceux qui présentent l’aspect universel de la révélation christique : la splendeur du devenir de l’Homme caché intérieur, l’Homme-Christ en retour vers sa Patrie divine.

Ces textes mystérieux, ces récits initiatiques révélés, selon La Pistis Sophia, par l’enseignement que donna Jésus après sa résurrection, ne concernent pas la conscience ordinaire de l’homme-moi. Ils s’adressent à la conscience supérieure qui doit s’éveiller par un processus menant l’être humain du stade Jean (la préparation du chemin) au stade Jésus (la naissance de l’âme) pour parvenir au stade Christ : la relation établie avec l’Esprit.

Jan van Rijckenborgh nous fait pénétrer dans le monde intérieur de l’homme en qui s’éveille cette conscience supérieure. Tout, dit-il, se passe en relation avec le septuple champ magnétique qui l’entoure afin de donner au système cérébro-spinal son rôle véritable : porter la Sagesse absolue qui rayonne de ce “vêtement de lumière” dont la tradition gnostique revêt les libérés.

Car La Pistis Sophia, en un langage allégorique que Jan van Rijckenborgh explique par la notion de champ magnétique, montre qu’une loi puissante s’efforce de rallumer l’étincelle de lumière du cœur pour éveiller le microcosme humain à sa dimension universelle.

Jamais un commentaire s’appuyant tant sur la structure ésotérique du corps humain que sur la connaissance des propriétés “spirituelles” de l’atome n’a permis une telle compréhension de ce texte hermétique.


dimanche, avril 05, 2026

Pénurie d'engrais. Un autre système agricole


Au-delà du pétrole, le conflit au Moyen-Orient fragilise les approvisionnements en "fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient" (Marie Toulgoat).


Le Potager de CHRISTINE en Électroculture



Christine partage son expérience étonnante : après avoir fabriqué deux antennes d’électroculture avec du matériel de récupération, elle a constaté une transformation spectaculaire de son potager. Des oignons énormes, des poireaux vigoureux, des fraises à profusion… le tout sans maladie et avec une vitalité exceptionnelle du sol !

Dans cette vidéo, découvrez son témoignage, illustré par des images réelles de son jardin et de ses antennes maisons.

Une belle preuve que l’électroculture est accessible à tous, même avec de simples matériaux.

Commentaire de Christine sur YouTube :

"Eh bien je ne retire rien de ce que j’ai raconté. Et que ceux qui aiment les brocantes aillent chiner de vieux kits de ramonage en fer même rouillé ça marche très bien ! ça vous fera passer un peu pour le "Doc" de "retour vers le futur" mais au moins vous pourrez expérimenter la différence. Bon bricolage à tous et surtout bonne récolte ! Merci d’avoir mis en valeur mon petit jardin potager !"

L'antenne de Christine est une version simplifiée de l'appareil de Christofleau.

Justin-Etienne Christofleau (1865-1938),  ingénieur et inventeur français. "Il s'est fait connaitre en France et dans d'autres pays comme expérimentateur et promoteur de certaines méthodes d'électroculture, permettant de produire des fruits et légumes exceptionnellement abondants et/ou de grande taille, sans engrais chimiques ni apport de compost..."

L'appareil de Christofleau

L’appareil doit être fermement placé sur un poteau à au moins 6,25 m du sol, avec l’aiguille horizontale orientée vers le sud magnétique et l’aiguille perpendiculaire orientée vers le ciel.

1. L’électricité atmosphérique

Les courants qui composent l’atmosphère sont captés au moyen d’une aiguille perpendiculaire et les antennes de l’appareil, qui servent de conducteurs, au moyen desquels l’électricité atmosphérique positive est transmise aux courants négatifs de la terre. L’aiguille horizontale, qui est orientée vers le sud, capte le magnétisme terrestre et les courants telluriques qui entourent l’appareil.

2. L’action solaire :

Sur l’intérieur de l’enveloppe de l’appareil, il y a des bossages, et, sur l’extérieur, des ailettes qui correspondent avec les parties les plus fines de l’enveloppe. Quand l’appareil est en place sur le poteau, avec l’aiguille orientée vers le sud, le soleil levant frappe naturellement la face orientale de l’appareil. Les ailettes sur l’extérieur de l’enveloppe servent à dévier les rayons du soleil de la partie fine de l’enveloppe vers les bossages épais. Ces ailettes, étant également exposées au vent, refroidissent la partie de l’enveloppe à laquelle elles sont attachées. La différence de température qui en résulte entraîne un « dépôt » électrique, ou une provision, à cause des particules métalliques. La même action se produit plus tard dans l’après-midi sur la troisième facette, ou face ouest, de l’appareil ; ainsi, PENDANT TOUTE LA JOURNÉE LE SOLEIL CRÉE UN DÉPÔT ÉLECTRIQUE DANS TOUT L’APPAREIL.

Pile thermique :

Attaché à la partie basse de la tige se trouve un tube, qui consiste en deux pièces de métal, une en cuivre et l’autre en zinc, réunies par deux soudures, et connectées à la tige principale de façon à ce que l’une des soudures soit exposée à la chaleur du soleil, et que l’autre, se trouvant en-dessous, soit abritée des rayons. Ceci crée ou génère un courant électrique allant du cuivre vers le zinc, c’est-à-dire un courant négatif et positif qui, à partir de là, est transmis à la partie de l’appareil à laquelle le zinc est attaché. L’ensemble devient une réserve thermoélectrique, et est alimenté par l’action des rayons solaires et par le contact entre le zinc et le cuivre. 

Les effets du froid et du gel :

Le froid et le gel créent tout deux de l’électricité à cause de la différence de température transmise aux parois, ou à l’enveloppe de l’appareil de la même façon qu’il a été expliqué dans le paragraphe n° 2, intitulé « L’action solaire ». 

L’effet du vent :

Lorsqu’il souffle à travers les antennes, le vent les fait vibrer et capter l’électricité positive dont l’air est chargé. 

L’effet de la pluie :

Sur le dessus de l’appareil se trouve une soucoupe en zinc sur laquelle une plaque en cuivre est rivetée ; le simple contact de ces deux métaux est suffisant en soi pour créer un « dépôt » électrique, ou une provision. De plus, la soucoupe sert de récipient pour la buée causée soit par l’humidité de l’atmosphère, soit par la pluie ou le gel, ou encore la rosée. Cette action sur la soucoupe en zinc et en cuivre la transforme en une pile voltaïque. 

L’appareil, lui-même métallique et placé sur un grand poteau, est froid et sert naturellement à puiser l’humidité de l’atmosphère. Toute cette énergie électrique réunie par l’appareil correspond à l’électricité positive de l’atmosphère qui est distribuée au sol par le fil galvanisé.

Le fil galvanisé dans le sol est dirigé en ligne droite vers le nord magnétique quelle que soit la distance requise. Il sert à capter les courants magnétiques terrestres. 

C’est la combinaison de l’électricité positive de l’atmosphère et de l’électricité négative de la terre qui entraîne le flux et le reflux continuel de l’électricité naturelle dans le sol. Ce courant détruit tous les insectes et parasites qui attaquent les végétaux par le fait que les vibrations occasionnées sont proportionnellement plus importantes que les propres vibrations des insectes. 

Les transformations chimiques ainsi créées donneront à la végétation les fertilisants et produits azotés nécessaires à la nutrition et au développement des végétaux.



Notes de M. Justin Christofleau :

Aussi loin que 1749, l’abbé Nollet, qui semble être le premier scientifique à avoir remarqué les effets de l’électricité sur la végétation, a annoncé que l’électricité contribuait à l’ÉVAPORATION DU SOL, facilitait la germination des graines, et augmentait la vitesse d’ascension de la sève dans les plantes.

En 1783, l’abbé Bertholon, non seulement fit connaître le rôle de l’électricité atmosphérique sur les végétaux dans l’un des ses travaux, mais aussi le mit en pratique à l’aide de "l’électrovégétomètre", appareil de son invention.

Bien plus tard, un scientifique russe, Spechnoff, perfectionna l’électro-végétomètre inventé par l’abbé Bertholon, et remarqua une surproduction de 62 % pour l’avoine, 56 % pour le blé, et 34 % pour le lin. M. Spechnoff, de plus, a découvert que la composition du sol est modifiée par l’action des courants.

Vers la fin du siècle dernier, le frère Paulin (XIXe siècle), directeur de l’Institut agronomique de Beauvais, inventa un nouvel appareil, le « géomagnétifère », qui donna d’excellents résultats, en particulier pour le raisin, qui était plus riche en sucre et en alcool, et la maturité était accélérée et plus régulière.

Toutes les expériences menées par les scientifiques jusqu’à ce jour ont montré que les terres qui avaient été soumises à l’électricité avaient donné des récoltes supérieures d’un tiers, doublées ou même triplées, selon l’efficacité de l’appareil et l’attention accordée à son installation, et, de plus, que les récoltes avaient été préservées des microbes, des parasites et des maladies épidémiques qui causent la ruine des agriculteurs, ces microbes, etc., étant détruit par l’électricité. 

"ÉLECTROCULTURE" de Justin-Etienne Christofleau. 

PDF gratuit :
https://w.rexresearch1.com/ElectrocultureBooks/Electrocultureetc.pdf


samedi, avril 04, 2026

L'électroculture, une technique agricole ancienne




Pourquoi en 1908 a tout changé ?

Imaginez un monde où le sol n’aurait jamais besoin d’une goutte d’engrais chimique. Un monde où les aliments seraient dix fois plus gros, plus riches en nutriments et naturellement résistants à tous les parasites. Ce n’était pas un rêve de science-fiction : c’était le programme scolaire standard enseigné dans les écoles tout au long du XIXe siècle. 

Qu'est-ce que l'électroculture ?

C'est la science ancestrale qui consiste à exploiter la «batterie» naturelle de la Terre. Nous savons que les plantes sont des organismes bioélectriques ; elles ont leur propre fréquence et fonctionnent grâce à des impulsions électriques internes. En plaçant 1 antenne en cuivre en spirale dans le sol, les agriculteurs du XIXe siècle ont pu établir un lien entre 2 sources d'énergie considérables :

- L'atmosphère : notre air est rempli d'énergie atmosphérique libre (énergie éthérique). Une antenne en cuivre correctement enroulée fait office de récepteur, captant cette charge depuis l'atmosphère.

- La Terre : Le sol agit comme un condensateur géant.

Lorsque le cuivre relie le ciel au sol, il ferme un circuit qui « suralimente » la rhizosphère (la zone racinaire).

Résultat ?

Les plantes n’ont pas seulement poussé ; elles ont connu une croissance fulgurante. Les rendements ont augmenté jusqu’à 1 000 %. Des carottes grosses comme le bras, des choux capables de nourrir une famille pendant une semaine, et une vibration naturelle qui a repoussé les sauterelles et les limaces sans la moindre goutte de poison.

Alors, pourquoi ne le faisons-nous pas aujourd'hui ?

En 1908, la situation a basculé. Avec l'essor de la révolution industrielle, les élites ont réalisé qu'une population autosuffisante – capable de produire gratuitement sa propre nourriture en grande quantité – représentait une menace pour l'industrie chimique émergente, dont le chiffre d'affaires se chiffrait en milliards de dollars.

L'industrie des engrais

Du jour au lendemain, l'électroculture a disparu des manuels scolaires. Des brevets ont été enterrés, des documents de recherche « perdus », et le monde est entré dans l'ère d'une agriculture coûteuse, basée sur le pétrole.



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L'électroculture est une technique agricole ancienne, remise au goût du jour par de rares passionnés dont Arnaud Colombier, physicien habitant de Poisieux dans le Cher, qui travaille sur le sujet depuis cinq ans.


dimanche, mars 29, 2026

David Icke



Marion :

Il en coûte de se trouver fort isolé devant une masse inerte où paresse mentale et automatisme de zombie règnent en maîtres. Et puis, enfin, une danseuse retraitée ne fait pas le poids ! Bien des thèmes que vous exposez correspondent comme des jumeaux à ce que je ressentais depuis de nombreuses années, à l’époque plutôt intuitivement, sans savoir pourquoi ; seulement « quelque chose » me susurrait : c’est FAUX, par exemple lors de mon affiliation à l’AMORC il y a plus de 30 ans, d’où je démissionnai d’ailleurs deux ans après ! On y confond pouvoirs et psychisme avec l’Esprit. Cette insatisfaction m’amena donc à poursuivre mes recherches par d’autres voies. Depuis lors, on creuse, ou soulève les strates les unes après les autres, mais quand la soif sera t-elle vraiment étanchée ?

Des auteurs tels que le Père Brune, J.Morannier, les lettres de Pierre, A.Meurois-Givaudan abordent bien un seul aspect de l’ensemble, mais sans donner entière satisfaction ; pourtant, il semble qu’ils ne recourent pas à ce « channeling » à la mode, succédané à la sauce New-Agesque au relent de guimauve sirupeuse qui me hérisse le poil, tel « les Enfants du Verseau » de Ferguson ou encore un nouveau venu tel que Kryeon. Quant à David Icke - encore lui ! – d’où diable tire t-il certaines informations qui laissent pantois ?
 S’il n’est pas médium, puise t-il directement dans les Annales Akashiques ? Est-il inféodé à un de ces jolis iguanes de service pour semer la zizanie, bien que maints de ses arguments semblent crédibles ?

Joël LaBruyère :

Réponse à l'interrogation sur la source des allégations de David Icke, le chasseur de Reptiliens. D’où tire t-il ses rumeurs sur les comportements monstrueux des grands de ce monde ? 

Bien qu’il ait avoué avoir été investi par une entité lors d’une expérience paranormale en Amérique du Sud, au départ, les informations de Icke proviennent de témoignages « d’esclaves » - dont le cerveau a été manipulé pour servir les illuminati sur le plan sexuel ou pour diverses tâches diplomatiques ou criminelles. Chaque grand de ce monde a t-il de tels robots humains à son service ? C’est ce que l’on dit des présidents américains. Certains de ces serviteurs, ayant échappé à leur programmation mentale, auraient raconté ce qu’ils ont vu lors de cérémonies rituelles et de « parties » réunissant le gratin des têtes couronnées, des présidents et des célébrités. C’est grâce aux témoignages recueillis par des thérapeutes qui ont soigné ces « esclaves » - une femme en particulier - que ces rumeurs se sont ébruitées. 

Nous avons déjà discuté de la validité des révélations de David Icke, qui joue au trublion en toute impunité dans un but qui n’est pas évident à saisir. Un lecteur perspicace a attiré notre attention sur le fait que dans les temps à venir, les Reptiliens illuminati désireront se montrer sous leur vrai jour, afin que leur sentiment de puissance soit total - comme dans les temps anciens où ils se faisaient adorer sous l’apparence de divinités, avant d’opter pour la dissimulation. Dans cette perspective, les révélations de David Icke serviraient de décompression préliminaire en vue d’habituer la population à l’idée que nos maîtres de « l’aristocratie noire » sont d’une espèce supérieure – extraterrestre ou génétique. Ainsi, David Icke serait sincère au départ, mais sa paranoïa des reptiliens a débordé vers tous les personnages ayant laissé un nom dans l’histoire – ce qui classe Jésus Christ ou le Bouddha au rang de satanistes !

Ici, Icke confond la récupération qui a été faite de ces figures idolâtrées par les religions sous contrôle des reptiliens avec les révélations spirituelles authentiques. 

Finalement, ne sachant plus à quel Saint Serpent se vouer, Icke préconise en dernier recours « d’aimer les reptiliens car ce sont des créatures comme les autres ! », ce qui est assez étonnant après une dénonciation aussi virulente. Icke est-il l’agent d’une confusion extrême ? Vraisemblablement, mais toute manipulation est fondée sur un fond de vérité sans laquelle un système de désinformation perfectionné n’a pas de cohérence. Le mensonge se nourrit de la vérité ou au moins de son apparence. Marion parle de Kryeon qui a été de mode à la suite du « Plus Grand des Secrets » de David Icke. On constate qu’une révélation effrayante est toujours suivie d’un antidote d’espérance. 

Il faut être attentif à la manifestation opportuniste - si bien ciblée ! - de ces révélations positives ou négatives, et comment elles s’enchaînent et se compensent subtilement. 

En créant une répulsion envers une certaine expression du « mal », Icke nous restimule à chercher refuge dans les bras du « bien », lequel nous attend au tournant avec de sublimes messages de paix et d’amour. 

Si vous fuyez les horribles Reptiliens de l’ombre, on vous renvoie chez les Reptiliens de lumière ! Là, il est plus difficile de voir le danger à cause de l’emprise subtile et l’aura de « bonté » dont s’entourent ces entités. Au moins, les satanistes noirs ne cachent pas leur jeu, et ils ne se proclament pas « maîtres de la grande loge blanche ». 

Ce titre pompeux est un clin d’œil facétieux des illuminati. La fausse bonté a de beaux jours devant elle tant qu’on se contentera des imitations du Bien. Seul un enfant croit aveuglément dans la bonté ou la méchanceté des personnages de films. Curieusement, dans la vie, les êtres humains adultes sont aussi candides. Il se fient à la bonne mine. Il faut relativiser la perfidie des reptiliens autant que la bienveillance des « êtres de lumière ». Il est écrit : « Satan vient comme un ange de lumière ». Conclusion : manipulations de chez Manipulation. Lorsqu’on s’est laissé pincer quelques fois, on trouve la farce énorme. Mais notre conditionnement binaire « bien/mal » demeure notre point faible. 

Marion cite Mary Ferguson et son célèbre ouvrage « Les Enfants du Verseau ». Ce livre se voulait la synthèse des opportunités qui ne manqueraient pas de se réaliser dans l’âge d’or tant attendu. Or, le titre de « Catalogue des leurres et désillusions du nouvel age » aurait été plus approprié. Enfin, à propos de l’emprise de la technologie, on doit reconnaître qu’il est aujourd’hui courageux de vivre sans les gadgets de la modernité. Mais lorsqu’on est investi dans la vie active et professionnelle, on ne voit pas comment on pourrait s’abstenir de pianoter sur un clavier d’ordinateur. Il faut s’adapter et limiter les dégâts, comme par exemple, éviter de tenir le téléphone portable près de la tête, et remplacer l’écran cathodique par un écran à cristaux, ce qui n’évite pas l’emprise du réseau collectif, mais limite la dégénérescence de la glande pinéale qui est le relais de l’Esprit.


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David Icke naît à Leicester en 1952. Selon lui-même, il est peu intéressé par l'école quand il est enfant. En 1967, il commence une carrière dans le football en tant que gardien de but au centre de formation du Coventry City Football Club.

Après plusieurs relais dans l'équipe réserve d'Oxford United et au Northampton Town FC, il entre au Hereford United puis se voit forcé d'interrompre sa carrière dans le football en 1973 à cause d'une arthrite.

Journalisme sportif

Il se reconvertit alors dans le journalisme sportif et débute au sein du Leicester Advertiser, puis enchaîne plusieurs emplois au sein de la BBC, pour l'émission d'actualité Newsnight puis comme co-animateur du programme sportif Grandstand en 1983.

En août 1990, son contrat avec la BBC (relevant du service public) prend fin quand il refuse longuement de payer un impôt local (le cens ou Poll tax) imposé la même année par Margaret Thatcher.

Engagement écologiste

Icke commence à flirter avec la médecine alternative, les philosophies New Age et les questions métaphysiques dans les années 1980 dans sa démarche pour soulager son arthrite, et cela augmente son intérêt pour l'écologie politique : « La religion a détourné la spiritualité et a largement abusé de son nom... Les enseignements de l'Église traditionnelle n'avaient guère de sens pour moi, et donc le côté spirituel des choses m'avait échappé. Mais plus je voyageais profondément dans l'écologie politique, plus cela devenait un voyage spirituel... ».

Son deuxième livre publié en 1989, It Doesn't Have to Be Like This, donne un aperçu de son point de vue sur l'environnement. Icke est régulièrement invité à des événements médiatisés avec d'autres célébrités, comme sur les droits des animaux dans un débat télévisé à l'Institution royale ou à participer à une publicité pour une organisation caritative pour les enfants.

De la fin des années 1980 au début des années 1990, il est brièvement porte-parole du Parti vert. Lors d'une conférence de presse de 1990, il prétend être le fils de Dieu. Un mois plus tard, il démissionne du Parti vert en annonçant à ses collègues qu'il va être au centre d'une « formidable controverse » ; The Guardian interprète son départ comme un conflit de pouvoir. En 1994, il est banni du parti, qui prétexte qu'Icke s'est mis à promouvoir des idées fascistes.

Prophéties, ésotérisme et spiritualité

En dépit de sa brillante carrière médiatique, Icke écrit que 1989 fut une période de désespoir personnel considérable, et que c'est à ce moment-là qu'il commença à sentir une présence autour de lui, à laquelle il s'adresse à voix haute comme en mars 1990, où il est seul dans sa chambre d'hôtel. En 1990, il se met à rendre visite à la médium Betty Shine. Lors de l'une de ses visites chez elle, en mars 1990, Shine lui dit qu'elle reçoit un message du monde de l'esprit de Wang Ye Lee, un personnage qu'elle décrit comme « d'apparence chinoise » et habillé en mandarin dont la dernière incarnation aurait eu lieu au XIIIe siècle, précisant que Socrate était avec lui. S'ensuit alors pour Icke une « période turquoise » où il commence à voir un « œil » partout où il regarde. Il lit les livres du mystique américain Edgar Cayce et pratique l'écriture automatique.

En février 1991, Icke visite un cimetière pré-inca à Sillustani près de Puno au Pérou, où il se sent attiré par un monticule de pierres de haute taille. Placé en son centre, les bras levés au ciel, il a conscience que les gens parleront à ce sujet dans 100 ans puis son corps est secoué, comme branché sur une prise électrique. Il décrit cette expérience comme la Kundalinî activant ses chakras ou centres d'énergie, ce qui déclencherait un « niveau supérieur de conscience ».

Il publie le livre de prophéties Truth Vibrations en 1991, censé « ouvrir les yeux sur les vérités sur Dieu et la vie, vérités... si longtemps oubliées » alors que son profil public par le biais du Parti vert (porte-parole) et de la BBC (journaliste sportif) est à son apogée.

Sa vie prend un tournant radical en avril 1991, lors d'une émission télévisée animée par Terry Wogan à la BBC où, entouré de sa famille et vêtu d'un survêtement turquoise — sa couleur cosmique fétiche à l'époque, devant conduire l'« énergie positive » —, il déclare à l'antenne être « le fils de Dieu » ou « de la divinité ». Il y parle également des messages transmis par « voix et écriture automatique » et présente un certain nombre de prophéties dont l'éruption imminente du mont Rainier dans l'État de Washington ; il insiste sur le fait qu'il y aura des tremblements de terre et des éruptions volcaniques en 1991 et que s'il n'y en a pas, « la Terre cessera d'exister ».

Conspirationnisme

L'année 1994 « marque une deuxième phase de la pensée d'Icke, dans laquelle les récits de conspiration, tel le magazine australien Nexus sur « les nouvelles alternatives, la santé, la science future et l'inexpliqué » et dont la « vision du monde présentée - à la fois millénariste et apocalyptique, holistique et contre-épistémique - est un exemple clair de complot métaphysique », deviennent » sa source d'inspiration « plutôt que les sources canalisées et les textes théosophiques. Il les relie à un méta-narratif concernant l'asservissement de l'humanité par les Illuminati qui gouverneraient secrètement le monde en le manipulant ».

Dans Robot's Rebellion, il fait de fréquentes références au canular antisémite des Protocoles des Sages de Sion et au prétendu révisionnisme de l'Holocauste juif. Les allusions claires au faux du Talmud démasqué de Justinas Pranaitis contenues dans ... And The Truth Shall Set You Free, attirent l'attention sur Icke dans le « Guardian » et le « London Evening Standard », ainsi que d'institutions juives qui pointent l'antisémitisme contenu. Il y poursuit la combinaison des récits populaires millénaristes et des complots, avec des critiques du contrôle des Illuminati sur le système bancaire, les médias et la politique, et notamment sur le sionisme, et développe l'idée que les contrôleurs ultimes des Illuminati sont extra-terrestres.

Selon une journaliste du Guardian, il aurait écrit en janvier 1999 : « Entre l'an 2000 et 2002, les États-Unis auront à subir une attaque majeure sur l'une de leurs grandes villes ». Dans son livre, Truth Vibrations, publié en 1990, il déclare que « les années après le millénaire verront se former de grands conflits qui rendront les Nations-Unies obsolètes » et il prédit aussi de sévères ouragans autour du golfe du Mexique et de La Nouvelle-Orléans après l'an 2000. Ses nombreuses autres prophéties ne s'étant pas avérées, Icke mobilise une stratégie pour expliquer leur échec ou pour ne plus avoir à les évoquer, et elles sont discrètement abandonnées, comme dans son livre Love Changes Everything de 1994, où il s’identifiait explicitement comme « New Age », qui disparaît de son site web et de sa bibliographie.

En 2007, il est en procès avec un ancien associé en affaires qui détiendrait fallacieusement les droits de ses seize livres.

En 2020, lors de la pandémie de Covid-19, David Icke participe à une manifestation anti-confinement à Birmingham et prétend que la pandémie serait liée à la 5G. À la suite de ses nombreuses désinformations au sujet de la pandémie, les comptes de David Icke sur les réseaux sociaux YouTube, Twitter et Facebook se voient supprimés.

Notoriété

Il est l'auteur de plus de 20 livres et de nombreux DVD ; il a donné des conférences dans plus de 25 pays, dans des universités et d'autres lieux souvent propres aux concerts de rock, parlant jusqu'à 10 heures devant le public, et son site web se classe régulièrement parmi les 10 000 premiers au monde.
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Thèses Générales

Anciens astronautes et Illuminati

David Icke est un partisan du néo-évhémérisme et pense que le Nouveau Testament a été écrit par Lucius Calpurnius Piso et non par les apôtres du Christ, reprenant une théorie énoncée précédemment par Abelard Reuchlin. Son livre Robot's Rebellion reprend l'idée selon laquelle les dynasties Illuminati sont originaires des premières civilisations telles que Sumer et l'ancienne Babylone, hybridée avec les théories des Anciens astronautes et donc que les Illuminati descendraient des extraterrestres.

Reptiliens

Icke croit et diffuse la théorie du complot des reptiles humanoïdes, qu'il a popularisée.

Dans And the Truth Shall Set You Free (Et la vérité vous affranchira) publié en 1996, David Ic
ke affirme :


« Je crois fermement qu'une petite clique juive, ultra riche, qui méprise la masse du peuple juif, a travaillé avec des non-juifs pour créer la Première Guerre mondiale, la révolution russe et la Seconde Guerre mondiale... Ils ont ensuite dominé la conférence de la paix de Versailles et créé les circonstances qui ont rendu la Seconde Guerre mondiale inévitable. Ils ont financé la prise de pouvoir de Hitler en 1933 et ont fourni les fonds disponibles pour son réarmement ».

Les idées d'Icke ont un attrait populaire considérable, coupant à travers les clivages politiques, économiques et religieux. S’appuyant sur des faux historiques avérés, comme Le Protocole des Sages de Sion, il diffuse auprès de ses publics un large éventail de croyances, unissant des individus et groupes de gauche et de droite, des new agers, des ufologues, des nationalistes ou des chrétiens d'extrême droite, des néo-nazis comme le groupe Combat 18, qui soutiennent ses théories.

Parmi les fans des écrits d'Icke, se trouve même la militante pacifiste antiraciste et prix Pulitzer devenue antisémite, et complotiste Alice Walker qui dit apprécier sa « liberté d'esprit », et son « intrépidité » qui lui rappelle celle de Malcolm X ; elle estime que David Icke n'est ni antisémite ni anti-Juif mais « qu'il est assez courageux pour poser les questions que d'autres craignent de poser ».

Critiques

Les critiques considèrent que « reptiliens » d'Icke est un nom de code désignant les Juifs, ce qu'Icke nie farouchement. Selon eux, la théorie « reptilienne » et d'autres théories d'Icke sont antisémites et ils accusent Icke d'être en sus un négationniste.

En 2001, Icke déclare également que les Protocoles des Sages de Sion (canular antisémite tsariste de la fin du XIXe siècle) sur lequel il appuie certains de ses ouvrages témoigne non d'un complot juif mais d'un « complot reptilien ». Néanmoins, depuis son entretien télévisé avec Wogan en 1991, dans lequel il prétendait être « le fils de Dieu », la presse décrit généralement Icke comme un « cinglé antisémite ».

Le chercheur David G. Robertson présente les théories d'Icke comme un exemple particulièrement sophistiqué de combinaison des récits d'OVNI et d'Illuminati, dont les idées se sont développées sur un arrière-plan de littérature théosophique et conservent une position fermement millénariste encore de nos jours. Il explique aussi qu'au milieu des années 1990, de nombreuses personnalités éminentes du « New Age » reconnaissaient que leurs prophéties millénaristes imminentes n'aboutissaient pas comme prévu, et certaines stratégies plus ou moins heureuses ont dû être mobilisées pour éviter la dissonance cognitive. Contrairement à la majorité de ses pairs, David Icke propose une solution pour expliquer pourquoi les prophéties avaient échoué : un « quelque chose », une agence occulte malveillante empêche le « Nouvel Âge » d'arriver. En d'autres occasions, les prophéties falsifiables sont réadaptées ou discrètement abandonnées, particulièrement celles comprises dans Truth Vibrations de 1991, dont il continue de souligner les seuls succès prophétiques potentiels, « augmentant ainsi son capital épistémique dans le domaine ». Sir George Trevelyan, un des premiers promoteurs du New Age et partisan de Findhorn, déclare à propos d'Icke : « C'est l'homme que j'attends depuis de nombreuses années ».

Political Research Associates (en) décrit la politique d'Icke comme « un méli-mélo de la plupart des thèmes dominants du néofascisme contemporain, mélangés avec une poignée de sujets puisés dans le mouvement de la milice américaine », et présente également le soutien qu'Icke a obtenu des groupes d'extrême-droite et néo-nazis, y compris le violent groupe britannique Combat 18 qui est lié aux attentats des quartiers minoritaires à Londres.

Selon l'historien Raoul Girardet, l'explication par le complot est d'autant plus convaincante qu'elle se veut totale et d'une exemplaire clarté, en postulant qu'une seule entité exercerait un complot universel, agissant afin de se répartir des pouvoirs dans tous les domaines à travers le monde. Cette définition est appelée la « systemic conspiracy theory » par Mickaël Barkun. La sociologue Véronique Campion-Vincent distingue la catégorie, encore supérieure, des « mégacomplots », rejoignant ainsi la « superconspiracy theory » identifiée aussi par Barkun. Apparu dans les années 1990-2000 avec David Icke et repris dans des œuvres de fiction (comme la série X-Files ou le best-seller Da Vinci Code), le « super-conspirationnisme » donne une explication globale de l'Histoire ou du monde, y compris sous ses dimensions métaphysiques.

Le professeur de sciences politiques Mickael Barkun, spécialiste des théoriciens du complot, considère David Icke comme la personne la plus influente de la conspiration New Age, possédant « une clarté rarement trouvée dans le genre » et désigne ses travaux comme étant une « improvisation millénariste », un « acte de bricolage » car toute chose serait connectée à la vision du monde conspirationniste, chaque source pourrait être exploitée pour y être reliée. Pour Barkun, Icke plaide activement pour la droite radicale. Il note aussi que les seuls Américains qui comprennent le « Nouvel Ordre mondial » sont les nationalistes chrétiens.

Se fondant sur la distinction qu'opère le professeur de théorie critique Douglas Kellner (en) entre paranoïa clinique et « paranoïa critique » qui affronte le pouvoir, les universitaires Richard Kahn et Tyson Lewis soutiennent qu'Icke affiche des éléments des deux.

En 2019, le site du « Monde » publie un article dans sa rubrique « Les décodeurs », qui prétend que contrairement aux allégations complotistes qui pullulent à ce sujet, le système bancaire mondial n'est pas entre les mains de la banque Rothschild.

Boycott

Après son approbation du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion dans ses ouvrages The Robot's Rebellion et ...And the Truth Shall Set You Free, son éditeur Gateway refuse de publier ses livres qui seront auto-publiés par la suite.

Après la publication de ...And The Truth Shall Set You Free, le Parti vert lui interdit de s'exprimer lors d'une conférence en septembre 1994.

Le 1er mai 2020, Facebook annonce avoir supprimé sa page parce que durant la pandémie de Covid-19, il a diffusé des « informations fausses relatives à la santé pouvant causer des dommages ».


Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Icke

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