dimanche, mars 29, 2026

David Icke



Marion :

Il en coûte de se trouver fort isolé devant une masse inerte où paresse mentale et automatisme de zombie règnent en maîtres. Et puis, enfin, une danseuse retraitée ne fait pas le poids ! Bien des thèmes que vous exposez correspondent comme des jumeaux à ce que je ressentais depuis de nombreuses années, à l’époque plutôt intuitivement, sans savoir pourquoi ; seulement « quelque chose » me susurrait : c’est FAUX, par exemple lors de mon affiliation à l’AMORC il y a plus de 30 ans, d’où je démissionnai d’ailleurs deux ans après ! On y confond pouvoirs et psychisme avec l’Esprit. Cette insatisfaction m’amena donc à poursuivre mes recherches par d’autres voies. Depuis lors, on creuse, ou soulève les strates les unes après les autres, mais quand la soif sera t-elle vraiment étanchée ?

Des auteurs tels que le Père Brune, J.Morannier, les lettres de Pierre, A.Meurois-Givaudan abordent bien un seul aspect de l’ensemble, mais sans donner entière satisfaction ; pourtant, il semble qu’ils ne recourent pas à ce « channeling » à la mode, succédané à la sauce New-Agesque au relent de guimauve sirupeuse qui me hérisse le poil, tel « les Enfants du Verseau » de Ferguson ou encore un nouveau venu tel que Kryeon. Quant à David Icke - encore lui ! – d’où diable tire t-il certaines informations qui laissent pantois ?
 S’il n’est pas médium, puise t-il directement dans les Annales Akashiques ? Est-il inféodé à un de ces jolis iguanes de service pour semer la zizanie, bien que maints de ses arguments semblent crédibles ?

Joël LaBruyère :

Réponse à l'interrogation sur la source des allégations de David Icke, le chasseur de Reptiliens. D’où tire t-il ses rumeurs sur les comportements monstrueux des grands de ce monde ? 

Bien qu’il ait avoué avoir été investi par une entité lors d’une expérience paranormale en Amérique du Sud, au départ, les informations de Icke proviennent de témoignages « d’esclaves » - dont le cerveau a été manipulé pour servir les illuminati sur le plan sexuel ou pour diverses tâches diplomatiques ou criminelles. Chaque grand de ce monde a t-il de tels robots humains à son service ? C’est ce que l’on dit des présidents américains. Certains de ces serviteurs, ayant échappé à leur programmation mentale, auraient raconté ce qu’ils ont vu lors de cérémonies rituelles et de « parties » réunissant le gratin des têtes couronnées, des présidents et des célébrités. C’est grâce aux témoignages recueillis par des thérapeutes qui ont soigné ces « esclaves » - une femme en particulier - que ces rumeurs se sont ébruitées. 

Nous avons déjà discuté de la validité des révélations de David Icke, qui joue au trublion en toute impunité dans un but qui n’est pas évident à saisir. Un lecteur perspicace a attiré notre attention sur le fait que dans les temps à venir, les Reptiliens illuminati désireront se montrer sous leur vrai jour, afin que leur sentiment de puissance soit total - comme dans les temps anciens où ils se faisaient adorer sous l’apparence de divinités, avant d’opter pour la dissimulation. Dans cette perspective, les révélations de David Icke serviraient de décompression préliminaire en vue d’habituer la population à l’idée que nos maîtres de « l’aristocratie noire » sont d’une espèce supérieure – extraterrestre ou génétique. Ainsi, David Icke serait sincère au départ, mais sa paranoïa des reptiliens a débordé vers tous les personnages ayant laissé un nom dans l’histoire – ce qui classe Jésus Christ ou le Bouddha au rang de satanistes !

Ici, Icke confond la récupération qui a été faite de ces figures idolâtrées par les religions sous contrôle des reptiliens avec les révélations spirituelles authentiques. 

Finalement, ne sachant plus à quel Saint Serpent se vouer, Icke préconise en dernier recours « d’aimer les reptiliens car ce sont des créatures comme les autres ! », ce qui est assez étonnant après une dénonciation aussi virulente. Icke est-il l’agent d’une confusion extrême ? Vraisemblablement, mais toute manipulation est fondée sur un fond de vérité sans laquelle un système de désinformation perfectionné n’a pas de cohérence. Le mensonge se nourrit de la vérité ou au moins de son apparence. Marion parle de Kryeon qui a été de mode à la suite du « Plus Grand des Secrets » de David Icke. On constate qu’une révélation effrayante est toujours suivie d’un antidote d’espérance. 

Il faut être attentif à la manifestation opportuniste - si bien ciblée ! - de ces révélations positives ou négatives, et comment elles s’enchaînent et se compensent subtilement. 

En créant une répulsion envers une certaine expression du « mal », Icke nous restimule à chercher refuge dans les bras du « bien », lequel nous attend au tournant avec de sublimes messages de paix et d’amour. 

Si vous fuyez les horribles Reptiliens de l’ombre, on vous renvoie chez les Reptiliens de lumière ! Là, il est plus difficile de voir le danger à cause de l’emprise subtile et l’aura de « bonté » dont s’entourent ces entités. Au moins, les satanistes noirs ne cachent pas leur jeu, et ils ne se proclament pas « maîtres de la grande loge blanche ». 

Ce titre pompeux est un clin d’œil facétieux des illuminati. La fausse bonté a de beaux jours devant elle tant qu’on se contentera des imitations du Bien. Seul un enfant croit aveuglément dans la bonté ou la méchanceté des personnages de films. Curieusement, dans la vie, les êtres humains adultes sont aussi candides. Il se fient à la bonne mine. Il faut relativiser la perfidie des reptiliens autant que la bienveillance des « êtres de lumière ». Il est écrit : « Satan vient comme un ange de lumière ». Conclusion : manipulations de chez Manipulation. Lorsqu’on s’est laissé pincer quelques fois, on trouve la farce énorme. Mais notre conditionnement binaire « bien/mal » demeure notre point faible. 

Marion cite Mary Ferguson et son célèbre ouvrage « Les Enfants du Verseau ». Ce livre se voulait la synthèse des opportunités qui ne manqueraient pas de se réaliser dans l’âge d’or tant attendu. Or, le titre de « Catalogue des leurres et désillusions du nouvel age » aurait été plus approprié. Enfin, à propos de l’emprise de la technologie, on doit reconnaître qu’il est aujourd’hui courageux de vivre sans les gadgets de la modernité. Mais lorsqu’on est investi dans la vie active et professionnelle, on ne voit pas comment on pourrait s’abstenir de pianoter sur un clavier d’ordinateur. Il faut s’adapter et limiter les dégâts, comme par exemple, éviter de tenir le téléphone portable près de la tête, et remplacer l’écran cathodique par un écran à cristaux, ce qui n’évite pas l’emprise du réseau collectif, mais limite la dégénérescence de la glande pinéale qui est le relais de l’Esprit.


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David Icke naît à Leicester en 1952. Selon lui-même, il est peu intéressé par l'école quand il est enfant. En 1967, il commence une carrière dans le football en tant que gardien de but au centre de formation du Coventry City Football Club.

Après plusieurs relais dans l'équipe réserve d'Oxford United et au Northampton Town FC, il entre au Hereford United puis se voit forcé d'interrompre sa carrière dans le football en 1973 à cause d'une arthrite.

Journalisme sportif

Il se reconvertit alors dans le journalisme sportif et débute au sein du Leicester Advertiser, puis enchaîne plusieurs emplois au sein de la BBC, pour l'émission d'actualité Newsnight puis comme co-animateur du programme sportif Grandstand en 1983.

En août 1990, son contrat avec la BBC (relevant du service public) prend fin quand il refuse longuement de payer un impôt local (le cens ou Poll tax) imposé la même année par Margaret Thatcher.

Engagement écologiste

Icke commence à flirter avec la médecine alternative, les philosophies New Age et les questions métaphysiques dans les années 1980 dans sa démarche pour soulager son arthrite, et cela augmente son intérêt pour l'écologie politique : « La religion a détourné la spiritualité et a largement abusé de son nom... Les enseignements de l'Église traditionnelle n'avaient guère de sens pour moi, et donc le côté spirituel des choses m'avait échappé. Mais plus je voyageais profondément dans l'écologie politique, plus cela devenait un voyage spirituel... ».

Son deuxième livre publié en 1989, It Doesn't Have to Be Like This, donne un aperçu de son point de vue sur l'environnement. Icke est régulièrement invité à des événements médiatisés avec d'autres célébrités, comme sur les droits des animaux dans un débat télévisé à l'Institution royale ou à participer à une publicité pour une organisation caritative pour les enfants.

De la fin des années 1980 au début des années 1990, il est brièvement porte-parole du Parti vert. Lors d'une conférence de presse de 1990, il prétend être le fils de Dieu. Un mois plus tard, il démissionne du Parti vert en annonçant à ses collègues qu'il va être au centre d'une « formidable controverse » ; The Guardian interprète son départ comme un conflit de pouvoir. En 1994, il est banni du parti, qui prétexte qu'Icke s'est mis à promouvoir des idées fascistes.

Prophéties, ésotérisme et spiritualité

En dépit de sa brillante carrière médiatique, Icke écrit que 1989 fut une période de désespoir personnel considérable, et que c'est à ce moment-là qu'il commença à sentir une présence autour de lui, à laquelle il s'adresse à voix haute comme en mars 1990, où il est seul dans sa chambre d'hôtel. En 1990, il se met à rendre visite à la médium Betty Shine. Lors de l'une de ses visites chez elle, en mars 1990, Shine lui dit qu'elle reçoit un message du monde de l'esprit de Wang Ye Lee, un personnage qu'elle décrit comme « d'apparence chinoise » et habillé en mandarin dont la dernière incarnation aurait eu lieu au XIIIe siècle, précisant que Socrate était avec lui. S'ensuit alors pour Icke une « période turquoise » où il commence à voir un « œil » partout où il regarde. Il lit les livres du mystique américain Edgar Cayce et pratique l'écriture automatique.

En février 1991, Icke visite un cimetière pré-inca à Sillustani près de Puno au Pérou, où il se sent attiré par un monticule de pierres de haute taille. Placé en son centre, les bras levés au ciel, il a conscience que les gens parleront à ce sujet dans 100 ans puis son corps est secoué, comme branché sur une prise électrique. Il décrit cette expérience comme la Kundalinî activant ses chakras ou centres d'énergie, ce qui déclencherait un « niveau supérieur de conscience ».

Il publie le livre de prophéties Truth Vibrations en 1991, censé « ouvrir les yeux sur les vérités sur Dieu et la vie, vérités... si longtemps oubliées » alors que son profil public par le biais du Parti vert (porte-parole) et de la BBC (journaliste sportif) est à son apogée.

Sa vie prend un tournant radical en avril 1991, lors d'une émission télévisée animée par Terry Wogan à la BBC où, entouré de sa famille et vêtu d'un survêtement turquoise — sa couleur cosmique fétiche à l'époque, devant conduire l'« énergie positive » —, il déclare à l'antenne être « le fils de Dieu » ou « de la divinité ». Il y parle également des messages transmis par « voix et écriture automatique » et présente un certain nombre de prophéties dont l'éruption imminente du mont Rainier dans l'État de Washington ; il insiste sur le fait qu'il y aura des tremblements de terre et des éruptions volcaniques en 1991 et que s'il n'y en a pas, « la Terre cessera d'exister ».

Conspirationnisme

L'année 1994 « marque une deuxième phase de la pensée d'Icke, dans laquelle les récits de conspiration, tel le magazine australien Nexus sur « les nouvelles alternatives, la santé, la science future et l'inexpliqué » et dont la « vision du monde présentée - à la fois millénariste et apocalyptique, holistique et contre-épistémique - est un exemple clair de complot métaphysique », deviennent » sa source d'inspiration « plutôt que les sources canalisées et les textes théosophiques. Il les relie à un méta-narratif concernant l'asservissement de l'humanité par les Illuminati qui gouverneraient secrètement le monde en le manipulant ».

Dans Robot's Rebellion, il fait de fréquentes références au canular antisémite des Protocoles des Sages de Sion et au prétendu révisionnisme de l'Holocauste juif. Les allusions claires au faux du Talmud démasqué de Justinas Pranaitis contenues dans ... And The Truth Shall Set You Free, attirent l'attention sur Icke dans le « Guardian » et le « London Evening Standard », ainsi que d'institutions juives qui pointent l'antisémitisme contenu. Il y poursuit la combinaison des récits populaires millénaristes et des complots, avec des critiques du contrôle des Illuminati sur le système bancaire, les médias et la politique, et notamment sur le sionisme, et développe l'idée que les contrôleurs ultimes des Illuminati sont extra-terrestres.

Selon une journaliste du Guardian, il aurait écrit en janvier 1999 : « Entre l'an 2000 et 2002, les États-Unis auront à subir une attaque majeure sur l'une de leurs grandes villes ». Dans son livre, Truth Vibrations, publié en 1990, il déclare que « les années après le millénaire verront se former de grands conflits qui rendront les Nations-Unies obsolètes » et il prédit aussi de sévères ouragans autour du golfe du Mexique et de La Nouvelle-Orléans après l'an 2000. Ses nombreuses autres prophéties ne s'étant pas avérées, Icke mobilise une stratégie pour expliquer leur échec ou pour ne plus avoir à les évoquer, et elles sont discrètement abandonnées, comme dans son livre Love Changes Everything de 1994, où il s’identifiait explicitement comme « New Age », qui disparaît de son site web et de sa bibliographie.

En 2007, il est en procès avec un ancien associé en affaires qui détiendrait fallacieusement les droits de ses seize livres.

En 2020, lors de la pandémie de Covid-19, David Icke participe à une manifestation anti-confinement à Birmingham et prétend que la pandémie serait liée à la 5G. À la suite de ses nombreuses désinformations au sujet de la pandémie, les comptes de David Icke sur les réseaux sociaux YouTube, Twitter et Facebook se voient supprimés.

Notoriété

Il est l'auteur de plus de 20 livres et de nombreux DVD ; il a donné des conférences dans plus de 25 pays, dans des universités et d'autres lieux souvent propres aux concerts de rock, parlant jusqu'à 10 heures devant le public, et son site web se classe régulièrement parmi les 10 000 premiers au monde.
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Thèses Générales

Anciens astronautes et Illuminati

David Icke est un partisan du néo-évhémérisme et pense que le Nouveau Testament a été écrit par Lucius Calpurnius Piso et non par les apôtres du Christ, reprenant une théorie énoncée précédemment par Abelard Reuchlin. Son livre Robot's Rebellion reprend l'idée selon laquelle les dynasties Illuminati sont originaires des premières civilisations telles que Sumer et l'ancienne Babylone, hybridée avec les théories des Anciens astronautes et donc que les Illuminati descendraient des extraterrestres.

Reptiliens

Icke croit et diffuse la théorie du complot des reptiles humanoïdes, qu'il a popularisée.

Dans And the Truth Shall Set You Free (Et la vérité vous affranchira) publié en 1996, David Ic
ke affirme :


« Je crois fermement qu'une petite clique juive, ultra riche, qui méprise la masse du peuple juif, a travaillé avec des non-juifs pour créer la Première Guerre mondiale, la révolution russe et la Seconde Guerre mondiale... Ils ont ensuite dominé la conférence de la paix de Versailles et créé les circonstances qui ont rendu la Seconde Guerre mondiale inévitable. Ils ont financé la prise de pouvoir de Hitler en 1933 et ont fourni les fonds disponibles pour son réarmement ».

Les idées d'Icke ont un attrait populaire considérable, coupant à travers les clivages politiques, économiques et religieux. S’appuyant sur des faux historiques avérés, comme Le Protocole des Sages de Sion, il diffuse auprès de ses publics un large éventail de croyances, unissant des individus et groupes de gauche et de droite, des new agers, des ufologues, des nationalistes ou des chrétiens d'extrême droite, des néo-nazis comme le groupe Combat 18, qui soutiennent ses théories.

Parmi les fans des écrits d'Icke, se trouve même la militante pacifiste antiraciste et prix Pulitzer devenue antisémite, et complotiste Alice Walker qui dit apprécier sa « liberté d'esprit », et son « intrépidité » qui lui rappelle celle de Malcolm X ; elle estime que David Icke n'est ni antisémite ni anti-Juif mais « qu'il est assez courageux pour poser les questions que d'autres craignent de poser ».

Critiques

Les critiques considèrent que « reptiliens » d'Icke est un nom de code désignant les Juifs, ce qu'Icke nie farouchement. Selon eux, la théorie « reptilienne » et d'autres théories d'Icke sont antisémites et ils accusent Icke d'être en sus un négationniste.

En 2001, Icke déclare également que les Protocoles des Sages de Sion (canular antisémite tsariste de la fin du XIXe siècle) sur lequel il appuie certains de ses ouvrages témoigne non d'un complot juif mais d'un « complot reptilien ». Néanmoins, depuis son entretien télévisé avec Wogan en 1991, dans lequel il prétendait être « le fils de Dieu », la presse décrit généralement Icke comme un « cinglé antisémite ».

Le chercheur David G. Robertson présente les théories d'Icke comme un exemple particulièrement sophistiqué de combinaison des récits d'OVNI et d'Illuminati, dont les idées se sont développées sur un arrière-plan de littérature théosophique et conservent une position fermement millénariste encore de nos jours. Il explique aussi qu'au milieu des années 1990, de nombreuses personnalités éminentes du « New Age » reconnaissaient que leurs prophéties millénaristes imminentes n'aboutissaient pas comme prévu, et certaines stratégies plus ou moins heureuses ont dû être mobilisées pour éviter la dissonance cognitive. Contrairement à la majorité de ses pairs, David Icke propose une solution pour expliquer pourquoi les prophéties avaient échoué : un « quelque chose », une agence occulte malveillante empêche le « Nouvel Âge » d'arriver. En d'autres occasions, les prophéties falsifiables sont réadaptées ou discrètement abandonnées, particulièrement celles comprises dans Truth Vibrations de 1991, dont il continue de souligner les seuls succès prophétiques potentiels, « augmentant ainsi son capital épistémique dans le domaine ». Sir George Trevelyan, un des premiers promoteurs du New Age et partisan de Findhorn, déclare à propos d'Icke : « C'est l'homme que j'attends depuis de nombreuses années ».

Political Research Associates (en) décrit la politique d'Icke comme « un méli-mélo de la plupart des thèmes dominants du néofascisme contemporain, mélangés avec une poignée de sujets puisés dans le mouvement de la milice américaine », et présente également le soutien qu'Icke a obtenu des groupes d'extrême-droite et néo-nazis, y compris le violent groupe britannique Combat 18 qui est lié aux attentats des quartiers minoritaires à Londres.

Selon l'historien Raoul Girardet, l'explication par le complot est d'autant plus convaincante qu'elle se veut totale et d'une exemplaire clarté, en postulant qu'une seule entité exercerait un complot universel, agissant afin de se répartir des pouvoirs dans tous les domaines à travers le monde. Cette définition est appelée la « systemic conspiracy theory » par Mickaël Barkun. La sociologue Véronique Campion-Vincent distingue la catégorie, encore supérieure, des « mégacomplots », rejoignant ainsi la « superconspiracy theory » identifiée aussi par Barkun. Apparu dans les années 1990-2000 avec David Icke et repris dans des œuvres de fiction (comme la série X-Files ou le best-seller Da Vinci Code), le « super-conspirationnisme » donne une explication globale de l'Histoire ou du monde, y compris sous ses dimensions métaphysiques.

Le professeur de sciences politiques Mickael Barkun, spécialiste des théoriciens du complot, considère David Icke comme la personne la plus influente de la conspiration New Age, possédant « une clarté rarement trouvée dans le genre » et désigne ses travaux comme étant une « improvisation millénariste », un « acte de bricolage » car toute chose serait connectée à la vision du monde conspirationniste, chaque source pourrait être exploitée pour y être reliée. Pour Barkun, Icke plaide activement pour la droite radicale. Il note aussi que les seuls Américains qui comprennent le « Nouvel Ordre mondial » sont les nationalistes chrétiens.

Se fondant sur la distinction qu'opère le professeur de théorie critique Douglas Kellner (en) entre paranoïa clinique et « paranoïa critique » qui affronte le pouvoir, les universitaires Richard Kahn et Tyson Lewis soutiennent qu'Icke affiche des éléments des deux.

En 2019, le site du « Monde » publie un article dans sa rubrique « Les décodeurs », qui prétend que contrairement aux allégations complotistes qui pullulent à ce sujet, le système bancaire mondial n'est pas entre les mains de la banque Rothschild.

Boycott

Après son approbation du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion dans ses ouvrages The Robot's Rebellion et ...And the Truth Shall Set You Free, son éditeur Gateway refuse de publier ses livres qui seront auto-publiés par la suite.

Après la publication de ...And The Truth Shall Set You Free, le Parti vert lui interdit de s'exprimer lors d'une conférence en septembre 1994.

Le 1er mai 2020, Facebook annonce avoir supprimé sa page parce que durant la pandémie de Covid-19, il a diffusé des « informations fausses relatives à la santé pouvant causer des dommages ».


Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Icke

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dimanche, mars 22, 2026

MANI, Christ d’Orient et Bouddha d’Occident


« Je suis venu du Pays de Babel, pour faire retentir un cri à travers le monde. »

Lorsqu’on parle de manichéisme, on songe rarement à ce Messager de la Lumière que fut Mani (216-276).

7 siècles après le Bouddha, 2 siècles après le Christ, 4 siècles avant Mahomet, le sage iranien se présentait déjà comme réunificateur de l’Orient et de l’Occident, le « Paraclet de la Vérité » ou le « Sceau des Prophètes ». Peintre visionnaire et philosophe, poète, musicien et médecin, Mani transmit une vision du monde et de la vie si puissante qu’elle se répandit, de manière pacifique, de l’Afrique à la Chine, des Balkans à la péninsule arabique.

Bien éloignée des jugements excessifs que l’on porte à tort sur elle, sa doctrine tolérante et humaniste visait à concilier les grandes religions de son temps (les chinois le nommeront « Bouddha de lumière » et les égyptiens « l’apôtre de Jésus ») et à diriger les chercheurs de vérité vers la découverte de la Lumière intérieure. Mani enseignait aux chrétiens l’aspect ésotérique du christianisme universel, dévoilait aux mages d’Iran le véritable sens du message de Zoroastre, expliquait aux bouddhistes le chemin de la libération.

L’« Église de Justice » qu’il avait fondée pour transmettre les mystères de l’Homme Parfait, illumina des millions d’âmes pendant plus de mille ans. Cette clarté et cette puissance suscitèrent évidemment l’adversité, la jalousie, la haine, et ce furent les religieux et les hommes de pouvoir qui, ne comprenant pas ses paroles d’éveil, tentèrent de détruire la pensée lumineuse de Mani.

De sa religion de beauté, de sa subtile religion du clair-obscur, nous n’avons gardé, écrira le romancier Amin Maalouf, que ces mots « manichéen, manichéisme », devenus dans nos bouches des insultes. » (N’oublions pas que mille après, l’accusation de « manichéisme » conduira les cathares au bûcher.)

Par quelle étrange ruse de l’Histoire ce nom sublime est-il devenu le symbole de la divagation intellectuelle et morale ? Une tradition arabe rapporte : « lorsqu’on brûla les livres de Mani et de ses disciples, du feu jaillirent des pierres précieuses et s’écoula de l’or liquide ». 
Car les mots, comme les êtres, ont aussi une histoire et recèlent des trésors de significations qu’une analyse minutieuse peut révéler. Un nom est une « signature ». Celui de Mani renferme indéniablement les plus grands secrets, ceux qui ont trait aux mystères de l’Esprit et de l’homme intérieur. Cette appellation sacrée désigne en premier, comme l’attestent les disciples du sage iranien, « Celui qui offre la manne, le pain de vie ». 

Selon d’autres auteurs, l’origine de son nom remonterait au mot syriaque mana, « vase » ou « vêtement », ou au sanscrit mani, qui signifie « pierre, perle précieuse, gemme » (pensons ici au mantram Om mani padme Om, dont le sens est : « Salut à toi, ô joyau dans le lotus »).

Ces trois figures, le vase, la perle et le vêtement, se rattachent directement au mystère du Graal dont la présence est attestée dans toutes les traditions religieuses, de la Chine à l’Europe, en passant par l’Inde, l’Egypte et le Moyen Orient. Calice, pierre, gemme ou livre, sous quelque forme qu’on le décrive, le Graal n’a jamais cessé d’être le symbole de l’union de l’âme humaine avec l’Esprit, but ultime de ceux qui recherchent la Vérité. Symbole, certes, mais dont la vraie signification se rattache étrangement à la physiologie même de l’homme intérieur, de l’Homme de lumière. Car le Vase sacré qui donne accès au Royaume, au Nirvana, à la Terre Originelle, c’est en nous-même, qu’il se trouve : le pied de la coupe repose dans l’orifice cardiaque et les poumons, la tige du calice est dressée dans le cou (trachée artère et larynx), et le haut de la coupe est formé par le globe de la tête.

C’est un fait spirituel irréfutable, relatif à la régénération du système tête-cœur, base de la réalisation de l’Homme nouveau. Le chakra-coronal, relié à la glande pinéale joue un grand rôle dans les processus spirituels, et il a la forme d’une coupe du Graal.

Le mot sanscrit manas évoque encore le mental, la pensée, l’esprit et dans la mythologie indienne, Manu veut dire « premier homme » ou homme originel. En syriaque, on parle de Mani Hayya, « Mani le Vivant ». Cette formule, utilisée pour Orphée et attribuée à Jésus dans l’Evangile de Thomas, signifie : « celui qui vit vraiment, qui est ressuscité ». Ces quelques indications à peine voilées nous permettent de comprendre que chaque image, chaque mot employé dans l’enseignement et la vie du prophète iranien doivent être pris avant tout comme témoignage de la vie de l’âme, et interprétés de manière intériorisée.

Ainsi, dans un psaume manichéen, Mani est-il décrit comme « le vent du Nord » qui indique le chemin à ceux qui cherchent : « Un vent du Nord, qui souffle sur nous, tel est Mani. Levons l’ancre avec lui et entreprenons ensemble le voyage vers le pays de la Lumière. »

Le manichéen, conduit par le souffle de l’Esprit, peut donc partir en voyage pour chercher la perle précieuse de l’âme. Il lui est alors possible de renaître et de recouvrer le vrai pouvoir de penser qui rétablit le lien entre l’Homme céleste (la monade, le microcosme) et l’homme terrestre (la personnalité, le corps). C’est pourquoi Mani n’est pas seulement un personnage historique dont les historiens modernes tentent difficilement de reconstituer la biographie, mais c’est aussi le symbole de l’Esprit éternel, consolateur et guérisseur, qui conduit les âmes vers le chemin de la libération ; il est une incarnation du Christ Universel, descendu dans le monde sous la forme des Envoyés de la Lumière et qui se manifeste en nous, comme Esprit vivant. Il est de tous les temps, il est l’Alpha et l’Oméga, « le premier et le dernier ».

Formulons l’espoir que l’évocation de l’enseignement qui prit forme en cet être exceptionnel que fut Mani, dont le seul nom évoque les plus hauts mystères, ceux de la Connaissance sacrée, incite de nombreux chercheurs de vérité à partir en quête de la Pierre des Sages, du vase sacré, dont « la vraie demeure est la terra incognita de l’âme », dans le cœur de l’homme.

François Fabre.



WHAT TO DO ?


Question d’une américaine vivant en Suisse : Je reviens des USA où j’étais dans un milieu politiquement républicain. Lorsque je les ai entendu parler d’armes de destruction massive en Irak, j’ai dit : « Il n’y a qu’un pays au monde qui dispose en surabondance d’armes de destruction massive, c’est nous ! » Il fallait voir leurs têtes ! Résultat : ils ne veulent plus me parler.

JL : Les Américains sont victimes d’un patriotisme aveugle. La puissante énergie tellurique de l’Amérique du nord est montée à la tête de ce peuple. La zone géographique était bouclée depuis le moyen-âge, car la race occidentale n’était pas prête à assimiler cette force qui s’est condensée dans l’idéologie de l’Amérique – une forme de matérialisme de droit divin. « Si Dieu est avec nous, nous procurant notre puissance et notre prospérité, qui peut nous résister ? N’est-il pas naturel que nous régentions le monde ? N’est-ce pas la volonté divine ? Dieu est américain ! »

Les stars, les politiciens, les chanteurs, les écrivains, les évangélistes, les marchands, les scientifiques, tous les Américains se sentent militants de la même ivresse patriotique. Le peuple entier est dopé par sa puissance physique, son dynamisme, et son énergie juvénile débordante qui ne s’embarrasse pas de complications. C’est pourquoi nous aurons l’empire mondial. Toutefois, n’oublions pas que l’Oncle Sam n’est que l’instrument de cette conquête au service de confréries occultes. L'Amérique est un géant enfantin et myope guidé par une main invisible. 

Question de la dame américaine : Dans le combat contre nos adversaires, je me demande pourquoi nous n’utilisons pas les mêmes armes que les jésuites ? Pourquoi nous aussi, nous n’infiltrons pas leurs milieux afin de les détruire de l’intérieur ? 

JL : Ce sont des paroles rares qui font plaisir à entendre. Curieusement, il n’y a que chez les femmes - en l’occurrence une américaine - qu’on trouve ce désir d’en découdre franchement. Hélas, nous n’en avons pas les moyens et encore moins la capacité morale. 

Les jésuites, puisque vous les nommez, ont établi un principe : « la fin justifie tous les moyens ». Or, nous ne pouvons utiliser cette arme immorale car elle nous détruirait spirituellement, à condition que nous trouvions des combattants dans nos rangs pour se lancer dans une guerre de reconquête. Comme le dit notre amie Albertine : « il n’y a plus de guerriers ». Je constate qu’il reste encore des guerrières car la femme se sent concernée par la défense de la vie. Elle s’égare moins que l’homme dans les idéalismes fumeux et les idéologies infantiles. Quoique opposé au recours à la violence physique, je ne suis pas pacifiste, car cette idéologie débilitante a été répandue pour paralyser notre éventuelle résistance à l’ordre mondial. Si j’avais les moyens technologiques et des combattants farouches, peut-être, envisagerai-je de contrer le système par la force, non pour tuer mais pour neutraliser les prédateurs ? Mais on ne peut lutter sur ce terrain, tout au moins, tant que nous ne disposons pas encore de la puissance défensive du vril.

Il faut que nous développions une force morale. A l’avenir, nous parviendrons à établir un rempart énergétique contre lequel se briseront les hordes robotiques. Il faut s’y préparer dès à présent. S’il y a bien quelques appelés pour s’engager concrètement dans ce travail de reconquête, les éventuels résistants sont encore bien apathiques. On écoute parler du futur inquiétant mais cela semble encore très irréel.

Question : Quelles conditions faut-il réunir pour faire naître cette « énergie libre intérieure » qui sera le bouclier spirituel de ceux qui ne se laisseront pas marquer du « signe de la Bête » ?

JL : D’abord, comme je le répète inlassablement, il faut se défaire de l’illusion réformatrice en ce qui concerne la situation planétaire. Une guerre est déclarée contre l’âme, et des démons ont pris d’assaut notre être depuis l’intérieur, d’où l’invention de technologies capables de pénétrer notre système organique en transformant nos réflexes vitaux en mécanismes robotiques. Cette technologie n’est pas humaine mais elle a été apportée sur terre vers la moitié du 19e siècle par une hiérarchie démoniaque qui veut nous déposséder de nos corps organiques. Ils ont besoin de corps, mais ils doivent d’abord expulser 
notre principe individuel. 

Leur stratégie fut d’implanter en premier l’athéisme, puis le matérialisme qui en découle naturellement. Certains groupes ecclésiastiques ont collaboré à ce plan, dont les scientifiques jésuites qui furent à la pointe des découvertes scientifiques déterminantes dès le 17e siècle. Les inventions modernes sont l’œuvre d’entités démoniaques incarnées dans les jésuites. C’est démontrable historiquement. 

Le fameux Saint Ignace a avoué dans ses mémoires avoir été investi par un esprit serpent qui lui a inspiré sa mission de conquête planétaire. Cet esprit guerrier vient de mars. En deux siècles, leur avancée a été considérable, ne rencontrant aucune résistance significative système puisque le politico-économique est entièrement entre les mains de ces entités via le lobby de l’argent. L’argent est une arme occulte pour réduire les êtres humains à la dépendance. En mettant un prix sur tout ce qui existe, les choses ont perdu leur réelle valeur et l’âme a été dépossédée au profit de la matière et de la sécurité physique. 

Chacun d’entre nous est aujourd’hui l’esclave de la sécurité à court terme. C’est pourquoi la plus grande partie de l’humanité s’enfoncera dans l’oubli de son origine céleste. Elle sera contrainte de suivre le mouvement de descente dans l’horreur scientiste car elle ne peut se soustraire à sa dépendance à l’argent. C’est une spirale qu’on peut vraiment appeler infernale. 

Alors quoi faire ? 

Il faut s’interroger sérieusement, sans rêver à une évasion, ni attendre que le ciel règle nos problèmes à notre place. Des puissances supérieures nous accompagnent depuis le début des temps, mais nous devons nous aider nous-mêmes. La responsabilité est une leçon que l’homme ne parvient pas à enregistrer. 

Les défis existent pour nous aider à sortir de notre apathie. C’est pourquoi la parole dit : « Qui vous a appris à échapper au châtiment qui vient ? » ou encore : « Une race perverse demande un miracle mais il n’y aura pas d’autre miracle que le signe de Jonas ». 

Jonas, appelé pour prophétiser, refusait d’accomplir sa mission. Il fut noyé et dévoré par un monstre marin. C’est la régression. Entre régression et attente d’un miracle, notre génération est identifiée.

Question : Certains parlent d’un monde meilleur et d’une ordre mondial amélioré, c’est l’alter-mondialisme… 

JL : Ce sont des naïfs et des ignorants. Ils ne savent pas quel plan macabre s’accomplit sous leurs yeux, et ils croient que la technologie est améliorable et que la société est réformable. Ces altermondialistes sont contaminés par la culture de type jésuito-reptilienne qu’ils ont reçu depuis leur jeunesse sans savoir d’où elle provient. Ce sont des collabos. Il ne faut donc pas s’occuper de ceux qui en dépit des signes évidents continuent à nier la réalité. Il ne faut pas perdre d’énergie à convaincre, car nous sommes dans un cycle de sélection et de jugement. 

Détournons-nous des espérances réformistes et évolutionnistes. Plaçons notre être entier en phase avec le présent universel, et devenons les pionniers d’une ère vraiment nouvelle. Il faut abandonner les croyances dont se bercent les hommes. Il faudrait quasiment abandonner l’identification au genre humain, sans idée de supériorité, mais parce que c’est vital. Il n’y a rien à espérer de la science, de l’humanisme ou des religions planétaires qui sont des servantes de l’ordre mondial. 

Qui est prêt à accepter les conséquences d’une rupture avec le vieux système ? Qui est prêt à partir vers l’inconnu ? Très peu d’entre nous car nous avons été conditionnés par la recherche de la sécurité au détriment de la liberté. Alors, puisque nous ne voulons pas être libres, les démons ont tout loisir de nous imposer leur ordre. Pour ces esprits conquérants, nous formons une piètre engeance, reconnaissons-le avec fair play.

Question :
On voudrait bien adopter une nouvelle démarche pour sortir du système, mais laquelle ? Chacun est enfermé dans son existence, coincé par ses problèmes et ses névroses ou l’espoir de s’en sortir individuellement. On cherche des solutions à court terme pour notre survie, notre santé, ou nous préserver des effets trop polluants de l’emprise matérialiste. On ne voit pas ce qu’on peut faire de mieux, au jour le jour. Nous survivons. 

JL : Pour le moment, il est encore possible de se croire à l’abri, mais attendez la suite… Il arrivera un temps où vous ne pourrez plus vivre dans la société ordinaire car elle sera devenue trop oppressive pour votre conscience. Vous ne pourrez plus supporter la propagande médiatique, la surveillance administrative et policière, l’oppression économique et la pression psychique. Cela vous apparaîtra en pleine lucidité, alors qu’aujourd’hui, vous supportez l’inacceptable en vous y adaptant. Vous rechignez sur tel ou tel point, mais vous vous soumettez car il est impossible de faire autrement. 

Un jour, vous vous débattrez vraiment à cause de ce que l’on exigera de vous. Votre adaptabilité actuelle découle de votre obsession pour la sécurité physique - l’implant de l’instinct de survie, renforcé par le matérialisme. Lorsque par chance, vous échappez à un sortilège moderne, technologique, ou à une illusion idéaliste, c’est pour mieux vous laisser capter par autre chose, et finalement vous soumettre à ce que vous aviez d’abord refusé. 

Le système d’emprise démoniaque est trop puissant pour l’être humain. Nul ne peut y échapper. Il faut en prendre conscience lucidement. Mais si vous avez choisi de vous écarter résolument du circuit collectif, votre conscience, réceptive à d’autres possibilités, pourra capter de nouvelles informations cosmiques, et vous allez ressentir une impulsion pour vivre autrement. Vous ne pourrez plus partager l’auge aux cochons de la culture globale car vous en verrez l’abjection. Vous désirerez vivre la vraie vie des enfants de l’univers, et non servir d’esclave aux hordes infernales. 

Une sélection s’accomplit actuellement sur la terre, et de tous les coins du monde, des êtres commencent à « sortir d’Egypte ». Ils se sentent prêts à un changement. Ils le sentent au fond de leur cœur, sans pouvoir le formuler clairement. C’est comme un appel venant de l’espace universel. 

Pour contrer ces signaux en provenance d’autres dimensions, les gardiens du monde édifient un rempart électromagnétique autour de la planète. Et comme cela ne suffit pas, ils sont en train de placer l’humanité sur une même fréquence psychique, ce qui constituera un emprisonnement collectif définitif. 

Par exemple, le « nouvel âge » est l’idéologie de cette emprise planétaire par la « paix », « l’unité mondiale », et l’espérance en un sauveur providentiel. Il s’agit d’un conditionnement par la tyrannie du bien. 

Comment des êtres humains qui désirent le « bien » ne seraient-ils pas tentés de s’unir planétairement pour transformer les conditions actuelles ? Or, c’est ici que les loups veillent. Ils proposent des solutions séduisantes pour « améliorer le monde » où s’engouffrent les idéalistes qui n’ont pas connaissance de la stratégie des confréries occultes qui contrôlent la politique mondiale. 

Il faut donc rejeter toute forme de séduction idéaliste qui se propose de réparer ce que les prédateurs ont détruit. C’est sans doute pénible à accepter car nous voudrions agir. Il ne faut plus se soumettre à leur chantage pour un « monde meilleur ». C’est le premier acte positif : rejeter les illusions sentimentales. C’est la clé de l’éveil à notre époque. Il faut refuser les sollicitations du système global car tout ce qu’on nous propose est piégé.

Question :
La question est quoi faire ? 

JL : Au début, le comportement vraiment positif c’est de fermer nos oreilles à la propagande mondialiste, qu’elle soit politique, sociale, humanitaire, religieuse, ou autre. C’est un test de lucidité. Sans passion ni regret, on se détourne de leur monde et on change de fréquence. 

Le second point, dès qu’on a tourné le dos aux autorités, médias, manipulateurs, etc… c’est de rechercher un groupe d’alliés partageant le même désir de liberté. Enfin, dès qu’on a trouvé des compagnons sur la même fréquence, ce qui est difficile à cause des divergences d’opinons (superficielles au demeurant), il faut s’organiser en un clan autonome qui va rompre avec l’ordre planétaire existant, et se préparer à affronter l’avenir. 

Ensuite, ce groupe pourra s’intégrer dans la grande Nation Libre de l’ère du Verseau en tant que communauté indépendante, libérée de l’ordre mondial. 

Les clans du futur se reconnaîtront mutuellement à travers le monde et ils établiront des contrats pour échanger et partager. Chaque groupe ou « tribu » deviendra un laboratoire pour le mode vie qu’il aura choisi. C’est le contraire de la culture globale démoniaque où sombrent les masses. 

Tandis que la propagande vous pousse à l’« unité mondiale », les clans du futur seront déconnectés des systèmes d’emprise collective. Ce détachement sera l’amorce du nouveau pouvoir spirituel qui naîtra au sein des cellules dégagées de l’emprise des puissances terrestres. C’est un choix d’élévation, en opposition à la descente de l’humanité dans la condensation du système global. L’un s’élève et l’autre descend. Ce n’est pas injuste, mais c’est une loi cosmique de sélection. L’univers est fondé sur la profusion et l’expansion infinie de tous les possibles.

C’est le contraire d’un ordre mondial homogène et faussement unifié à partir de l’extérieur de l’être. L’unité de l’âme est intérieure, et les formes de civilisations spirituelles sont innombrables. Cette diversité, garante de la liberté dans toutes les dimensions de l’univers, doit être préservée. Or, les forces adverses nous ont tendu le piège de la fausse unité politico-religieuse, afin de nous contrôler d’un seul coup, et empêcher toute dissidence dans le futur. Ainsi, ceux qui croient servir le bien en appelant à la paix et l’unité mondiale, servent en réalité le démonisme le plus pervers apparu sur cette planète. 

La mentalité nouvel âge est contaminée par le rêve d’une unité planétaire extérieure. L’internationalisme est le dernier refuge de l’humanité refusant de se détacher de la matière. Il faut se désinfecter de cette idée. Il faut imaginer des formes originales de micro sociétés, si l’on ne veut pas tomber dans l’enfer collectif du « meilleur des mondes ». Les esprits généreux ont souvent du mal à accepter que l’enfer est pavé de leurs meilleures intentions. Un des grands fléaux de notre époque, ce n’est pas tant le béton visible, mais l’ignorance du béton spirituel dans lequel se coule notre âme.

Question : Ces bonnes intentions idéalistes émanent de confréries occultes qui manipulent la propagande nouvel âge - comme la « bonne volonté mondiale » du Tibétain d’Alice Bailey ? 

JL : Deux loges occultes dominent la politique sur terre. L’une est connue sous le nom de « loge orientale », et l’autre est la loge anglo-saxonne. La première, qui se prétend conductrice de l’évolution de la terre, est constituée par des entités rétrogrades de l’Atlantide - quoique hautement développées - et qui voudraient conserver leur empire sur les plans invisibles en dépit du changement de cycle.

La seconde loge, qui se prétend progressiste, est l’instrument des forces matérialistes pures et dures qui se sont incarnées plus récemment en Occident. 

Ainsi, la loge orientale veut établir une religion théocratique pour recharger ses batteries en énergie subtile, et l’autre loge veut nous robotiser. Les deux confréries opposées ont conclu un accord sous la forme du projet de nouvel ordre mondial. L’alliance politique entre ces deux loges constitue une menace extrême contre le genre humain, qui, berné de tous les côtés, ne doit espérer un salut que de lui-même. C’est un test cosmique pour nous rendre forts. 

Question : Pourquoi ces deux loges qui prétendent diriger le destin de l’humanité ont-elles conclu un accord alors qu’elles se combattent pour la domination du monde ? 

JL : Ces deux confréries occultes ont un adversaire commun, une fraternité secrète qui s’interpose pour préserver notre liberté spirituelle. 

En effet, s’il n’y avait une troisième force - la « fraternité des âmes libres » - nous n’aurions aucune chance de retrouver notre nature originelle. Car la loge orientale, qui se fait appeler faussement « grande loge blanche », veut maintenir dans le passé les peuples sous son contrôle, alors que la loge anglo-saxonne, progressiste, voudrait créer un paradis matériel, peuplé de créatures robotiques quasi immortelles. Ce sont là les deux séductions majeures que l’on retrouve dans la science et la religion. Si les deux s’unissent sous l’égide d’un état théocratique planétaire, l’humanité ne pourra plus se libérer, car elle sera prise dans l’étau – les démons de la matière du côté physique, et les basses hiérarchies des domaines de l’au-delà. Ceux qui ne peuvent se défaire de ces séductions, par matérialisme ou par idéalisme religieux, vont devenir des esclaves de l’ordre mondial.

Cet étau est la conséquence du contrat entre les deux loges qui prétendent diriger le destin de l’humanité. Leur union est notre perte.

Question : Pourquoi ces loges sont-elles actives aujourd’hui, à travers la technologie et l’idéalisme nouvel âge ? 

JL : Ces groupes se défendent contre les nouvelles impulsions cosmiques qui pénètrent notre atmosphère sous forme de rayonnements radicalement contraires à leur nature. Ces rayonnements ont commencé à déstructurer les domaines invisibles où ces puissances rétrogrades avaient bâti la « grande Babylone » en vampirisant l’énergie de l’humanité.

Les royaumes lucifériens supérieurs sont attaqués par le haut et c’est pourquoi, les démons se jettent sur la terre. Diverses entités désincarnées descendent sur le plan physique pour trouver un refuge et des corps. C’est une invasion démoniaque. 

« Le Diable, voyant qu’il n’avait plus beaucoup de temps, est descendu sur la terre en grande fureur ». (livre de l’Apocalypse) 

Il faut voir ces choses objectivement, en dehors de l’imagerie religieuse fumeuse. Il s’agit d’une invasion spirituelle à l’intérieur de notre subconscient et qui prend possession de notre conscience en évacuant notre individualité. L’attaque est intérieure. 

Les autorités politiques qui collaborent à l’ordre mondial sont entièrement passées à l’adversaire, et c’est pourquoi on ne peut les convaincre de changer de bord. Tous, financiers, savants, politiciens, penseurs, ecclésiastiques, leaders d’opinion, célébrités charismatiques, sont investis par une entité. C’est pourquoi, à quelques nuances près, il règne un consensus intellectuel total dans tous les milieux. Tout élément divergent est neutralisé et aucun dissident ne peut accéder à la parole publique. On tolère des divergences d’opinion qui font écho à la stratégie mondialiste, comme cette perversité idéologique qui a pour nom « alter-mondialisme », qui n’est qu’un communisme politiquement correct pour séduire la jeunesse contestataire. Par tous les micros de la planète, il ne s’exprime qu’une seule voix sous diverses nuances. Il leur faut respecter une diversité d’opinions face au public pour assurer un semblant de crédibilité. Il est pathétique d’entendre dire : « J’ai vu un reportage intéressant à la télé. On commence à dire des choses ! » 

Il y a une guerre dans le ciel. Un courant de forces se déverse à travers le signe du Verseau via le relais des planètes sacrées comme Uranus et Neptune. L’harmonisation avec ces ondes si différentes de ce que l’on a connu dans le passé, est impossible pour les êtres qui ne vibrent pas avec l’ordre universel en perpétuel renouvellement. Les hiérarchies spirituelles rétrogrades se défendent à mort, et elles sont prêtes à détruire le monde pour conserver leurs privilèges. La stratégie de la terre brûlée jusqu’à la destruction de la nature est programmée – avec un plan se secours écologique en réserve. D’un côté, ils détruisent, et de l’autre ils promettent une amélioration. D’un côté, la bombe, et de l’autre la colombe. 

Tous les coups sont permis, dont la mise en scène d’un faux retour du Christ à la télévision comme le préconise Bailey et les channels. Bientôt, à force de catastrophes, l’humanité appellera un sauveur, et le piège se refermera. Les deux loges antagonistes sont d’accord sur cette stratégie qui mettra la technologie au service d’entités rétrogrades – faussement appelés « maîtres de sagesse » par le très luciférien Tibétain, l’inventeur du concept de new age et de nouvel ordre mondial. Il a annoncé « l’apparition du Christ Maitreya à la télévision », alors que le Boddhisatva du futur n’est pas attendu avant plusieurs millénaires !

Les initiés savent que le Christ ne reviendra pas physiquement sur notre dimension mais que son « retour » est d’ordre spirituel, c’est le symbole d’une élévation de conscience sur le plan éthérique cosmique. 

Question : Que deviendront les êtres qui auront échappé à l’ordre mondial, et d’abord, comment peut-on en sortir ? 

JL : On en sort par une décision de conscience. Lorsque vous voyez le précipice devant vous, alors, d’instinct vous reculez. C’est simple et naturel. 

Question : On parle de l’apparition de nouvelles formes de spiritualités, de quoi s’agit-il ? 

JL : Le meilleur et le pire sont à venir. Après les revivals orientaux exotiques des années 60, et les résurgences traditionnelles bidons, nous sommes au creux de la vague. Comme la nature ne connaît pas le vide, le new age s’est engouffré dans la faille avec ses systèmes de vampirisation douce. Depuis le channeling qui est un spiritisme luciférien qui ne veut pas dire son nom, jusqu’au développement personnel de l’égo, tout est dit. 

On peut sans aucun complexe vider tout ça dans la poubelle de l’astralisme avec les êtres de lumière et les maîtres ascensionnés. Il n’y a rien de libérateur dans toutes ces foutaises, qu’on parle de magie blanche, de satori, de super yoga, de réalisation du soi , de druidisme à papa, d’ufologie matérialiste, etc., etc… 90 % des livres exposés dans les librairies dites ésotériques ( qui ne sont que des officines de la propagande du nouvel ordre mondial occulte) sont nuls et ne servent qu’à vous détourner de votre véritable programme de vie. Il vaut mieux lire des romans policiers que ces fadaises qui s’exposent avec arrogance sous l’étiquette de la sagesse. Les jésuites sont quasiment toujours à l’arrière plan de cette désinformation spirituelle qui exploite l’ignorance et la détresse de ceux qui voudraient trouver la lumière. Or, la vraie lumière n’est pas dans les livres, et aucune recette ne peut y conduire. 

Si la vérité était clairement écrite quelque part, ce qui est impossible, les puissances terrestres ne toléreraient pas qu’on l’expose à la devanture d’une librairie. Bien entendu, il y a des auteurs sérieux qui approchent la Vérité, mais il faut une grande expérience pour la mettre en pratique. La vraie pratique est toujours secrète, dépendant de conditions initiatiques très précises. On pourrait croire que la traversée de toute cette littérature spiritualiste est un parcours du combattant où finalement on trouve la vraie lumière, mais c’est faux car on s’égare plus souvent qu’on trouve son âme. Il n’y a pas de chemin qui mène à la vérité mais innombrables sont les voies qui conduisent à l’illusion. Avant de commencer notre recherche, on devrait être averti que l’univers de la spiritualité et des religions est la chasse gardée de Satan. Il faut donc savoir au début ce que l’on cherche. 

Le premier précepte de la sagesse est de mettre en doute ce qui flatte l’égo, sinon, ébloui par les lumières de l’astral, le chercheur tombera la tête la première dans le grand mirage, en essayant d’y entraîner les autres. C’est ainsi qu’après une vague illumination, on s’improvise instructeur ou thérapeute. Tout le monde veut guérir tout le monde. On confond la vie de l’âme avec le soulagement des névroses. Il n’est pas interdit de soigner ses plaies existentielles et ses maux physiques, mais qu’est-ce que Dieu a à voir avec ces marchandages de maquignons ? 

Question : Une nouvelle spiritualité va apparaître, laquelle ? 

JL : Il faut comprendre que les évènements catastrophiques qui se profilent sont la conséquence de la descente d’une force spirituelle étrangère au monde. Cette effusion spirituelle déclenche un cataclysme dans la conscience. La descente de l’Esprit est ressenti par les hiérarchies planétaires comme une catastrophe, un jugement. Or, vivant sous l’influence des autorités invisibles rétrogrades, nous avons du mal à reconnaître que cette apocalypse est salutaire. 

La propagande qui s’étale dans les livres de sagesse mondaine nous oriente vers des impasses car pour les autorités le risque est grand que de nombreux êtres réalisent qu’on leur a menti sur l’origine du monde. La responsabilité de cette ignorance incombe aux confréries occultes qui se réservent les secrets de la vie. Pour donner le change, ils répandent des révélations fumeuses à travers leur réseau de médiums. Ils créent ainsi un barrage, une grille psychique, un brouillage spirituel. C’est pourquoi, il ne faut plus se relier à ces courants. Dès qu’on a coupé le contact avec les sources de pollution spirituelle, alors, naturellement, on peut recevoir de nouvelles informations cosmiques. 

Pour accroître cette capacité de réceptivité, il faut se réunir en familles d’esprit et se dissocier des circuits de de l’ordre mondial. Seul un groupe ainsi orienté peut émettre un signal identifiable depuis la dimension des vaisseaux spirituels de la grande fraternité. Si vous formez des communautés d’âmes, émettant un signal lumineux qui s’harmonise avec les ondes du Verseau, et que vous demandez un droit de passage, une protection vous est accordée. La nouvelle spiritualité c’est d’effectuer le retour au royaume de l’âme. Rien d’autre n’a vraiment d’importance. Mais il faut s’organiser en communauté et se préparer intérieurement. L’individu isolé demeure négatif malgré ses meilleures intentions, alors que s’il se regroupe avec d’autres sur la même fréquence, il bénéficiera des possibilités de tous. 

Question : N’est-ce pas ce que font les francs-maçons et d’autres égrégores ?

JL : Les égrégores 
mondains poursuivent des buts politiques mondains. L’égrégore occulte des francs-maçons utilise sa puissance pour construire l’ordre mondial totalitaire. 

Au contraire, nous voulons échapper à cette emprise internationale. Nous voulons faire naître une nouvelle civilisation fondée sur l’énergie libre intérieure et non sur l’exploitation de forces immorales et violentes comme l’électricité et l’électromagnétisme. Notre projet social est opposé à la centralisation technocratique théocratique. ou Sachant que nombre d’entre nous aurons besoin de s’incarner sur terre à l’avenir pour finaliser certaines expériences ou accomplir des missions spéciales, nous voulons leur offrir des lieux d’accueil acceptables, sinon, ils ne trouveront sur terre que des corps robotisés quasi artificiels, impropres à un développement spirituel.

Question : Comment trouver des partenaires pour ce programme ?

JL : De nouveaux clans branchés sur les bonnes émissions cosmiques sont en train de se constituer. Cela n’a rien de spectaculaire pour le moment, mais l’accélération des évènements mondiaux va créer naturellement une aimantation des âmes qui ont un travail à faire ensemble. La forme que cela prendra est secondaire.


Questions à Joël Labruyère en 2004.


samedi, mars 21, 2026

Les implants majeurs




La confiance naïve dans les puissances de l’invisible et le matérialisme sont les deux pôles de l’emprise séculaire qui retient l’être humain prisonnier dans le camp de la déportation planétaire.

Les deux implants les plus tenaces insérés dans le subconscient sont la confiance en l’autorité, particulièrement l’autorité spirituelle, et son corollaire l’athéisme qui est la maladie de l’âme. 

Des millénaires de dévotion aux dieux des basses hiérarchies, sans aucune perspective libératrice en vue, ont appelé la négation de Dieu. La responsabilité en incombe aux prêtres des religions mondiales qui ont abusé du nom de Dieu pour canaliser l’énergie des croyants vers les égrégores sacerdotaux. Au lieu de libérer l’homme, les croyances religieuses l’ont rendu esclave des puissances invisibles jusqu’au moment où les démons de la matière sont entrés en scène pour la curée finale. Ces démons puissants du matérialisme ont un atout majeur. Ils ont répandu l’idée de l’inexistence des phénomènes spirituels, et ainsi, l’athéisme les met à l’abri d’une investigation sérieuse sur l’origine de leur existence. La preuve de leur existence réside dans la technologie moderne, si l’on sait identifier leur présence à travers les mouvements mécaniques des appareils, et dans nos réactions automatiques et conditionnées. 

Tout est spirituel dans l’univers et chaque élément (feu, air, eau, terre) est le corps d’une hiérarchie d’êtres. Notre vision réduite à l’apparence formelle nous trompe sur la nature des phénomènes physiques. La moindre formation nuageuse est un signe de vie. Les pierres sont habitées. Le clic-clac d’une machine est un son émis par un élémental de la mécanique. Rien de ce qui existe n’est dépourvu d’une certaine forme de vie élémentaire. Les règnes de la nature sont les corps physiques d’entités spirituelles. Ce qui était autrefois une évidence dans la relation des hommes avec la nature est devenu de la superstition.

Si on ne sait plus ressentir la présence de la fée d’un champ de fleurs, comment verra-t-on les démons à l’œuvre dans les machines ? Toutefois, il faut être clair : les hiérarchies qui vivent dans les éléments (élémentaux) et celles qui dépendent du psychisme collectif de l’humanité (anges) n’ont aucun caractère divin ou éternel. Tout ce qui vit dans le monde visible et dans son double invisible (l’au-delà) est périssable, soumis à la naissance et à la mort. C’est pourquoi, afin d’exploiter l’humanité, les hiérarchies invisibles lui ont injecté une double illusion : l’implant de la croyance dans un paradis céleste (religion) et l’espoir dans un paradis matériel (science). Le nouvel âge est un courant qui tente de relier ces deux illusions en une seule espérance : le paradis terrestre de l’âge d’Or. Ce courant pseudo spirituel exprime qu’un accord a été conclu entre les hiérarchies de l’astral et celles de la matière pour boucler l’humanité dans une nouvelle religion : le matérialisme spirituel. Le piège se referme, ce que la parole apocalyptique exprime par « la Bête à deux cornes qui fait des miracles ». On peut définir le rôle de ces deux hiérarchies. L’une contrôle le psychisme humain à partir de ses centres de pouvoir dans l’au-delà. C’est la hiérarchie luciférienne lumineuse qui répand les grandes illusions théologiques et idéalistes. 

L’autre hiérarchie, aussi nommée « loge noire », gère les activités spécifiquement physiques et s’immisce dans l’âme par la technologie et l’électro-magnétisme. Cette hiérarchie démoniaque est appelée « ahrimanienne » en référence au démon perse Ahriman qui selon le mythe « court à grande vitesse en laissant un désert sur son passage ». C’est le dieu de la désertification spirituelle, le mouvement mécanique sans âme. C’est le « Seigneur » des temps modernes qui s’incarnera prochainement dans la grille planétaire électromagnétique préparée à cette intention – exemple : l’informatique. 

Dans le livre de l’Apocalypse, le faux prophète « produit des prodiges » jusqu’à « faire descendre un feu du ciel » et « redonner vie à l’image de la Bête ». Cela signifie qu’à un certain moment, la hiérarchie matérielle « noire » s’accorde avec la hiérarchie luciférienne « blanche » pour produire une grande illusion de nature astrale - la mise en scène médiatique d’un faux « retour du Christ ». Cette re-stimulation de l’implant messianique dans la conscience humaine permettra aux égrégores sacerdotaux de se ré-alimenter en énergie dévotionnelle, laquelle est raréfiée, et dont la privation est figurée dans le livre de l’Apocalypse par « la bête à la tête blessée ». En effet, depuis l’apparition du matérialisme, vers le 16e siècle, et jusqu’à l’effondrement du sentiment religieux au 19e siècle sous la poussée des forces matérielles, un centre vital de la hiérarchie luciférienne dévitalisé, comme décapité. a été Grâce à leur collaboration, orchestrée particulièrement par les jésuites, les sœurs ennemies de la Religion et de la Science, momentanément en trêve, vont réaliser des prodiges, à l’appui de la technologie. 

La télévision sera utilisée pour unifier la conscience humaine autour d’un événement messianique artificiel dont l’intensité déferlera sur la terre entière comme un raz de marée. Auparavant, nos autorités généreront des situations désespérantes et briseront les anciens modèles religieux pour les refondre dans un messianisme acceptable par tous les peuples. C’est là le but de la religion mondiale du nouvel-âge. 

La récupération médiatique de l’émotion soulevée par les catastrophes (naturelles et artificielles) est la première étape de la mise en place de cette religion à base d’humanitarisme sentimental qui joue avec la peur et la compassion amplifiée par les médias. Autrement dit, le contrat entre les hiérarchies matérielles et spirituelles est le suivant : « toi, tu leur fais peur, et moi, j’apporterai l’espoir ». 

Les deux confréries planétaires qui règlent ce ballet macabre sont la loge anglo-saxonne (maçonnerie) et la loge orientale (faussement nommée « grande loge blanche » par les ésotéristes ignorants. La loge anglo-saxonne (ahrimanienne) stimule le progrès scientifique tandis que la loge orientale (luciférienne) prône une religion universelle, dont le Dalaï-lama est un des chantres médiatiques pour annoncer la couleur. 

D’ores et déjà, un esprit lucide qui réalise dans quelle manipulation il est entraîné s’il succombe à la propagande, devrait se débarrasser de ses deux implants : un, l’espérance dans un salut venant de l’invisible, et deux, l’espoir en un progrès matériel. C’est une épreuve, un « jugement pour les âmes ». C’est le test de conscience.

En ce qui concerne les aspects secrets de l’existence, une grande confusion règne parmi les spiritualistes. Si Steiner a clarifié le rôle des hiérarchies lucifériennes et ahrimaniennes, il a hélas laissé croire que l’au-delà serait un royaume spirituel où les forces lucifériennes ne joueraient qu’un rôle mineur. En traçant la chronologie de l’histoire du système solaire, il a bien fait remonter l’origine de la Genèse à la « période de Saturne », mais il n’a pas parlé de ce qui est arrivé avant l’involution dans la forme symbolisée par le « premier jour de la création ». (Saturne est le maître des semailles) Le livre de la Genèse s’ouvre sur la mise en œuvre d’un plan de manifestation de notre univers sous l’égide des dieux créateurs, les Elohim. Les religions présentent cette création comme un acte de volonté divine, mais c’est précisément là que réside la mystification théologique. Le mystère, l’unique grand secret métaphysique, c’est que la création de notre monde est la conséquence d’un accident cosmique survenu antérieurement à la Genèse. 

Cet événement archaïque, d’avant le temps, est relaté dans les mythes antiques comme le combat des Titans, la confrontation entre les Dieux d’une nature aussi radicalement opposée que le feu et l’eau. Le choc des contraires. La mythologie nordique parle du combat entre les dieux premiers nés, les Vanir, et une hiérarchie secondaire, les Aesir, qui supplanteront les premiers en devenant les gardiens de notre univers formel. Notre monde va donc de travers car nos guides célestes ne sont pas à la hauteur, usant de leur pouvoir pour entretenir leurs privilèges en vampirisant l’humanité. Nous retrouvons ici le mythe des frères ennemis, Caïn et Abel. Caïn, le premier né, conçu par Eve et un dieu, s’immisce dans le monde d’Abel. Par son feu, Caïn veut propulser Abel en avant, mais il le brûle par sa trop forte intensité spirituelle. Caïn doit alors se retirer « errant et fugitif », et Seth remplacera Abel comme Berger du monde. Caïn est le maître des mystères secrets, et il tente perpétuellement d’allumer un feu spirituel dans les masses humaines noyées dans l’eau de l’existence (Caïn signifie « maître » et Abel veut dire « apparence, vanité »). 

Lorsque Steiner relate la « chute des esprits de Lucifer », il ne s’agit aucunement de la chute originelle ayant entraîné l’âme dans l’évolution. Pour les anciens gnostiques (gnose = science divine), notre univers est une création secondaire, déconnectée du cœur universel, et les démiurges ainsi que les hiérarchies de l’au-delà ne sont pas reliées à l’Absolu. L’Absolu ne produit que des créations absolument parfaites à son image. Ce qui émane de l’Absolu ne prend pas la voie de l’involution, mais s’élève dans ce qu’on peut appeler une éternelle ascension divine.

Toutefois, la liberté accordée à l’esprit – le libre arbitre – autorise des dieux à s’octroyer des royaumes soumis à leurs propres règles. Le mythe de la chute de Lucifer (le porteur de lumière) témoigne de cette possibilité. C’est l’enjeu et le risque de la liberté. Le pire peut alors survenir, et la voie d’expérience empruntée par des fils divins risque de s’écarter de l’harmonie universelle. 

Notre univers est la conséquence d’une telle déviation. Alors quelle était encore dans l’enfance, la vague de vie humaine a été emportée dans un cycle de descente et d’oubli où elle doit reprendre conscience par l’expérience de la souffrance et de la limitation. Accepter cette limitation et y voir une évolution est du satanisme. La doctrine de l’évolution ne tient compte que de l’évolution de la forme et de la maturation de notre égo. Cette individualité ne sert qu’à nous orienter dans un monde étranger où notre âme est déportée. Le « moi » n’est qu’une lampe pour nous repérer dans les ténèbres. Ce moi peut évoluer, mais lorsqu’il atteint sa limite, il régresse. Il meurt et disparaît. Un autre moi apparaît à chaque nouvelle naissance, chargé de l’essence du karma du moi précédent. Ainsi tourne la roue de l’existence. 

Quant à l’essence divine - l’atome spirituel - elle ne varie pas, et elle n’est pas soumise à cette pseudo évolution. Lorsqu’un moi provisoire prend conscience de ce processus, un signal de l’âme peut être enregistré par la conscience. Et si l’être s’ouvre à la voix de l’âme, un processus de régénération commence. Si on force cet éveil par des pratiques ésotériques, on en fabrique une caricature. On développe alors les pouvoirs du « surmoi », et on se retrouve encore plus démuni et misérable dans une vie future. 

La doctrine d’une évolution spirituelle a été enseignée au siècle dernier pour amener les chercheurs de vérité vers une vérité supérieure. Mais il n’y a pas d’évolution pour l’essence divine. Le concept spiritualiste qui prône une évolution progressive de vie en vie est dans la même impasse que le progrès scientifique matérialiste.

Pour se libérer, il faut se défaire des implants de l’évolution spirituelle et matérielle. C’est un retournement de conscience, une rupture avec la culture humaine qui nous conditionne.

Fondamentalement, l’espérance est le moteur de la vie. Mais il faut réserver notre espoir pour ce qui mérite de vivre éternellement, sinon succèdera toujours la aux déception fausses espérances. Celui qui croit que son égo va continuellement grandir, est la victime de l’implant subconscient « luciférien ». S’il pense que la domination matérielle est un but en soi, il démontre alors sa soumission à l’implant subconscient « ahrimanien ». 

Les démons possèdent l’être humain par le subconscient, ce qui leur permet de s’immiscer dans la volonté humaine en donnant l’illusion d’une liberté de conscience. Seul l’être très attentif à son comportement et à ses pensées peut déceler leur présence, mais hélas, les démons qui œuvrent à travers le corps sont indiscernables. Il est déjà difficile de débusquer les esprits, trompeurs, qui nous sollicitent depuis l’au-delà à travers les médiums et channels, alors, comment discerner des esprits qui épousent nos mouvements physiques et notre volonté ? 

L’être humain ne peut pas voir à travers le voile des apparences. Mais il peut devenir attentif et prudent. Le système d’implant peut prendre une forme angélique ou démoniaque. Il est toujours fondé sur une emprise à travers l’espoir d’une amélioration, d’une guérison, d’un sauveur, de jours meilleurs ici-bas, dans l’au-delà ou dans une vie prochaine. L’implant a été inséré dans la zone la plus sensible où l’humain forge ses idéaux supérieurs. C’est pourquoi cette technologie archaïque qu’est la magie religieuse a toujours été l’instrument du pouvoir. 

Depuis un siècle, c’est la technologie matérielle qui domine. Mais c’est toujours la même propagande : « les choses évoluent dans le bon sens, tout va de mieux en mieux ; les difficultés présentes seront suivies d’un avenir radieux ». L’être humain empoisonné par l’idée de progrès ne réalise pas qu’on lui chante cette rengaine depuis des millénaires, à travers le cycle présent de civilisation, et depuis des millions d’années de soit disant évolution. L’humain au cerveau lavé, veut croire malgré tout en des lendemains qui chantent, malgré le perpétuel déni de la réalité. La propagande religieuse et scientiste lui crie dans les oreilles qu’il est le roi de la création, et tous les charlatans idéalistes lui promettent monts et merveilles. Les rares véritables bienfaiteurs de l’humanité sont traités d’oiseaux de mauvais augure. Ils ne promettent pas un paradis terrestre, ni une retraite dans le « pays de l’éternel été » et encore moins une réincarnation dans le jardin des délices. Ils disent simplement ceci : « laissez tomber les illusions qu’on vous a implantées et retournez à votre vie originelle ». C’est le sens de la parole : « mon royaume n’est pas de ce monde ». Cette parole nous rappelle la véritable espérance, celle qui échappe à la double illusion religieuse et matérialiste. 

Les illusions spirituelles et matérielles ont été implantées dans le psychisme humain dans le but d’annuler l’espérance fondamentale qui provient d’une mémoire archaïque d’avant la création du système solaire. Aucun thérapeute ne vous délivrera de ces implants, sinon vous-même, lorsque vous vous souvenez de votre programme de vie. Au contraire, les médecins de l’âme et du corps renforceront vos illusions fondamentales car ils en vivent. 

Avez-vous déjà entendu un thérapeute vous recommander l’immortalité comme seul remède contre la maladie et la mort ? Il n’y a rien à vendre ! Les sages de ce monde ne peuvent rien pour vous. Ils vous consolent un moment, et vous continuez à souffrir. Les implants des fausses espérances obturent le canal spirituel qui vous relie à l’univers éternel à travers l’atome impérissable. 

Pour renouer la communication entre l’atome éternel et la dimension d’où provient le germe de votre divinité originelle, il faut arracher les implants qui font barrage. Ce travail n’est pas comparable à l’extraction d’une dent. C’est un long combat contre l’hydre dont les têtes réapparaissent sans cesse sous forme de nouvelles illusions.

Pour effectuer ce parcours du combattant de l’âme, il faut s’appuyer sur un idéal en relation avec l’immortalité. Il faut avoir la foi dans votre essence immortelle, et la foi fécondera le processus d’immortalisation. Certains instructeurs spirituels ont tenté de briser l’égo de leurs disciples alors que ceux-ci n’avaient pas encore foi dans leur devenir éternel. Certains chercheurs de vérité n’ont pas assez de maturité pour voir la réalité du monde en face. La seule lecture de thèses conspirationnistes leur fait peur. Comment pourraient-ils confronter leurs démons subconscients ? Nul ne le peut s’il ne possède une foi totale dans son essence éternelle. Celui qui ne doute plus de sa destinée éternelle, peut regarder en face les horreurs du monde. A chaque fois qu’une illusion est débusquée, c’est une écaille qui tombe de ses yeux, et il jubile.

Undercover


dimanche, mars 15, 2026

Aperçus ésotériques sur la technologie noire de l’avenir

 

En 1920, Rudolf Steiner disait déjà de la technologie occidentale qui n’était alors pas encore touchée par les techniques binaires : 

« Des esprits éclairés d’aujourd’hui considèrent comme superstitieux de voir des puissances spirituelles à l’œuvre dans les phénomènes naturels. Ils ne se doutent pas le moins du monde que des esprits démoniaques sont actifs dans tout le domaine de la technologie créée par la race humaine. Il leur sera difficile de le voir, parce que ces puissances agissent dans la volonté – et je vous ai souvent dit que la volonté est endormie. Elles agissent à un niveau inconscient et s’emparent de l’esprit humain. 

En voici la conséquence : dans le passé, les êtres humains possédaient au moins une certaine conscience des puissances démoniaques. Aujourd’hui, les puissances démoniaques remuent à leur gré dans tous les produits de la technologie : leurs activités s’étendent jusque dans la sphère de la volonté humaine, mais les êtres humains ne sont pas encore prêts à le reconnaître… Dans les anciens temps, les esprits perçus dans les phénomènes de la nature étaient lucifériens ; les esprits actifs dans les machines, dans tous les produits de la technologie, sont ahrimaniens. Les êtres humains s’entourent donc eux mêmes d’un monde ahrimanien qui se développe de façon tout à fait autonome.

Vous percevrez cette tendance dans l’évolution humaine. D’un monde luciférien qui influence encore leurs esprits conscients et détermine leurs destinées, les êtres humains sont entraînés dans un monde ahrimanien. Et aujourd’hui, cela se produit à une vitesse très rapide. 

Ce monde ahrimanien agit sur la volonté humaine, et l’intellectualisme de la science moderne ne permet pas aux gens de devenir immédiatement conscients de la volonté. Le grand danger est que le monde ahrimanien s’empare de la volonté humaine et que les êtres humains se trouvent complètement désemparés parmi les puissances démoniaques présentes dans les produits de la technologie. »

Depuis cette époque, deux tendances sont apparues. D’un côté, un nombre croissant de personnes se sont intéressées à la science spirituelle et cherchent en elle des solutions aux problèmes engendrés par la technologie. De l’autre, la technologie elle-même fut précipitée dans la forme binaire durant la seconde guerre mondiale et a progressé sur cette voie à une vitesse incroyable. Les hommes se trouvent véritablement désorientés au milieu des puissances démoniaques qui l’habitent. 

La fin du XXème siècle est caractérisée par l’émergence de « l’Académie » de Silicon Valley, qui a fourni aux démons anti Michaéliques une prise très solide sur la vie humaine, à partir de laquelle ils espèrent, au tournant du siècle (et du millénaire), détruire le mouvement Michaëlique.

Les véritables disciples de Michaël sont appelés à notre époque à pénétrer profondément par la pensée dans cette forteresse, et « à offrir aux Dieux les secrets arrachés aux démons ». 

Le début du troisième millénaire (dès le XXIème siècle) sera profondément influencé par l’événement historique que Rudolf Steiner décrit dans les termes suivants :


« … avant qu’une partie seulement du troisième millénaire de l’ère post Chrétienne se soit écoulée, il y aura, à l’Ouest, une incarnation véritable d’Ahriman : Ahriman en chair et en os. L’humanité sur terre ne peut pas échapper à cette incarnation d’Ahriman. Elle va inévitablement survenir. Mais ce qui importe, c’est que les hommes trouvent le point de vue juste pour le confronter. 

Partout où des préparatifs ont lieu pour de telles incarnations, nous devons être très vigilants face à certaines tendances de l’évolution. Un être comme Ahriman, qui va s’incarner à l’Ouest dans les temps à venir, prépare son incarnation à l’avance. En vue de cette incarnation sur terre, Ahriman dirige certaines forces de l’évolution de manière à ce qu’elles le servent le mieux possible. Un mal en résulterait si les hommes vivaient ces évènements à moitié endormis, incapables de reconnaître certains phénomènes de la vie comme des préparatifs pour l’incarnation d’Ahriman dans le physique. On ne peut trouver l’attitude juste qu’en reconnaissant dans l’une ou l’autre série d’évènements la préparation que fait Ahriman pour son existence terrestre. Il est temps pour les individus de reconnaître autour d’eux les tendances et les évènements qui sont des machinations d’Ahriman, pour préparer sa prochaine incarnation. » 

L’expansion irrésistible de la technologie de l’ordinateur binaire, qui n’existait pas encore du temps de Rudolf Steiner, est aujourd’hui le facteur le plus influent dans la préparation de l’incarnation d’Ahriman, l’œuvre du puissant Démon-Solaire, de la Bête Binaire. En fait, nous pouvons dire que l’incarnation d’Ahriman est, dans un certain sens, l’incarnation de la Bête Binaire.

Ahriman provient de sphères éloignées et étrangères à l’évolution humaine sur terre. Son but est de détourner cette évolution de sa voie normale et de l’orienter vers d’autres formes d’existence, inhumaines, tout à fait opposées à celles prévues pour l’homme par ses créateurs. L’incarnation physique de cette divinité étrangère sera rendue possible par des procédés occultes pernicieux : 

« Cette incarnation d’Ahriman ne pourra pas être évitée ; elle est inévitable, car il faut que les hommes se trouvent face à face avec Ahriman. Il sera l’individualité qui montrera aux hommes à quel niveau inouï d’intelligence ils peuvent parvenir, s’ils font appel à toute l’aide que les forces terrestres peuvent leur apporter pour développer l’intelligence et l’ingéniosité. Au milieu des catastrophes qui frapperont l’humanité dans un proche avenir, les hommes vont devenir extrêmement inventifs ; l’homme découvrira toutes sortes de forces et de substances dans l’univers qu’il utilisera pour se nourrir. Mais toutes ces découvertes montreront au même moment que ce qui est matériel est lié aux organes de l’intellect, pas aux organes de l’esprit. 

Les gens apprendront ce qu’il faut manger et boire pour devenir très intelligents. On ne peut pas développer sa spiritualité en mangeant et en buvant, mais on peut, par contre, acquérir une intelligence raffinée. Les hommes ne connaissent pas encore ces secrets ; non seulement ils chercheront à les percer à jour, mais ces connaissances seront le résultat inévitable des catastrophes qui auront lieu dans un proche avenir. 

Certaines sociétés secrètes – dans lesquelles des préparatifs sont déjà en cours - vont appliquer ces choses de manière à créer les conditions nécessaires pour une incarnation véritable d’Ahriman sur terre ». 

Il est à peine nécessaire de souligner le rôle que joue l’intelligence artificielle dans ces préparatifs pour l’incarnation d’Ahriman. Il n’existe aujourd’hui presque plus d’institut de recherche sur terre qui ne se base sur les ordinateurs. 

En fait, beaucoup de recherches actuellement ne s’effectuent pas en expérimentant avec des substances et des processus réels, mais en travaillant par simulation sur ordinateur ! 

Ahriman ne veut pas seulement attirer en son pouvoir les parfaits matérialistes. De nombreux êtres humains, qui ont un penchant pour l’esprit mais sans poursuivre activement un développement spirituel, seront victimes de sa suprême intelligence :

« En usant d’artifices prodigieux, il donnera aux hommes toute la connaissance clairvoyante qui jusque-là ne pouvait être acquise qu’au moyen d’un travail et d’un effort intenses. 

Les hommes pourront vivre en matérialistes ; ils pourront manger et boire, et ils n’auront besoin de faire aucun effort spirituel. Les courants ahrimaniens se développeront sans entrave. Quand Ahriman s’incarnera à l’Ouest au moment fixé, il créera une grande école occulte pour la pratique des arts magiques les plus grandioses, et ce qui, autrement, ne peut être acquis que par un effort énergique, sera donné à l’humanité. 

N’imaginez jamais qu’Ahriman va apparaître comme une sorte de prestidigitateur, jouant des tours malicieux aux êtres humains. Non, vraiment pas ! Ceux qui aiment la facilité, qui ne veulent rien avoir à faire avec la science spirituelle, seront victimes de sa magie, car au moyen de prodigieux artifices, il sera capable de rendre un grand nombre d’êtres humains prophètes – mais de telle manière que la clairvoyance de chacun sera strictement individuelle. Ce qu’une personne verra, une seconde et une troisième personnes ne le verront pas. La confusion régnera et, malgré le fait d’avoir accès à la sagesse clairvoyante, les hommes vont inévitablement entrer en conflit à cause de la totale diversité de leurs visions. 

Cependant, en fin de compte, ils seront tous satisfaits de leur propre vision particulière, car chacun sera capable de voir dans le monde spirituel. De cette manière, toute culture sur la terre deviendra la proie d’Ahriman. Les hommes succomberont devant Ahriman, simplement pour n’avoir pas acquis par leurs propres efforts ce qu’Ahriman sera prêt à leur donner. 

Il n’y aura pas de plus mauvais conseil que de leur dire : « Restez exactement ce que vous êtes ! Ahriman va vous rendre tous clairvoyants si vous en avez envie. Et vous le souhaiterez parce que le pouvoir d’Ahriman sera très grand ». 

Le résultat sera l’établissement du royaume d’Ahriman sur terre et la ruine de tout ce que la culture humaine a pu produire jusqu’ici ; toutes les tendances désastreuses, inconsciemment les plus entretenues aujourd’hui, auront libre cours. »

Si nous regardons au-delà des premiers siècles du troisième millénaire, nous voyons l’ensemble de l’humanité devenir peu à peu naturellement clairvoyante. Physiquement, l’homme sera plus faible. Le déclin de ses forces physiques fait nécessairement partie de l’évolution. Ce n’est pas un déclin de l’homme lui même (à moins qu’il ne reste lié à son corps), mais seulement de son organisme physique : 

« Mais maintenant, dans la cinquième époque Post-Atlantéenne, il est sur la voie du déclin, il est un être devenant physiquement faible, et il n’aurait plus la force de percevoir le monde comme les Grecs le faisaient. » 

Les sens physiques, la vue, l’ouïe, etc., vont s’affaiblir et seront remplacés d’un côté – dans le cas de ceux qui suivent le chemin spirituel – par une perception clairvoyante de plus en plus claire, et de l’autre, par une perception artificielle au moyen d’appareils de simulation. La télévision, la vidéo, l’audio digital, l’holographie, etc., sont les précurseurs de l’image digitale (i.e. binaire) et d’appareils de traitement du son qui vont partiellement remplacer la vue et l’ouïe physiques pour une bonne part de l’humanité. 

Aujourd’hui déjà, l’homme regarde le monde à travers la télévision, des microscopes électroniques, des radio-télescopes à images computérisées, des appareils de diagnostic médical à images digitales, etc. Les pilotes militaires s’entraînent sur des simulateurs de vol, c’est-à-dire des modèles de cockpits d’avions militaires dans lesquels vitres et instruments sont des écrans de télévisions. Les images réagissent aux contrôles exactement comme en situation réelle, le champ de vision à partir du cockpit se modifie au fur et à mesure que le pilote manœuvre son appareil, et les cadrans des instruments fournissent les indications appropriées. 

Tout cela nous conduit vers le remplacement des situations réelles par des simulations adaptées au besoin et au désir de l’individu. De telles techniques peuvent naturellement déboucher sur toutes sortes d’abus et portent en elles la tentation de créer des mondes imaginaires, qui permettront d’échapper aux pénibles réalités de la vie en vivant des expériences sensorielles artificiellement produites.

De tels mondes ne seront, après tout, rien d’autre que le développement logique ultime de ce qui a débuté à la fin du siècle dernier avec le cinéma. 

Il se peut que la véritable clairvoyance de la race spirituelle soit imitée, à l’avenir, de manière caricaturée, par l’utilisation de « machine à clairvoyance ».  De tels appareils auraient pour ancêtres les « machines à méditer » déjà employées aux Etats-Unis et qui commencent à arriver en Europe. Ces machines de la première génération provoquent chez leurs utilisateurs une modification de la conscience en appliquant au cerveau des impulsions appropriées.


Leur fonctionnement se base sur les techniques médicales développées au cours des dernières décennies au moyen de l’électro-encéphalographie et d’autres formes d’électro-diagnostic. On peut raisonnablement supposer que ces premiers modèles seront suivis par d’autres, toujours plus perfectionnés, à mesure que l’on découvre tout ce que l’on peut atteindre en stimulant électriquement le cerveau. 

Les hommes vont se séparer progressivement en deux races, la race spirituelle utilisant la nouvelle clairvoyance de manière morale, la race matérialiste cherchant plutôt à investiguer les forces spirituelles de la matière et celles des domaines sous physiques. Ensuite, avec l’avancement de la civilisation Anglo-Germanique, de nouvelles facultés vont spontanément apparaître en l’être humain. 

L’homme va apprendre à agir directement par la pensée sur les processus électriques. Il va aussi acquérir la maîtrise des processus physiques et vitaux impliqués dans la conception et la naissance, et il apprendra à déterminer quel genre d’âmes doivent s’incarner. Le génie génétique, qui accomplit de nos jours ses premiers pas hésitants, va développer les techniques permettant de modifier le corps physique. 

C’est là un développement nécessaire, susceptible lui aussi d’abus et qui va produire d’étranges mutants. Derrière le désir de contrôler l’incarnation d’un être dans la forme physique humaine, se trouve la connaissance occulte à laquelle il est fait allusion dans la création d’Homunculus du Faust de Goethe. 

La manipulation génétique de pointe, combinée avec les techniques que Rudolf Steiner appelait l’occultisme eugénique (contrôle de la conception et de la naissance afin de ne permettre qu’à certains types d’âmes de s’incarner), influencera très profondément la vie sociale.

La médecine se présentera également sous des formes très spirituelles, autant dans la voie du bien que dans celle du mal. 

Dans cette cinquième période de culture post-atlantéenne, l’intelligence artificielle atteindra un stade de développement très avancé et les hommes se développeront en étant intimement liés aux machines. Après les débuts bien maladroits de la robotique actuelle, les êtres-machines les plus remarquables vont apparaître. Les hommes vont devenir de plus en plus conscients des morts, et les âmes qui ont passé le seuil vont jouer un rôle important dans tous ces développements. Soit elles agiront, à partir de leurs propres impulsions, comme sources d’inspiration depuis le monde spirituel, soit elles se verront attirées par des procédés maléfiques dans la toile que tisse l’intelligence artificielle. 

Un autre produit de l’intelligence artificielle, qui sera progressivement mis en relation avec le cosmos et qui analysera les influences cosmiques les plus variées de façon matérialiste, résidera dans le fait que les hommes vont acquérir la maîtrise de nouvelles énergies, d’une puissance extraordinaire, bien plus grande que celle de la fission ou de la fusion nucléaire. En faisant un mauvais usage de l’énergie vibratoire, les hommes seront victimes d’eux-mêmes et mettront en mouvement des forces qu’ils ne pourront plus contrôler.

A cette époque, l’humanité terrestre aura exploré les confins du système solaire à travers sa continuelle conquête de l’espace.

Face à toute cette évolution, la grande masse de l’humanité se verra entraînée par le style de vie de la race matérialiste, du fait que la science et la technologie deviendront de plus en plus incompréhensibles pour l’homme de la rue. 
Les confréries occultes occidentales et les autres leaders de l’humanité matérialiste vont exercer une domination croissante sur l’humanité en général. Quant aux membres de la race spirituelle, ils vont se rassembler en communautés fondées sur la fraternité chrétienne et la liberté. Leur science et leur technologie propres vont prendre des formes très différentes de celles de la race matérialiste. Ils vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider et protéger ceux qui cherchent à échapper au monde de la technologie démoniaque. Les membres de la race matérialiste pourront encore rejoindre ceux qui ont choisi de suivre la voie spirituelle de l’évolution.

Les sixième et septième époques post-atlantéennes

Durant la civilisation Slave, l’homme va développer des facultés spirituelles et mentales toujours plus poussées. Le pouvoir de « l’esprit sur la matière » sera une réalité. L’intelligence artificielle ira encore plus loin. L’être ordinateur, qui sera transformé au point de ne plus le reconnaître, n’aura plus pour fondement physique des réseaux de machines séparées comme c’est le cas aujourd’hui. La technologie matérialiste aura appris à utiliser les champs magnétiques et électriques de la terre, transformant la terre elle-même en un gigantesque ordinateur. La manipulation du champ magnétique terrestre se pratiquera en Amérique du nord, où les conditions géographiques particulières sont favorables. Des hommes se serviront de ce champ pour exercer leur influence sur toute la planète. 

A cette époque, le pouvoir de l’homme s’étendra même très loin dans le cosmos, et de puissants processus cosmiques seront mis à son service. 

Au sein de l’humanité spirituelle, des hommes travailleront à partir de forces morales hautement développées. Leur technologie sera empreinte de beauté et source d’harmonie et de guérison pour l’environnement. De leur rang émergera le Bouddha du futur, dont les seules paroles transformeront le mal en bien. Les races spirituelles et matérialistes ne se ressembleront plus. 

Durant cette sixième époque post atlantéenne, la Bête Binaire interviendra à une échelle beaucoup plus grande. La sixième période correspond au premier « 6 » dans son symbole 666. Ensuite, aux alentours du septième millénaire, l’humanité entrera dans la période dite Américaine. 

La civilisation Américaine sera une période terrible dans l’évolution de la terre pour ceux qui n’auront pas choisi le chemin spirituel. Le développement physiologique des êtres humains aura tellement changé que la femme ne pourra plus enfanter. D’autres voies d’incarnation seront développées, bonnes ou mauvaises. Les « bébés éprouvettes » sont une toute première et faible indication d’une des directions dans laquelle une technique particulière de procréation va se développer. 

Durant cette septième période de culture post-atlantéenne, l’orbite de la lune, qui a déjà commencé très lentement à décliner, va amener la lune à se rapprocher de la terre et finalement à se réunir avec elle. Les forces pétrifiantes de la lune vont créer des conditions redoutables pour ceux qui ne se seront pas élevés au dessus de l’emprise de la matière. Le mal et la violence vont atteindre des niveaux jusque-là insoupçonnés et l’humanité va largement se détruire elle même dans la Guerre de Tous contre Tous. Ce sera la tâche de la race de l’humanité hautement développée spirituellement de sauver et de protéger durant cette période les êtres humains qui passeront dans la nouvelle phase d’évolution après la Guerre de Tous contre Tous. Le travail des communautés de la race spirituelle sera totalement imprégné par l’impulsion du Christ. Elles vont pouvoir manipuler des forces de bien aussi puissantes que les forces de mal du Démon Solaire. 

De cette époque désolante de la septième civilisation post-atlantéenne, Rudolf Steiner dit : « L’effondrement de la culture post-atlantéenne proviendra du manque de moralité. La race Lémurienne fut détruite pas le feu, la race Atlantéenne par l’eau ; la nôtre sera détruite par la « Guerre de Tous contre Tous », par le mal, par le combat des hommes entre eux. 

L’humanité va se détruire elle-même dans un combat fratricide. Et la chose terrible – beaucoup plus tragique que pour toute autre catastrophe – sera que la responsabilité en reviendra aux hommes eux-mêmes. Une très petite poignée d’hommes réussira à se sauver et à passer dans la sixième époque.

Ce petit groupe aura développé un total altruisme. Les autres vont faire preuve de toute l’habileté et d’une ruse inimaginable pour pénétrer et maîtriser les forces physiques de la nature, mais sans atteindre le niveau essentiel d’altruisme. Ils vont déclencher la Guerre de Tous contre Tous et causeront la destruction de notre civilisation. 

Dans la septième époque post atlantéenne, pour être précis, cette Guerre de Tous contre Tous va éclater de la façon la plus terrible. De grandes et puissantes forces jailliront des découvertes qui vont transformer la terre en une sorte d’appareil électrique fonctionnant de manière autonome. 

Extrait de : "De Jundi Shapur à Silicon Valley: l'impulsion spirituelle derrière le développement des ordinateurs et l'avenir de la technologie dans leurs relations avec le mouvement anthroposophique", Paul Emberson.