samedi, mars 21, 2026

Les implants majeurs




La confiance naïve dans les puissances de l’invisible et le matérialisme sont les deux pôles de l’emprise séculaire qui retient l’être humain prisonnier dans le camp de la déportation planétaire.

Les deux implants les plus tenaces insérés dans le subconscient sont la confiance en l’autorité, particulièrement l’autorité spirituelle, et son corollaire l’athéisme qui est la maladie de l’âme. 

Des millénaires de dévotion aux dieux des basses hiérarchies, sans aucune perspective libératrice en vue, ont appelé la négation de Dieu. La responsabilité en incombe aux prêtres des religions mondiales qui ont abusé du nom de Dieu pour canaliser l’énergie des croyants vers les égrégores sacerdotaux. Au lieu de libérer l’homme, les croyances religieuses l’ont rendu esclave des puissances invisibles jusqu’au moment où les démons de la matière sont entrés en scène pour la curée finale. Ces démons puissants du matérialisme ont un atout majeur. Ils ont répandu l’idée de l’inexistence des phénomènes spirituels, et ainsi, l’athéisme les met à l’abri d’une investigation sérieuse sur l’origine de leur existence. La preuve de leur existence réside dans la technologie moderne, si l’on sait identifier leur présence à travers les mouvements mécaniques des appareils, et dans nos réactions automatiques et conditionnées. 

Tout est spirituel dans l’univers et chaque élément (feu, air, eau, terre) est le corps d’une hiérarchie d’êtres. Notre vision réduite à l’apparence formelle nous trompe sur la nature des phénomènes physiques. La moindre formation nuageuse est un signe de vie. Les pierres sont habitées. Le clic-clac d’une machine est un son émis par un élémental de la mécanique. Rien de ce qui existe n’est dépourvu d’une certaine forme de vie élémentaire. Les règnes de la nature sont les corps physiques d’entités spirituelles. Ce qui était autrefois une évidence dans la relation des hommes avec la nature est devenu de la superstition.

Si on ne sait plus ressentir la présence de la fée d’un champ de fleurs, comment verra-t-on les démons à l’œuvre dans les machines ? Toutefois, il faut être clair : les hiérarchies qui vivent dans les éléments (élémentaux) et celles qui dépendent du psychisme collectif de l’humanité (anges) n’ont aucun caractère divin ou éternel. Tout ce qui vit dans le monde visible et dans son double invisible (l’au-delà) est périssable, soumis à la naissance et à la mort. C’est pourquoi, afin d’exploiter l’humanité, les hiérarchies invisibles lui ont injecté une double illusion : l’implant de la croyance dans un paradis céleste (religion) et l’espoir dans un paradis matériel (science). Le nouvel âge est un courant qui tente de relier ces deux illusions en une seule espérance : le paradis terrestre de l’âge d’Or. Ce courant pseudo spirituel exprime qu’un accord a été conclu entre les hiérarchies de l’astral et celles de la matière pour boucler l’humanité dans une nouvelle religion : le matérialisme spirituel. Le piège se referme, ce que la parole apocalyptique exprime par « la Bête à deux cornes qui fait des miracles ». On peut définir le rôle de ces deux hiérarchies. L’une contrôle le psychisme humain à partir de ses centres de pouvoir dans l’au-delà. C’est la hiérarchie luciférienne lumineuse qui répand les grandes illusions théologiques et idéalistes. 

L’autre hiérarchie, aussi nommée « loge noire », gère les activités spécifiquement physiques et s’immisce dans l’âme par la technologie et l’électro-magnétisme. Cette hiérarchie démoniaque est appelée « ahrimanienne » en référence au démon perse Ahriman qui selon le mythe « court à grande vitesse en laissant un désert sur son passage ». C’est le dieu de la désertification spirituelle, le mouvement mécanique sans âme. C’est le « Seigneur » des temps modernes qui s’incarnera prochainement dans la grille planétaire électromagnétique préparée à cette intention – exemple : l’informatique. 

Dans le livre de l’Apocalypse, le faux prophète « produit des prodiges » jusqu’à « faire descendre un feu du ciel » et « redonner vie à l’image de la Bête ». Cela signifie qu’à un certain moment, la hiérarchie matérielle « noire » s’accorde avec la hiérarchie luciférienne « blanche » pour produire une grande illusion de nature astrale - la mise en scène médiatique d’un faux « retour du Christ ». Cette re-stimulation de l’implant messianique dans la conscience humaine permettra aux égrégores sacerdotaux de se ré-alimenter en énergie dévotionnelle, laquelle est raréfiée, et dont la privation est figurée dans le livre de l’Apocalypse par « la bête à la tête blessée ». En effet, depuis l’apparition du matérialisme, vers le 16e siècle, et jusqu’à l’effondrement du sentiment religieux au 19e siècle sous la poussée des forces matérielles, un centre vital de la hiérarchie luciférienne dévitalisé, comme décapité. a été Grâce à leur collaboration, orchestrée particulièrement par les jésuites, les sœurs ennemies de la Religion et de la Science, momentanément en trêve, vont réaliser des prodiges, à l’appui de la technologie. 

La télévision sera utilisée pour unifier la conscience humaine autour d’un événement messianique artificiel dont l’intensité déferlera sur la terre entière comme un raz de marée. Auparavant, nos autorités généreront des situations désespérantes et briseront les anciens modèles religieux pour les refondre dans un messianisme acceptable par tous les peuples. C’est là le but de la religion mondiale du nouvel-âge. 

La récupération médiatique de l’émotion soulevée par les catastrophes (naturelles et artificielles) est la première étape de la mise en place de cette religion à base d’humanitarisme sentimental qui joue avec la peur et la compassion amplifiée par les médias. Autrement dit, le contrat entre les hiérarchies matérielles et spirituelles est le suivant : « toi, tu leur fais peur, et moi, j’apporterai l’espoir ». 

Les deux confréries planétaires qui règlent ce ballet macabre sont la loge anglo-saxonne (maçonnerie) et la loge orientale (faussement nommée « grande loge blanche » par les ésotéristes ignorants. La loge anglo-saxonne (ahrimanienne) stimule le progrès scientifique tandis que la loge orientale (luciférienne) prône une religion universelle, dont le Dalaï-lama est un des chantres médiatiques pour annoncer la couleur. 

D’ores et déjà, un esprit lucide qui réalise dans quelle manipulation il est entraîné s’il succombe à la propagande, devrait se débarrasser de ses deux implants : un, l’espérance dans un salut venant de l’invisible, et deux, l’espoir en un progrès matériel. C’est une épreuve, un « jugement pour les âmes ». C’est le test de conscience.

En ce qui concerne les aspects secrets de l’existence, une grande confusion règne parmi les spiritualistes. Si Steiner a clarifié le rôle des hiérarchies lucifériennes et ahrimaniennes, il a hélas laissé croire que l’au-delà serait un royaume spirituel où les forces lucifériennes ne joueraient qu’un rôle mineur. En traçant la chronologie de l’histoire du système solaire, il a bien fait remonter l’origine de la Genèse à la « période de Saturne », mais il n’a pas parlé de ce qui est arrivé avant l’involution dans la forme symbolisée par le « premier jour de la création ». (Saturne est le maître des semailles) Le livre de la Genèse s’ouvre sur la mise en œuvre d’un plan de manifestation de notre univers sous l’égide des dieux créateurs, les Elohim. Les religions présentent cette création comme un acte de volonté divine, mais c’est précisément là que réside la mystification théologique. Le mystère, l’unique grand secret métaphysique, c’est que la création de notre monde est la conséquence d’un accident cosmique survenu antérieurement à la Genèse. 

Cet événement archaïque, d’avant le temps, est relaté dans les mythes antiques comme le combat des Titans, la confrontation entre les Dieux d’une nature aussi radicalement opposée que le feu et l’eau. Le choc des contraires. La mythologie nordique parle du combat entre les dieux premiers nés, les Vanir, et une hiérarchie secondaire, les Aesir, qui supplanteront les premiers en devenant les gardiens de notre univers formel. Notre monde va donc de travers car nos guides célestes ne sont pas à la hauteur, usant de leur pouvoir pour entretenir leurs privilèges en vampirisant l’humanité. Nous retrouvons ici le mythe des frères ennemis, Caïn et Abel. Caïn, le premier né, conçu par Eve et un dieu, s’immisce dans le monde d’Abel. Par son feu, Caïn veut propulser Abel en avant, mais il le brûle par sa trop forte intensité spirituelle. Caïn doit alors se retirer « errant et fugitif », et Seth remplacera Abel comme Berger du monde. Caïn est le maître des mystères secrets, et il tente perpétuellement d’allumer un feu spirituel dans les masses humaines noyées dans l’eau de l’existence (Caïn signifie « maître » et Abel veut dire « apparence, vanité »). 

Lorsque Steiner relate la « chute des esprits de Lucifer », il ne s’agit aucunement de la chute originelle ayant entraîné l’âme dans l’évolution. Pour les anciens gnostiques (gnose = science divine), notre univers est une création secondaire, déconnectée du cœur universel, et les démiurges ainsi que les hiérarchies de l’au-delà ne sont pas reliées à l’Absolu. L’Absolu ne produit que des créations absolument parfaites à son image. Ce qui émane de l’Absolu ne prend pas la voie de l’involution, mais s’élève dans ce qu’on peut appeler une éternelle ascension divine.

Toutefois, la liberté accordée à l’esprit – le libre arbitre – autorise des dieux à s’octroyer des royaumes soumis à leurs propres règles. Le mythe de la chute de Lucifer (le porteur de lumière) témoigne de cette possibilité. C’est l’enjeu et le risque de la liberté. Le pire peut alors survenir, et la voie d’expérience empruntée par des fils divins risque de s’écarter de l’harmonie universelle. 

Notre univers est la conséquence d’une telle déviation. Alors quelle était encore dans l’enfance, la vague de vie humaine a été emportée dans un cycle de descente et d’oubli où elle doit reprendre conscience par l’expérience de la souffrance et de la limitation. Accepter cette limitation et y voir une évolution est du satanisme. La doctrine de l’évolution ne tient compte que de l’évolution de la forme et de la maturation de notre égo. Cette individualité ne sert qu’à nous orienter dans un monde étranger où notre âme est déportée. Le « moi » n’est qu’une lampe pour nous repérer dans les ténèbres. Ce moi peut évoluer, mais lorsqu’il atteint sa limite, il régresse. Il meurt et disparaît. Un autre moi apparaît à chaque nouvelle naissance, chargé de l’essence du karma du moi précédent. Ainsi tourne la roue de l’existence. 

Quant à l’essence divine - l’atome spirituel - elle ne varie pas, et elle n’est pas soumise à cette pseudo évolution. Lorsqu’un moi provisoire prend conscience de ce processus, un signal de l’âme peut être enregistré par la conscience. Et si l’être s’ouvre à la voix de l’âme, un processus de régénération commence. Si on force cet éveil par des pratiques ésotériques, on en fabrique une caricature. On développe alors les pouvoirs du « surmoi », et on se retrouve encore plus démuni et misérable dans une vie future. 

La doctrine d’une évolution spirituelle a été enseignée au siècle dernier pour amener les chercheurs de vérité vers une vérité supérieure. Mais il n’y a pas d’évolution pour l’essence divine. Le concept spiritualiste qui prône une évolution progressive de vie en vie est dans la même impasse que le progrès scientifique matérialiste.

Pour se libérer, il faut se défaire des implants de l’évolution spirituelle et matérielle. C’est un retournement de conscience, une rupture avec la culture humaine qui nous conditionne.

Fondamentalement, l’espérance est le moteur de la vie. Mais il faut réserver notre espoir pour ce qui mérite de vivre éternellement, sinon succèdera toujours la aux déception fausses espérances. Celui qui croit que son égo va continuellement grandir, est la victime de l’implant subconscient « luciférien ». S’il pense que la domination matérielle est un but en soi, il démontre alors sa soumission à l’implant subconscient « ahrimanien ». 

Les démons possèdent l’être humain par le subconscient, ce qui leur permet de s’immiscer dans la volonté humaine en donnant l’illusion d’une liberté de conscience. Seul l’être très attentif à son comportement et à ses pensées peut déceler leur présence, mais hélas, les démons qui œuvrent à travers le corps sont indiscernables. Il est déjà difficile de débusquer les esprits, trompeurs, qui nous sollicitent depuis l’au-delà à travers les médiums et channels, alors, comment discerner des esprits qui épousent nos mouvements physiques et notre volonté ? 

L’être humain ne peut pas voir à travers le voile des apparences. Mais il peut devenir attentif et prudent. Le système d’implant peut prendre une forme angélique ou démoniaque. Il est toujours fondé sur une emprise à travers l’espoir d’une amélioration, d’une guérison, d’un sauveur, de jours meilleurs ici-bas, dans l’au-delà ou dans une vie prochaine. L’implant a été inséré dans la zone la plus sensible où l’humain forge ses idéaux supérieurs. C’est pourquoi cette technologie archaïque qu’est la magie religieuse a toujours été l’instrument du pouvoir. 

Depuis un siècle, c’est la technologie matérielle qui domine. Mais c’est toujours la même propagande : « les choses évoluent dans le bon sens, tout va de mieux en mieux ; les difficultés présentes seront suivies d’un avenir radieux ». L’être humain empoisonné par l’idée de progrès ne réalise pas qu’on lui chante cette rengaine depuis des millénaires, à travers le cycle présent de civilisation, et depuis des millions d’années de soit disant évolution. L’humain au cerveau lavé, veut croire malgré tout en des lendemains qui chantent, malgré le perpétuel déni de la réalité. La propagande religieuse et scientiste lui crie dans les oreilles qu’il est le roi de la création, et tous les charlatans idéalistes lui promettent monts et merveilles. Les rares véritables bienfaiteurs de l’humanité sont traités d’oiseaux de mauvais augure. Ils ne promettent pas un paradis terrestre, ni une retraite dans le « pays de l’éternel été » et encore moins une réincarnation dans le jardin des délices. Ils disent simplement ceci : « laissez tomber les illusions qu’on vous a implantées et retournez à votre vie originelle ». C’est le sens de la parole : « mon royaume n’est pas de ce monde ». Cette parole nous rappelle la véritable espérance, celle qui échappe à la double illusion religieuse et matérialiste. 

Les illusions spirituelles et matérielles ont été implantées dans le psychisme humain dans le but d’annuler l’espérance fondamentale qui provient d’une mémoire archaïque d’avant la création du système solaire. Aucun thérapeute ne vous délivrera de ces implants, sinon vous-même, lorsque vous vous souvenez de votre programme de vie. Au contraire, les médecins de l’âme et du corps renforceront vos illusions fondamentales car ils en vivent. 

Avez-vous déjà entendu un thérapeute vous recommander l’immortalité comme seul remède contre la maladie et la mort ? Il n’y a rien à vendre ! Les sages de ce monde ne peuvent rien pour vous. Ils vous consolent un moment, et vous continuez à souffrir. Les implants des fausses espérances obturent le canal spirituel qui vous relie à l’univers éternel à travers l’atome impérissable. 

Pour renouer la communication entre l’atome éternel et la dimension d’où provient le germe de votre divinité originelle, il faut arracher les implants qui font barrage. Ce travail n’est pas comparable à l’extraction d’une dent. C’est un long combat contre l’hydre dont les têtes réapparaissent sans cesse sous forme de nouvelles illusions.

Pour effectuer ce parcours du combattant de l’âme, il faut s’appuyer sur un idéal en relation avec l’immortalité. Il faut avoir la foi dans votre essence immortelle, et la foi fécondera le processus d’immortalisation. Certains instructeurs spirituels ont tenté de briser l’égo de leurs disciples alors que ceux-ci n’avaient pas encore foi dans leur devenir éternel. Certains chercheurs de vérité n’ont pas assez de maturité pour voir la réalité du monde en face. La seule lecture de thèses conspirationnistes leur fait peur. Comment pourraient-ils confronter leurs démons subconscients ? Nul ne le peut s’il ne possède une foi totale dans son essence éternelle. Celui qui ne doute plus de sa destinée éternelle, peut regarder en face les horreurs du monde. A chaque fois qu’une illusion est débusquée, c’est une écaille qui tombe de ses yeux, et il jubile.

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dimanche, mars 15, 2026

Aperçus ésotériques sur la technologie noire de l’avenir

 

En 1920, Rudolf Steiner disait déjà de la technologie occidentale qui n’était alors pas encore touchée par les techniques binaires : 

« Des esprits éclairés d’aujourd’hui considèrent comme superstitieux de voir des puissances spirituelles à l’œuvre dans les phénomènes naturels. Ils ne se doutent pas le moins du monde que des esprits démoniaques sont actifs dans tout le domaine de la technologie créée par la race humaine. Il leur sera difficile de le voir, parce que ces puissances agissent dans la volonté – et je vous ai souvent dit que la volonté est endormie. Elles agissent à un niveau inconscient et s’emparent de l’esprit humain. 

En voici la conséquence : dans le passé, les êtres humains possédaient au moins une certaine conscience des puissances démoniaques. Aujourd’hui, les puissances démoniaques remuent à leur gré dans tous les produits de la technologie : leurs activités s’étendent jusque dans la sphère de la volonté humaine, mais les êtres humains ne sont pas encore prêts à le reconnaître… Dans les anciens temps, les esprits perçus dans les phénomènes de la nature étaient lucifériens ; les esprits actifs dans les machines, dans tous les produits de la technologie, sont ahrimaniens. Les êtres humains s’entourent donc eux mêmes d’un monde ahrimanien qui se développe de façon tout à fait autonome.

Vous percevrez cette tendance dans l’évolution humaine. D’un monde luciférien qui influence encore leurs esprits conscients et détermine leurs destinées, les êtres humains sont entraînés dans un monde ahrimanien. Et aujourd’hui, cela se produit à une vitesse très rapide. 

Ce monde ahrimanien agit sur la volonté humaine, et l’intellectualisme de la science moderne ne permet pas aux gens de devenir immédiatement conscients de la volonté. Le grand danger est que le monde ahrimanien s’empare de la volonté humaine et que les êtres humains se trouvent complètement désemparés parmi les puissances démoniaques présentes dans les produits de la technologie. »

Depuis cette époque, deux tendances sont apparues. D’un côté, un nombre croissant de personnes se sont intéressées à la science spirituelle et cherchent en elle des solutions aux problèmes engendrés par la technologie. De l’autre, la technologie elle-même fut précipitée dans la forme binaire durant la seconde guerre mondiale et a progressé sur cette voie à une vitesse incroyable. Les hommes se trouvent véritablement désorientés au milieu des puissances démoniaques qui l’habitent. 

La fin du XXème siècle est caractérisée par l’émergence de « l’Académie » de Silicon Valley, qui a fourni aux démons anti Michaéliques une prise très solide sur la vie humaine, à partir de laquelle ils espèrent, au tournant du siècle (et du millénaire), détruire le mouvement Michaëlique.

Les véritables disciples de Michaël sont appelés à notre époque à pénétrer profondément par la pensée dans cette forteresse, et « à offrir aux Dieux les secrets arrachés aux démons ». 

Le début du troisième millénaire (dès le XXIème siècle) sera profondément influencé par l’événement historique que Rudolf Steiner décrit dans les termes suivants :


« … avant qu’une partie seulement du troisième millénaire de l’ère post Chrétienne se soit écoulée, il y aura, à l’Ouest, une incarnation véritable d’Ahriman : Ahriman en chair et en os. L’humanité sur terre ne peut pas échapper à cette incarnation d’Ahriman. Elle va inévitablement survenir. Mais ce qui importe, c’est que les hommes trouvent le point de vue juste pour le confronter. 

Partout où des préparatifs ont lieu pour de telles incarnations, nous devons être très vigilants face à certaines tendances de l’évolution. Un être comme Ahriman, qui va s’incarner à l’Ouest dans les temps à venir, prépare son incarnation à l’avance. En vue de cette incarnation sur terre, Ahriman dirige certaines forces de l’évolution de manière à ce qu’elles le servent le mieux possible. Un mal en résulterait si les hommes vivaient ces évènements à moitié endormis, incapables de reconnaître certains phénomènes de la vie comme des préparatifs pour l’incarnation d’Ahriman dans le physique. On ne peut trouver l’attitude juste qu’en reconnaissant dans l’une ou l’autre série d’évènements la préparation que fait Ahriman pour son existence terrestre. Il est temps pour les individus de reconnaître autour d’eux les tendances et les évènements qui sont des machinations d’Ahriman, pour préparer sa prochaine incarnation. » 

L’expansion irrésistible de la technologie de l’ordinateur binaire, qui n’existait pas encore du temps de Rudolf Steiner, est aujourd’hui le facteur le plus influent dans la préparation de l’incarnation d’Ahriman, l’œuvre du puissant Démon-Solaire, de la Bête Binaire. En fait, nous pouvons dire que l’incarnation d’Ahriman est, dans un certain sens, l’incarnation de la Bête Binaire.

Ahriman provient de sphères éloignées et étrangères à l’évolution humaine sur terre. Son but est de détourner cette évolution de sa voie normale et de l’orienter vers d’autres formes d’existence, inhumaines, tout à fait opposées à celles prévues pour l’homme par ses créateurs. L’incarnation physique de cette divinité étrangère sera rendue possible par des procédés occultes pernicieux : 

« Cette incarnation d’Ahriman ne pourra pas être évitée ; elle est inévitable, car il faut que les hommes se trouvent face à face avec Ahriman. Il sera l’individualité qui montrera aux hommes à quel niveau inouï d’intelligence ils peuvent parvenir, s’ils font appel à toute l’aide que les forces terrestres peuvent leur apporter pour développer l’intelligence et l’ingéniosité. Au milieu des catastrophes qui frapperont l’humanité dans un proche avenir, les hommes vont devenir extrêmement inventifs ; l’homme découvrira toutes sortes de forces et de substances dans l’univers qu’il utilisera pour se nourrir. Mais toutes ces découvertes montreront au même moment que ce qui est matériel est lié aux organes de l’intellect, pas aux organes de l’esprit. 

Les gens apprendront ce qu’il faut manger et boire pour devenir très intelligents. On ne peut pas développer sa spiritualité en mangeant et en buvant, mais on peut, par contre, acquérir une intelligence raffinée. Les hommes ne connaissent pas encore ces secrets ; non seulement ils chercheront à les percer à jour, mais ces connaissances seront le résultat inévitable des catastrophes qui auront lieu dans un proche avenir. 

Certaines sociétés secrètes – dans lesquelles des préparatifs sont déjà en cours - vont appliquer ces choses de manière à créer les conditions nécessaires pour une incarnation véritable d’Ahriman sur terre ». 

Il est à peine nécessaire de souligner le rôle que joue l’intelligence artificielle dans ces préparatifs pour l’incarnation d’Ahriman. Il n’existe aujourd’hui presque plus d’institut de recherche sur terre qui ne se base sur les ordinateurs. 

En fait, beaucoup de recherches actuellement ne s’effectuent pas en expérimentant avec des substances et des processus réels, mais en travaillant par simulation sur ordinateur ! 

Ahriman ne veut pas seulement attirer en son pouvoir les parfaits matérialistes. De nombreux êtres humains, qui ont un penchant pour l’esprit mais sans poursuivre activement un développement spirituel, seront victimes de sa suprême intelligence :

« En usant d’artifices prodigieux, il donnera aux hommes toute la connaissance clairvoyante qui jusque-là ne pouvait être acquise qu’au moyen d’un travail et d’un effort intenses. 

Les hommes pourront vivre en matérialistes ; ils pourront manger et boire, et ils n’auront besoin de faire aucun effort spirituel. Les courants ahrimaniens se développeront sans entrave. Quand Ahriman s’incarnera à l’Ouest au moment fixé, il créera une grande école occulte pour la pratique des arts magiques les plus grandioses, et ce qui, autrement, ne peut être acquis que par un effort énergique, sera donné à l’humanité. 

N’imaginez jamais qu’Ahriman va apparaître comme une sorte de prestidigitateur, jouant des tours malicieux aux êtres humains. Non, vraiment pas ! Ceux qui aiment la facilité, qui ne veulent rien avoir à faire avec la science spirituelle, seront victimes de sa magie, car au moyen de prodigieux artifices, il sera capable de rendre un grand nombre d’êtres humains prophètes – mais de telle manière que la clairvoyance de chacun sera strictement individuelle. Ce qu’une personne verra, une seconde et une troisième personnes ne le verront pas. La confusion régnera et, malgré le fait d’avoir accès à la sagesse clairvoyante, les hommes vont inévitablement entrer en conflit à cause de la totale diversité de leurs visions. 

Cependant, en fin de compte, ils seront tous satisfaits de leur propre vision particulière, car chacun sera capable de voir dans le monde spirituel. De cette manière, toute culture sur la terre deviendra la proie d’Ahriman. Les hommes succomberont devant Ahriman, simplement pour n’avoir pas acquis par leurs propres efforts ce qu’Ahriman sera prêt à leur donner. 

Il n’y aura pas de plus mauvais conseil que de leur dire : « Restez exactement ce que vous êtes ! Ahriman va vous rendre tous clairvoyants si vous en avez envie. Et vous le souhaiterez parce que le pouvoir d’Ahriman sera très grand ». 

Le résultat sera l’établissement du royaume d’Ahriman sur terre et la ruine de tout ce que la culture humaine a pu produire jusqu’ici ; toutes les tendances désastreuses, inconsciemment les plus entretenues aujourd’hui, auront libre cours. »

Si nous regardons au-delà des premiers siècles du troisième millénaire, nous voyons l’ensemble de l’humanité devenir peu à peu naturellement clairvoyante. Physiquement, l’homme sera plus faible. Le déclin de ses forces physiques fait nécessairement partie de l’évolution. Ce n’est pas un déclin de l’homme lui même (à moins qu’il ne reste lié à son corps), mais seulement de son organisme physique : 

« Mais maintenant, dans la cinquième époque Post-Atlantéenne, il est sur la voie du déclin, il est un être devenant physiquement faible, et il n’aurait plus la force de percevoir le monde comme les Grecs le faisaient. » 

Les sens physiques, la vue, l’ouïe, etc., vont s’affaiblir et seront remplacés d’un côté – dans le cas de ceux qui suivent le chemin spirituel – par une perception clairvoyante de plus en plus claire, et de l’autre, par une perception artificielle au moyen d’appareils de simulation. La télévision, la vidéo, l’audio digital, l’holographie, etc., sont les précurseurs de l’image digitale (i.e. binaire) et d’appareils de traitement du son qui vont partiellement remplacer la vue et l’ouïe physiques pour une bonne part de l’humanité. 

Aujourd’hui déjà, l’homme regarde le monde à travers la télévision, des microscopes électroniques, des radio-télescopes à images computérisées, des appareils de diagnostic médical à images digitales, etc. Les pilotes militaires s’entraînent sur des simulateurs de vol, c’est-à-dire des modèles de cockpits d’avions militaires dans lesquels vitres et instruments sont des écrans de télévisions. Les images réagissent aux contrôles exactement comme en situation réelle, le champ de vision à partir du cockpit se modifie au fur et à mesure que le pilote manœuvre son appareil, et les cadrans des instruments fournissent les indications appropriées. 

Tout cela nous conduit vers le remplacement des situations réelles par des simulations adaptées au besoin et au désir de l’individu. De telles techniques peuvent naturellement déboucher sur toutes sortes d’abus et portent en elles la tentation de créer des mondes imaginaires, qui permettront d’échapper aux pénibles réalités de la vie en vivant des expériences sensorielles artificiellement produites.

De tels mondes ne seront, après tout, rien d’autre que le développement logique ultime de ce qui a débuté à la fin du siècle dernier avec le cinéma. 

Il se peut que la véritable clairvoyance de la race spirituelle soit imitée, à l’avenir, de manière caricaturée, par l’utilisation de « machine à clairvoyance ».  De tels appareils auraient pour ancêtres les « machines à méditer » déjà employées aux Etats-Unis et qui commencent à arriver en Europe. Ces machines de la première génération provoquent chez leurs utilisateurs une modification de la conscience en appliquant au cerveau des impulsions appropriées.


Leur fonctionnement se base sur les techniques médicales développées au cours des dernières décennies au moyen de l’électro-encéphalographie et d’autres formes d’électro-diagnostic. On peut raisonnablement supposer que ces premiers modèles seront suivis par d’autres, toujours plus perfectionnés, à mesure que l’on découvre tout ce que l’on peut atteindre en stimulant électriquement le cerveau. 

Les hommes vont se séparer progressivement en deux races, la race spirituelle utilisant la nouvelle clairvoyance de manière morale, la race matérialiste cherchant plutôt à investiguer les forces spirituelles de la matière et celles des domaines sous physiques. Ensuite, avec l’avancement de la civilisation Anglo-Germanique, de nouvelles facultés vont spontanément apparaître en l’être humain. 

L’homme va apprendre à agir directement par la pensée sur les processus électriques. Il va aussi acquérir la maîtrise des processus physiques et vitaux impliqués dans la conception et la naissance, et il apprendra à déterminer quel genre d’âmes doivent s’incarner. Le génie génétique, qui accomplit de nos jours ses premiers pas hésitants, va développer les techniques permettant de modifier le corps physique. 

C’est là un développement nécessaire, susceptible lui aussi d’abus et qui va produire d’étranges mutants. Derrière le désir de contrôler l’incarnation d’un être dans la forme physique humaine, se trouve la connaissance occulte à laquelle il est fait allusion dans la création d’Homunculus du Faust de Goethe. 

La manipulation génétique de pointe, combinée avec les techniques que Rudolf Steiner appelait l’occultisme eugénique (contrôle de la conception et de la naissance afin de ne permettre qu’à certains types d’âmes de s’incarner), influencera très profondément la vie sociale.

La médecine se présentera également sous des formes très spirituelles, autant dans la voie du bien que dans celle du mal. 

Dans cette cinquième période de culture post-atlantéenne, l’intelligence artificielle atteindra un stade de développement très avancé et les hommes se développeront en étant intimement liés aux machines. Après les débuts bien maladroits de la robotique actuelle, les êtres-machines les plus remarquables vont apparaître. Les hommes vont devenir de plus en plus conscients des morts, et les âmes qui ont passé le seuil vont jouer un rôle important dans tous ces développements. Soit elles agiront, à partir de leurs propres impulsions, comme sources d’inspiration depuis le monde spirituel, soit elles se verront attirées par des procédés maléfiques dans la toile que tisse l’intelligence artificielle. 

Un autre produit de l’intelligence artificielle, qui sera progressivement mis en relation avec le cosmos et qui analysera les influences cosmiques les plus variées de façon matérialiste, résidera dans le fait que les hommes vont acquérir la maîtrise de nouvelles énergies, d’une puissance extraordinaire, bien plus grande que celle de la fission ou de la fusion nucléaire. En faisant un mauvais usage de l’énergie vibratoire, les hommes seront victimes d’eux-mêmes et mettront en mouvement des forces qu’ils ne pourront plus contrôler.

A cette époque, l’humanité terrestre aura exploré les confins du système solaire à travers sa continuelle conquête de l’espace.

Face à toute cette évolution, la grande masse de l’humanité se verra entraînée par le style de vie de la race matérialiste, du fait que la science et la technologie deviendront de plus en plus incompréhensibles pour l’homme de la rue. 
Les confréries occultes occidentales et les autres leaders de l’humanité matérialiste vont exercer une domination croissante sur l’humanité en général. Quant aux membres de la race spirituelle, ils vont se rassembler en communautés fondées sur la fraternité chrétienne et la liberté. Leur science et leur technologie propres vont prendre des formes très différentes de celles de la race matérialiste. Ils vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider et protéger ceux qui cherchent à échapper au monde de la technologie démoniaque. Les membres de la race matérialiste pourront encore rejoindre ceux qui ont choisi de suivre la voie spirituelle de l’évolution.

Les sixième et septième époques post-atlantéennes

Durant la civilisation Slave, l’homme va développer des facultés spirituelles et mentales toujours plus poussées. Le pouvoir de « l’esprit sur la matière » sera une réalité. L’intelligence artificielle ira encore plus loin. L’être ordinateur, qui sera transformé au point de ne plus le reconnaître, n’aura plus pour fondement physique des réseaux de machines séparées comme c’est le cas aujourd’hui. La technologie matérialiste aura appris à utiliser les champs magnétiques et électriques de la terre, transformant la terre elle-même en un gigantesque ordinateur. La manipulation du champ magnétique terrestre se pratiquera en Amérique du nord, où les conditions géographiques particulières sont favorables. Des hommes se serviront de ce champ pour exercer leur influence sur toute la planète. 

A cette époque, le pouvoir de l’homme s’étendra même très loin dans le cosmos, et de puissants processus cosmiques seront mis à son service. 

Au sein de l’humanité spirituelle, des hommes travailleront à partir de forces morales hautement développées. Leur technologie sera empreinte de beauté et source d’harmonie et de guérison pour l’environnement. De leur rang émergera le Bouddha du futur, dont les seules paroles transformeront le mal en bien. Les races spirituelles et matérialistes ne se ressembleront plus. 

Durant cette sixième époque post atlantéenne, la Bête Binaire interviendra à une échelle beaucoup plus grande. La sixième période correspond au premier « 6 » dans son symbole 666. Ensuite, aux alentours du septième millénaire, l’humanité entrera dans la période dite Américaine. 

La civilisation Américaine sera une période terrible dans l’évolution de la terre pour ceux qui n’auront pas choisi le chemin spirituel. Le développement physiologique des êtres humains aura tellement changé que la femme ne pourra plus enfanter. D’autres voies d’incarnation seront développées, bonnes ou mauvaises. Les « bébés éprouvettes » sont une toute première et faible indication d’une des directions dans laquelle une technique particulière de procréation va se développer. 

Durant cette septième période de culture post-atlantéenne, l’orbite de la lune, qui a déjà commencé très lentement à décliner, va amener la lune à se rapprocher de la terre et finalement à se réunir avec elle. Les forces pétrifiantes de la lune vont créer des conditions redoutables pour ceux qui ne se seront pas élevés au dessus de l’emprise de la matière. Le mal et la violence vont atteindre des niveaux jusque-là insoupçonnés et l’humanité va largement se détruire elle même dans la Guerre de Tous contre Tous. Ce sera la tâche de la race de l’humanité hautement développée spirituellement de sauver et de protéger durant cette période les êtres humains qui passeront dans la nouvelle phase d’évolution après la Guerre de Tous contre Tous. Le travail des communautés de la race spirituelle sera totalement imprégné par l’impulsion du Christ. Elles vont pouvoir manipuler des forces de bien aussi puissantes que les forces de mal du Démon Solaire. 

De cette époque désolante de la septième civilisation post-atlantéenne, Rudolf Steiner dit : « L’effondrement de la culture post-atlantéenne proviendra du manque de moralité. La race Lémurienne fut détruite pas le feu, la race Atlantéenne par l’eau ; la nôtre sera détruite par la « Guerre de Tous contre Tous », par le mal, par le combat des hommes entre eux. 

L’humanité va se détruire elle-même dans un combat fratricide. Et la chose terrible – beaucoup plus tragique que pour toute autre catastrophe – sera que la responsabilité en reviendra aux hommes eux-mêmes. Une très petite poignée d’hommes réussira à se sauver et à passer dans la sixième époque.

Ce petit groupe aura développé un total altruisme. Les autres vont faire preuve de toute l’habileté et d’une ruse inimaginable pour pénétrer et maîtriser les forces physiques de la nature, mais sans atteindre le niveau essentiel d’altruisme. Ils vont déclencher la Guerre de Tous contre Tous et causeront la destruction de notre civilisation. 

Dans la septième époque post atlantéenne, pour être précis, cette Guerre de Tous contre Tous va éclater de la façon la plus terrible. De grandes et puissantes forces jailliront des découvertes qui vont transformer la terre en une sorte d’appareil électrique fonctionnant de manière autonome. 

Extrait de : "De Jundi Shapur à Silicon Valley: l'impulsion spirituelle derrière le développement des ordinateurs et l'avenir de la technologie dans leurs relations avec le mouvement anthroposophique", Paul Emberson.




samedi, mars 14, 2026

DE l’ANIMAL TOTEM A LA BÊTE INFORMATIQUE



Je m’appelle Pierre Rimbas. Je suis, ou plutôt, j’étais informaticien, spécialisé dans les systèmes experts et l’intelligence artificielle.

Je crois que l’informatique est un terrible danger pour l’humanité, un danger méconnu, et je voudrais vous expliquer en quoi consiste ce danger. Pour cela, je vais vous raconter une expérience vécue à l’âge de 28 ans. L’expérience que je relate ici, et les prises de conscience qui ont suivi, ont bouleversé ma vision du monde et ont changé ma vie. Cela m’a fait voir que nous vivons une époque de guerre, une guerre invisible où le champ de bataille est la conscience humaine, et où les armes sont des bombes psychiques. L’informatique joue un rôle de premier plan dans cette guerre. A la suite de ces expériences, j’ai radicalement changé pour un mode de vie plus respectueux de la nature et de l’être spirituel qui habite en moi.

En 1988, ayant juste terminé mes études, je travaillais pour le compte d’une société informatique qui développait un système d’intelligence artificielle ayant pour but de prédire le comportement des incendies de forêt. J’étais délégué par cette société à Montréal, pour mettre au point un logiciel avec des spécialistes des incendies. Profitant de quelques jours de vacances avant mon retour à Paris, j’avais souscrit avec mon épouse à un circuit découverte des territoires du Nord, incluant la visite de réserves indiennes.

Au bord du Lac Saint Jean, dans la réserve indienne de Mashteuiatsh près du village de Pointe-Bleue, on peut visiter un des très rares musées de la culture amérindienne créé et administré par une des nations amérindiennes, les Montagnais.

Ce musée présente la « conquête » de l’Amérique du Nord non pas du point de vue des colons français, mais de celui de ses premiers habitants, les amérindiens, et la différence est de taille ! Les Montagnais, amérindiens du Nord du Saint Laurent s’appellent eux même iinus ou iinuatsh, ce qui veut dire « être humain ». Leur  sobriquet de 
Montagnais (ou montagnards) leur vient des colons français du 16ème siècle, parce qu’ils venaient de leurs territoires de montagnes pour vendre les fourrures. C’est un des seuls peuples amérindiens à avoir toujours essayé de maintenir la paix avec les envahisseurs, à avoir obtenu un statut territorial, et à s’être très rapidement mélangé aux Français en apprenant leur langue.

Depuis le 17ème siècle, les mariages mixtes Français – Montagnais étaient courants, alors qu’ils sont toujours restés exceptionnels chez les Indiens des Plaines d’Amérique du Nord. Erreur fatale, pourtant, car malgré leurs intentions pacifiques les Montagnais ont été décimés, et sur les 150 à 200 000 du 17e siècle, il ne reste que 2000 représentants, habitant pratiquement tous sur le petit territoire de Pointe Bleue. Peut être à cause de cette cohabitation séculaire, le Saguenay Lac Saint-Jean est une des très rares régions où l’état fédéral canadien autorise sans trop de censure la présentation du génocide organisé des amérindiens, et donc où les quelques rescapés de la nation parlent le plus directement du mode de vie traditionnel de leurs ancêtres.

La visite du musée de Pointe Bleue faisait partie du circuit organisé. C’est là que j’appris que deux frères, membres du Conseil de Bande du peuple Montagnais rencontraient activement les français et désiraient échanger sur les modes de vie traditionnels de leurs peuples respectifs (1).

On nous indiqua un lieu de rendez vous, et le nom d’une personne qui, m’assura t-on, nous attendrait.

Le 11 Juin de cette année, nous nous trouvions donc en pleine forêt sur les rives de la rivière Ashupmushuan, à une centaine de kilomètres au Nord du lac Saint Jean, dans la Province de Saguenay. Les paysages étaient magnifiques et ressemblaient beaucoup à ceux du film « Le dernier Trappeur ». Mais en Juin, toute la région est infestée de légions d’insectes piqueurs et suceurs, des maringouins, des mouches à daim et des moustiques affamés, et commençais à me je demander sérieusement quel genre de vacances j’allais passer là.

La rivière Ashupmushuan (là où on chasse l’orignal) parcourt plus de 200 kilomètres en pleine forêt sauvage, traversant des gorges, des cascades et des lacs. Après avoir cherché plusieurs heures avec notre voiture de location, nous avons finalement trouvé le chemin de terre où nous attendait, pas trop impatient malgré notre retard, la personne que l’on nous avait indiquée. C’était un monsieur d’un certain âge, mais souriant et plein d’énergie, vêtu d’un jean, d’une veste en laine à carreaux rouges et d’une casquette, et parlant français tout à fait couramment. Appelons le monsieur G.

Les présentations faites, nous avons visité le campement traditionnel de tentes chauffées par des petits poêles à bois et de quelques cabanes en rondins reconstruites à chaque saison. A cette latitude, il fait vraiment froid, et le thermomètre descend largement sous zéro même en Juin.

En entrant dans la cabane de Mr G., notre surprise fut grande de voir, suspendue face à l’entrée, une croix cathare à branches égales de la région de Toulouse. Ce symbole m’était familier, car je connais bien les régions du sud de la France habitées au 13ème siècle par les hérétiques albigeois. Mais je ne parvenais pas à m’expliquer sa présence au fin fond du Nord Canadien.

Mr G. nous présenta le mode de vie traditionnel amérindien, où l’union avec la nature, la chasse et la spiritualité se mélangent étroitement. Les jours qui suivirent, j’appris les rudiments de la vie en milieu sauvage, la confection d’outils de base en utilisant la gomme du sapin baumier, et beaucoup d’autres choses intéressantes.

Nous discutions tard le soir, devant un feu ou à la lumière des bougies. Mr G. nous parlait des actions administratives qu’il était obligé d’entreprendre continuellement pour protéger les territoires traditionnels de ses ancêtres, menacés par l’avidité des compagnies d’exploitation forestières et les usines de pâte à bois. Bien que toute la région soit déclarée comme patrimoine naturel du Canada et réserve fédérale, des pans de montagne entiers étaient coupés à blanc, au mépris de toute légalité, entraînant des déséquilibres terribles pour la faune et la flore. Mr G. organisait avec ses frères et ses enfants des coupes forestières dirigées pour essayer de contrer ces déboisages massifs, se débattant dans des complexités administratives épouvantables. Souvent, il avait été tenté de simplement passer dans l’illégalité, comme le font souvent les amérindiens, vivant de braconnage et de contrebande, mais il voulait absolument garder le contact avec les autorités afin de faire passer son enseignement aux hommes blancs.

Un soir, Mr G. nous confia que pour lui, il existe une relation secrète entre les hérétiques Albigeois du Sud de la France et les Nations amérindiennes (2). Le rituel de la tente de sudation, le calumet, et surtout la danse du Soleil, sont des rites symboliques provenant de la même source que les symboles solaires du Graal que l’on voit encore peints sur les parois de grottes en Ariège. Les Cathares et les Templiers étaient dépositaires du plus grand secret du moyen âge, le Graal. C’est par le Graal que la mort était anéantie et que leur était conférée la vie. Les Templiers connaissaient l’existence du continent américain bien avant Christophe Colomb, ils en avaient exploré une bonne partie avant 1200, et Mr G. nous assura qu’il existe encore, dans des vallées perdues, des vestiges de leur présence. Les amérindiens ont eux aussi reçu la révélation des mystères de la vie et de la mort, mystères qu’ils doivent transmettre à l’occidental avant qu’il ne soit trop tard. Car la civilisation actuelle, pleine de suffisance et d’égoïsme, utilise sans les respecter ni les comprendre les forces magiques de la nature. La nature est bienveillante et pleine de patience. Mais elle ne laissera pas impunément détruire ses sanctuaires, et la réaction entraînera dans sa chute la civilisation de l’homme blanc toute entière. C’est d’ailleurs une prophétie amérindienne célèbre du peuple Hopi, mise en scène par Godfrey Reggio dans sa trilogie filmée des Qatsi.

Après un moment il en vint au sujet de la quête de la vision. Chaque chose dans le monde fait partie du Grand-Esprit. La quête de la vision est l’acte fondateur du chemin spirituel, car elle mène au pouvoir spirituel. La personne en quête d'une vision quittait le campement et partait pendant 4 jours au cours desquels elle devait jeûner et prier, espérant recevoir un signe divin. Ce signe vient souvent sous la forme d'un animal, d'un oiseau, d'un rocher ou d'un arbre. Archie Fire Lame Deer raconte dans l’histoire de sa vie, « Le cercle sacré » plusieurs quêtes de vision, dont certaines sont assez cocasses. La quête de vision est un processus individuel, la vision donnée à un homme est différente de celle qu’un autre recevra, car c’est le Grand Esprit qui donne lui même la vision. Pour Mr G, c’est ainsi que les Cathares du 13ème siècle parvenaient à la vraie connaissance, une connaissance directe par révélation intérieure. Il nous expliqua que les nombreux liens tissés avec l’Occitanie dans le sud de la France s’étaient concrétisés par des échanges de terrain en pays cathare. Une autre fraternité du XIIIème siècle, les Bogomiles, ont été chassés de la Bulgarie et de la Hongrie par des persécutions, et ont du à partir du XVe siècle émigrer dans le Grand Nord Canadien où ils vivent encore aujourd’hui comme des petites communautés autonomes. Mr G. et ses amis entretenaient des contacts avec ces petites communautés. Il nous assura qu’elles gardaient encore actuellement leur mode de vie et leurs rituels du XIIe siècle.

La veille de notre départ, après que Mr G et sa femme nous aient aimablement
 souhaité une bonne nuit autour d’une tisane, nous allâmes nous coucher dans une des tentes, sur un matelas confortable et odorant de branches de sapinette fraîchement cueillies, très agréablement chauffés par le petit poêle, et je m’endormis rapidement.

Vers les deux heures du matin, je me réveillai, parfaitement lucide, avec une forte envie de sortir de la tente pour marcher en forêt. La nuit était d’une clarté cristalline, les étoiles comme des étincelles de feu. Alors qu’il faisait près de moins dix degrés, je ne ressentais pas du tout le froid. Après une marche dont je ne puis dire si elle fut longue ou courte, j’arrivai au dessus d’un lac dont la surface parfaitement immobile reflétait la poussière lumineuse de la voie lactée. Je m’assis au pied d’un grand sapin baumier. Presque immédiatement, je fus pris d’hallucinations. Je vis à ma surprise apparaître devant moi d
es faces animales, d’abord en rapide succession, puis l’une après l’autre : une tête d’orignal, la face blanche d’une chouette effraie, le mufle entouré de bois d’un grand cerf, le bec d’un grand aigle blanc, les bajoues d’un castor, un lynx, etc., tous apparaissant juste devant mes yeux, jetant sur moi des regards curieux, parfois interrogateurs, jamais méchants. J’avais le sentiment très net de passer un examen. Je me dis que je devais rêver. Je ne suis pas un médium, je n’ai aucun don pour le channeling ou la voyance, et je suis très méfiant envers tout ce que des soi disant « esprits » pourraient nous transmettre. Je crois que la plus grande partie des impressions et visions ne sont que la conséquence d’un dérèglement du système glandulaire, mis à profit par des charlatans et des parasites. Devant ces visions, me parvenant en pleine conscience, j’essayai de trouver une solution rationnelle. Après quelques minutes, les visions disparurent. Je n’avais reçu aucun « message » de l’au-delà, aucune « mission » ni rien de cette sorte. Aucune des formes animales n’avait parlé.

Nous devions partir tôt le lendemain matin, et je ne pus demander à Monsieur G. la signification de ces visions.

Le circuit touristique organisé nous ramena à Montréal, après un bref séjour à Tadoussac, d’où l’on peut observer baleines et bélougas remontant le Saint Laurent. Mais, au cours des semaines qui suivirent, je ressentis des changements dans ma vie intérieure. Une sensibilité particulière aux milieux naturels se développait en moi. Je vivais comme l’ouverture d’un sixième sens. Après deux ou trois mois, je pouvais sentir la présence proche de tout animal sauvage avec une quasi-certitude. En me promenant en campagne avec mes amis, je les surprenais en allant débusquer lapins, souris et perdrix.

Progressivement, à cette nouvelle faculté s’ajoutait un sens intérieur de l’appartenance du territoire. Me tenant sur un terrain, je puis dire à qui il appartient réellement, et si ses véritables habitants sont présents ou non. Dans la nature, le territoire est le signe de l’interdépendance d’une espèce à une autre. Au début, je ne prêtais pas beaucoup d’importance à ces sensations qu’un bout de terrain appartenait à une famille de sangliers ou à un grand cerf et sa harde de biches. Mais au bout d’environ un an, je percevais avec précision tous les maillons des chaînes écologiques, des petits mulots aux grands prédateurs.

Je commençais à percevoir la terre elle même, et les véritables propriétaires des endroits où je me tenais comme de petits êtres invisibles habitant dans le sous sol. Je me souvenais de Monsieur G., des légendes qu’ils nous racontait, de ce géant que, nous disait il, son père avait vu bondissant d’un rocher à un autre, en plein milieu des rapides, là où la rivière Ashapmushuan est la plus sauvage.

Je percevais de nombreux êtres invisibles qui semblaient habiter dans des cavités ou des couloirs sous la terre. L’impression était déconcertante, parce que je ne pouvais percevoir précisément les contours de ces êtres ni dire exactement à quoi ils ressemblaient. Ces êtres semblaient habiter de préférence dans les rochers. La structure de leurs atomes doit être différente de la notre, car ils traversent les roches les plus dures sans aucune difficulté. J’appris, petit à petit, que ces petits êtres, habitants des roches, ne voient pas le monde comme nous. Ils ne perçoivent ni le ciel, ni l’horizon, mais leur monde s’arrête à la limite des rochers. Ils ont une grande sensibilité pour les roches dans lesquelles ils vivent. Les minéraux et les métaux contenus dans les roches sont pour eux comme une atmosphère, et cela crée des émotions en eux. Pour cette raison, ils recherchent par-dessus tout les filons métalliques et les oxydes minéraux qui les entourent. Toutes les variétés de sels métalliques sont pour eux une nourriture et un enseignement. Ils connaissent ainsi parfaitement tous les minéraux et pierres semi-précieux résultant du mélange des métaux dans la croûte terrestre. C’est pour eux un enseignement très précis, par lequel ils parviennent à une connaissance élevée des mystères de la vie. Leur préférence va aux métaux précieux, l’or, l’argent, le cuivre, mais ils accordent une importance particulière à l’antimoine. Ils ressentent la présence des humains, mais les villes les font fuir. Surtout, ils ne supportent pas les structures en béton armé, car le mélange du calcaire et des armatures en acier leur donne l’impression d’un horrible vacarme. Ils perçoivent les humains, mais nous leur semblons incroyablement stupides parce que nous cherchons à connaître la nature avec des chiffres et des calculs, alors qu’eux immédiatement. comprennent Ces petits êtres détiennent la solution de problèmes mathématiques sur lesquels des générations d’humains ont planché, et pour eux c’est très simple parce que la solution leur apparaît immédiatement. Il y a très longtemps, avant que l’homme ne se décerne lui-même le titre de maître du monde, on communiquait avec les petits êtres invisibles en dressant des pierres levées près d’une source. Je retrouvai mention de leur existence dans d’innombrables contes et légendes, comme les contes de Grimm, où vivent de petits êtres invisibles, gnomes, trolls ou Kobolds.

Je passais des périodes de plus en plus longues de ma vie en pleine nature, à l’extérieur des villes. Je percevais les petits êtres comme les véritables propriétaires de la terre. Je pris l’habitude de passer la nuit dehors, au contact de la terre.

Après un an et demi, j’obtins de ma société l’autorisation de travailler à partir de mon domicile, et nous déménageâmes à la campagne, loin de tout béton armé…

J’appris encore beaucoup de choses sur la culture amérindienne, et surtout que la « vision » des animaux guides était bien connue. Les animaux d’une espèce sont tous guidés par un esprit groupe, l’animal totem. C’est l’esprit groupe qui apparaît aux humains dans des rêves ou des visions pour essayer de lui dire ou de lui apprendre quelque chose. Les amérindiens les ont toujours représentés sur les totems. Mais, avec la civilisation, les totems ne servent plus qu’à indiquer là où se trouve un restaurant de la chaîne Buffalo Grill…

A l'âge de 32 ans, je fus atteint par une grave pneumonie, et dus rester plusieurs semaines alité. J’avais beaucoup de fièvre malgré le traitement. Pendant cette maladie, je commençais à percevoir que l’outil de mon métier, l’ordinateur, composé de minéraux et de cristaux, était lui aussi habité par des êtres, mais d’une nature très différente.

Ces êtres ressemblent à des araignées et des chauve souris monstrueuses. Ces visions cauchemardesques ne me quittaient plus, et je décidai de changer radicalement d’orientation et de commencer des études de médecine.

Je rencontrai un mouvement spirituel, où je trouvai la confirmation de ce que je pressentais : il existe un chemin vers une nouvelle conscience, une conscience supérieure. La nature toute entière attend et espère qu’enfin, l’homme comprenne et rejette les chaînes qui enserrent sa conscience. Partout où une lumière apparaît, il y a une ombre. Et la force qui se tient derrière l’informatique, c’est cette ombre, une force qui nivelle la conscience, fait disparaître la mémoire, nous transforme en des automates, des robots sans âme. Le cœur de l’ordinateur, la « puce » informatique, est un cristal de quartz, du silicium fondu avec des métaux et des terres rares comme le germanium. Cela s’appelle du silicium « dopé ». Le silicium dopé est gravé très finement, pour qu’un réseau de fils conducteurs très fin recouvre toute sa surface. Autour de la puce il y a un réseau de fils en or massif. Le plus grand consommateur d’or au monde, c’est en 2004 l’industrie informatique. Le cristal de quartz dopé est maintenu en vibration à une vitesse incroyable, plus de 3 milliards de vibrations par seconde pour les ordinateurs les plus récents. La puce informatique est une sorte d’ersatz de notre intelligence logique : on pose un problème en mettant sous tension certains des fils d’or qui entourent le cristal de quartz, et la solution du problème apparaît sur certains autres fils d’or. C’est cette intelligence artificielle que l’on met à profit dans des programmes informatiques. Mais, si l’ordinateur crée une illusion d’intelligence, c’est parce que les cristaux de quartz qui le forment sont eux aussi habités par de petits êtres. La puce informatique est un talisman magique, un objet créé pour emprisonner certains des êtres invisibles habitant dans les rochers. Dès qu’une puce est mise sous tension, s’en est fait des petits êtres. Ils sont pris au piège, et forcés de travailler pour leur nouveau maître. C’est l’intelligence de ces êtres qui est exploitée par un piège électromagnétique démoniaque : le microprocesseur. Leur intelligence est canalisée par les impulsions électriques de la puce, elle doit servir des intérêts qui ne sont pas les leurs. Parfois, ils parviennent à lancer un SOS, une bouteille à la mer, se traduisant par un des « bugs » ou des « plantages » incompréhensibles que les informaticiens connaissent bien. Mais le système de l’ordinateur est pensé pour un enfermement total. Par le viol mental des petits êtres des pierres, le territoire de la puce gagne du terrain. Les puces sont partout autour de nous. Il y a des microprocesseurs dans les machines à laver, dans les réfrigérateurs, dans nos voitures, dans les téléphones portables, dans les cartes bancaires, dans les serrures de sécurité, dans les parois de béton des tours, sous la peau de nos animaux domestiques, et bientôt sous la notre.

Le territoire gouverné par la puce où il n’est plus possible de vivre sans l’informatique couvre déjà une grande part des Etats-Unis. Et les nouveaux propriétaires ne tarderont pas à réclamer leurs impôts !

Pourquoi les puces informatiques désirent elles tellement s’implanter dans notre corps ? Parce que la technologie informatique est étrangère à notre terre. Les puces sont les manifestations visibles d’envahisseurs invisibles, d’ennemis de tout développement de la conscience. Le véritable propriétaire du champ terrestre, c’est l’esprit de la nature. Notre corps lui-même ne nous appartient pas, mais appartient à l’esprit de la nature. La chair dont notre corps est constitué est formée par la nourriture que nous absorbons, par la chair d’autres êtres vivants et par les plantes, et en définitive provient des rayonnements du soleil, de la lune et des étoiles. On peut voir notre chair comme un concentré d’étoiles. Quand la terre elle même se nourrit des étoiles, se forme un cristal de quartz, un corps transparent comme la voûte étoilée. Quand le corps se nourrit de la lumière du soleil, un petit quartz se forme en lui.

Tout ce qui se passe dans la chair des animaux, comme dans la chair des hommes, est très important pour notre conscience. C’est pourquoi, pour les amérindiens, la chair de l’animal relie au pouvoir de l’esprit guide, de l’animal totem.

Manger la viande de l’animal totem est un acte rituel : l’animal doit lui-même s’offrir en sacrifice devant le fusil. La chair d’un animal est pleine de la lumière des étoiles. Ce n’est pas qu’une poésie, c’est aussi une réalité !

Il y a au centre du cerveau une petite glande qui joue le rôle de porte d’entrée pour les rayonnements. C’est la pinéale. Cette glande réagit immédiatement à toutes les impressions lumineuses et les rayons. C’est comme un petit cristal de quartz que nous portons dans la tête. Lorsque nous nous exposons aux chauds rayons du soleil sur une plage de la Côte d’Azur, la pinéale, elle, n’est pas en vacances. Elle commence immédiatement à secréter une hormone, la mélatonine, qui va adapter notre organisme aux rayons solaires, causant entre autres le bronzage que nous apprécions tant. Mais la pinéale est aussi la montre à quartz biologique, qui règle la fréquence d’horloge du corps. Vous savez peut être que, dans un ordinateur, c’est un cristal de quartz qui fournit la fréquence de base entraînant tous les composants informatiques. C’est ce qu’on appelle la « fréquence d’horloge ». Plus elle est élevée, plus votre ordinateur est performant. Mais la fréquence de base d’un ordinateur, environ 2 à 3 milliards de cycles par seconde, n’a plus rien d’humain. C’est une fréquence anti vie, néfaste pour les cellules vivantes, et surtout pour la glande pinéale, la glande la plus sensible aux rythmes et aux fréquences.

Normalement, la glande pinéale renferme des petits cristaux de quartz composant une représentation miniature de tout l’univers, de tout le cosmos. C’est un cosmos en réduction que nous portons en nous même. C’est par ces cristaux de quartz que notre conscience évolue, effectue des prises de conscience. Mais la puce (vous l’avez déjà compris !) c’est une imitation de la glande pinéale, une construction magique destinée par les forces de l’ombre à contrôler totalement la pinéale, et donc notre conscience. Vous avez certainement déjà remarqué comme l’on devient stupide face à un ordinateur, combien on perd la mémoire. Et bien, c’est une application pratique de la magie noire de la puce informatique : la prise de contrôle totale de la conscience. Les forces derrière l’informatique ont dit « non » à la nouvelle conscience, parce qu’elles savent que le développement de cette nouvelle conscience signifierait leur disparition.

Le plus incroyable, c’est que cette action de l’informatique sur la pinéale est bien connue du monde médical. On a prouvé par des études cliniques que la sécrétion de mélatonine par la pinéale est complètement changée après quelques heures de travail sur ordinateur. Les enfants qui passent plus de 20 heures par semaine sur Internet ont un rythme de sécrétion de mélatonine totalement pathologique et anormal. Mais, comme le lobby de l’informatique est incomparablement plus fort que celui des rares scientifiques étudiant la sécrétion de la glande pinéale, ces études ne sont pas du tout diffusées et restent dans les tiroirs. 

Une nouvelle conscience conduirait infailliblement à refuser l’ordre social tel qu’il est, car cet ordre social n’est ni plus ni moins qu’une imposture généralisée. Les forces noires nous ont achetés avec l’illusion de l’informatique et du confort moderne, comme les indiens ont été achetés par les colons européens au prix de quelques verroteries. Les territoires qui devraient nous revenir nous ont été spoliés. La vraie connaissance intérieure, qui conduit à la connaissance de la nature et des Dieux, elle est remplacée par la barre d’outil du moteur de recherche « Google »... En Europe, nous n’avons même plus de « réserves de chasse » comme les amérindiens. Tout devra se plier à la loi informatique, et au besoin on ira jusqu’à nous implanter des puces électroniques dans le cerveau pour vérifier si on pense conformément à l’ordre établi. Et à ceux qui persisteront dans une pensée « hérétique », on réservera le même sort qu’aux Cathares du XIIIe siècle : l’emmurement ou le bûcher. Comme nous vivons une époque moderne, ce sera un emprisonnement psychique ! Nous continuerons à être productif…mais avec un cerveau réduit à l’état de zombie.

Les forces obscures de l’informatique ont pour but de transformer la lumière en noirceur. Vous avez peut être déjà vu un cristal de quartz dopé, utilisé pour fabriquer les puces : c’est un bloc noir et opaque. Comparez le vous même au quartz naturel, transparent et lumineux, et vous aurez une idée de ce qui nous attend !

Undercover


1) Un des ces frères est le chef Clifford Moar, présent lors du Congrès international Nikan (Nikan signifie avenir en Montagnais)sur le développement durable qui s'est tenu du 10 au 14 septembre 1997 à Jonquière, dans la région du Saguenay Lac Saint Jean au Québec. Il déclara notamment lors de l’ouverture : Culturellement, les peuples autochtones, comme nous qui sommes issus d'une ancienne tradition de nomadisme, considérons que l'homme fait partie de la nature et qu'il ne peut exercer sa domination sur elle. Nous entretenons un lien très spirituel avec la terre, car elle est notre mère, notre source de vie. Le cercle constitué des éléments humain, animal, végétal et minéral illustre bien notre conception de l'environnement. Si nous voulons le préserver, nous devons considérer l'impact qu'occasionnent nos pratiques sur chacun de ces éléments, afin d'éviter un déséquilibre qui aurait pour conséquence de briser le cercle. D’autres congrès Nikan ont rassemblé des représentants de l’Occitanie et de nations amérindiennes.

2) Cette relation a été scellée par des dons réciproques de terres en pays Cathare lors de cérémonies organisées par l’association Ok-Oc.



dimanche, mars 08, 2026

Franz BARDON


"Le chemin de la vraie initiation magique" de Franz Bardon



Franz BARDON n’est pas très connu des chercheurs spirituels mais pour les cercles ésotéristes, il est une figure importante de l’occultisme du 20ème siècle. Il est l’auteur d’un guide de haute magie en trois volumes qui constitue une somme de science occulte et un mode d’emploi rigoureux et sûr pour ceux qui veulent s’engager sur le chemin dangereux de la puissance. 

Cette voie est peu fréquentée et le proverbe « beaucoup d’appelés et peu d’élus » est vraiment approprié. Le mage doit par ses propres efforts volontaires devenir capable de créer des êtres à partir de la substance akaschique et s’élever en conscience sur d’autres dimensions, à l’égal des anges et des dieux. Beaucoup en ont rêvé mais connurent le sort d’Icare. Au risque de déplaire à de prétendus mages blancs, nous dirons en simplifiant, que ce chemin de puissance était jadis réservé à quelques rares initiés, car le risque est grand de tomber aux mains d’entités invisibles lors de l’ascension du monde occulte. 

Pourquoi ce danger ? Parce que si la volonté naturelle du mage n’est pas purifiée, elle peut attirer des éléments lucifériens. Ici, l’erreur peut être fatale, et le blanc peut s’inverser en noir. 

C’est donc avec le souci d’aider les candidats sérieux, en leur évitant de graves déboires pour leur âme, que Franz Bardon a élaboré un guide méthodique, où si la leçon du début n’est pas comprise, on ne peut avancer plus avant. De ce point de vue son effort pédagogique est emprunt de compassion pour ses frères occultistes si souvent abusés par les forces invisibles. 

A propos de son livre « Le Chemin de la véritable initiation magique », Frantz Bardon déclare : « Le système pédagogique que je divulgue dans ce livre, avec le plus grand soin et une circonspection extrême, n’est pas le fruit d’une spéculation individuelle et intellectuelle. Il est le produit de 30 années de recherches, de pratiques, d’exercices et de fréquentes comparaisons avec beaucoup d’autres systèmes expérimentés dans les loges de diverses sociétés secrètes ou dans le cadre de la Science Orientale (laquelle n’est ouverte qu’à de rares individus particulièrement doués). »

Savoir à quel niveau se situe le travail de Bardon implique de savoir ce que l’on cherche. Quel est notre but ? Ce n’est pas une question anodine, car la philosophie éternelle a toujours considéré qu’il y a trois types humains : ceux qui se contentent de la vie matérielle agrémentée de religiosité ; ceux qui veulent développer leurs pouvoirs naturels ; et bien ceux qui cherchent une libération définitive. 

Cette classification n’est pas aussi réductrice quelle paraît, si on étudie les courants spirituels anciens et modernes. On retrouve ce clivage entre les hyliques (matière) les psychiques (psyché) et les pneumatiques (esprit). La spiritualité radicale envisage une libération hors du cycle des réincarnations, alors que l’occultisme veut s’élever peu à peu sur les dimensions supérieures, mais sans sortir du circuit. C’est un sujet qui fâche, car ceux qui sont engagés sincèrement sur une voie évolutive n’aiment pas s’entendre dire que la « vraie vie est ailleurs » et que tous leurs efforts les ramèneront immanquablement à la case départ, selon la loi cyclique. 

Nous connaissons la crise déclenchée par le Bouddha qui enseigna que tous les systèmes religieux évolutifs ne sont qu’une culture de l’illusion. Mais, assez rapidement, le bouddhisme redevint une lui aussi une culture religieuse – une religion normalisée - et il intégra des pratiques magico-rituelles dont le but n’était plus le Nirvana. Finalement, des systèmes de développement occulte (dont la matrice est le yoga ésotérique) vinrent se greffer sur la doctrine bouddhique. Exemple : le Lamaïsme enseigne une libération différée, dépendante d’exercices et de pratiques qui furent bannis par le Bouddha. 

Ce détournement a eu lieu également à la naissance du Christianisme. Les gnostiques voulaient retourner au « Royaume des cieux » durant cette vie (comme dans la doctrine bouddhique originelle), mais l’orthodoxie de la religion romaine s’opposa à cet effort qui risquait de la déposséder rapidement de son cheptel d’âmes emprisonnées dans le circuit vie-mort. L’Eglise a intégré dans sa pratique liturgique des éléments magiques lui permettant de développer un puissant égrégore dans le monde invisible. L’Eglise temporelle s’est structurée en opposition violente aux vrais chrétiens spirituels, purs disciples du Christ, fidèles au message de Retour au Père - message similaire à l’appel au retour au Nirvana.

Ce conflit entre les « spirituels » et les « psychiques » s’est manifestée avec brutalité lors de l’épopée cathare qui fut une tentative pour revenir à la pureté du Christianisme originel. Il est curieux de voir des courants occultistes – ou du nouvel âge - se référer au Catharisme qui fut persécuté parce qu’il cherchait la « sortie hors du monde visible et invisible », à la manière des manichéens, cruellement exterminés eux aussi.

Undercover






mardi, mars 03, 2026

Prendre le maquis spirituel



Une fraternité secrète qui serait occupée à combattre l’ordre mondial pour reprendre le contrôle de la planète existe t-elle ?

Pouvons nous en avoir la preuve ? 

Ce n’est pas facile. J’en ai personnellement la conviction si j’en crois le sentiment de protection que je ressens dans la tâche que j’effectue, et les coups de pouce du destin. Ni trop ni trop peu. On se sent à la juste place.

Il est certain que l’on peut être trompé de tous les côtés, aussi, sans être méfiant à priori, je remets toujours en doute les impressions qui semblent flatteuses. L’intuition ne me trahit pas si je n’en fais pas une affaire personnelle, sinon le risque d’erreur augmente. Ce serait le premier conseil à donner à celui qui voudrait rejoindre la « résistance ». Il faut vraiment être sincère, sinon on ne peut pas se faire remarquer par les êtres qui travaillent à un plus haut niveau. Il faut avoir une confiance absolue. En outre, il faut être conscient de notre faiblesse sur ce plan d’existence tout en ressentant la puissance latente dont on dispose sur une autre dimension.

Il faut aussi solliciter la chance sans attendre passivement que le secours vienne du ciel. C’est un état d’être qui demande une préparation, et c’est pourquoi il faudrait mettre en place une sorte de centre de formation, si c’est la volonté du « ciel ».

Comme je suis engagé dans la recherche des « résistants » depuis des années, mon travail consiste à éveiller l’intérêt des gens, et noter les réactions. Mon cerveau est un centre de tri. Il faut prendre ses responsabilités si l’on aspire à aider dans la période actuelle. Alors la Fraternité de justice et de vérité – qui ne se pare pas de titres ronflants – saura sur qui compter le moment venu.

L’on peut se brancher sur la fraternité régulière qui supervise les opérations planétaires si l’on ne se trompe pas de prise. On doit d’abord se débarrasser de tout lien avec l’occulte inférieur qui est un piège où tombent aujourd’hui d’innombrables personnes qui cherchent l’issue du mauvais côté.

L’Ordre Rosicrucien AMORC est l’un de ces filets jésuitiques tendus sous les pieds des chercheurs pour les utiliser dans le plan. Cet organisme dont le nom a été usurpé, a été fondé pour contrer le travail de la véritable Rose-Croix Hermétiste occidentale qui succéda au Catharisme à la Renaissance.

La porte de la Fraternité de la Lumière demeure fermée à ceux qui ne sont pas prêts à donner leur vie présente en échange de la vie éternelle. Ils peuvent toujours aller à l’Amorc ou ailleurs, c’est pareil.

La Fraternité authentique que tentent d’imiter les ordres pseudo initiatiques, ne combat pas l’ordre mondial avec les armes ou la politique. Il est impossible de la contacter par des voies naturelles ou ésotériques. Cette Fraternité diffuse certains rayonnements cosmiques pour éveiller les âmes qui sont réceptives à l’appel de l’absolu, et rien d’autre.

Parallèlement à cette Fraternité spirituelle qui travaille par amour et dans le respect de la liberté humaine, sans faire de vagues ni se compromettre dans les luttes terrestres, il existe aussi un ou plusieurs groupes secrets qui travaillent pour libérer la terre de ses prédateurs. Ce travail est top secret.

Ce groupe nous demeure mystérieux tant que nous n’avons pas fait un pas dans sa direction. C’est le premier pas qui compte. Ensuite, on est remarqué et peut être contacté, dans la mesure où l’on vient pour donner et non pour quémander ou chercher une sécurité.

Il est facile aujourd’hui de se déclarer hostile à l’ordre mondial mais il est beaucoup plus difficile de s’engager dans la bataille. Et comment faire ? 

C’est pourquoi, la meilleure voie pour chacun serait de suivre un chemin de régénération spirituelle car nous ne sommes pas armés pour faire face aux forces adverses dans notre état actuel. 

A quoi pourrait-on nous utiliser dans l’état actuel ? 

(...) nous pourrions être sollicités pour appuyer certaines actions, sachant que la fraternité en opération ne peut pas compter sur l’humanité dans l’état de conscience où elle est actuellement : peur, faiblesse, incertitude, égocentrisme, névrose sécuritaire, et surtout l’ignorance. On ne voit pas comment les humains que nous sommes pourraient aider dans cette lutte puisqu’ils sont dans leur immense majorité soumis aux diktats de l’ordre mondial : abrutissement médiatique, apathie, humanitarisme sentimental, conditionnement technologique, peurs psychologiques, illusions religieuses et spiritualistes… et les autres faiblesses qui nous retiennent dans l’illusion. [...]

Si nous regardons les choses positivement, il faut reconnaître que les gens qui s’éveillent à la réalité du monde ne reviendront plus en arrière. L’influence bénéfique de l’ère du Verseau se fait sentir. Lorsqu’on s’éveille, il faut briser la séduction du « conspirationisme new age » qui, sous prétexte de nous informer de faits alarmants, nous replonge dans les fausses solutions.

Bien entendu, ces considérations ne sont pas pour tout le monde. Celui qui ne se révolte pas intérieurement en regardant ce qu’est devenue la vie, il faut le laisser tranquille. L’univers s’occupe déjà de lui. Il faut mieux aider ceux qui travaillent pour la « bonne cause » et qui ont besoin de notre soutien, selon la parole : « Aime ton prochain comme toi même », le prochain étant les frères et les sœurs apparentés en esprit.

Soulager la misère du monde est une impossibilité. Créer les conditions de la paix politique au service de l’ordre mondial serait une trahison. Espérer que les loups vont miraculeusement se changer en agneaux est stupide. Leur envoyer de l’amour, c’est accroître leur puissance criminelle.

Celui qui a échappé à ces illusions et qui voudrait collaborer à un projet vraiment positif, doit se préparer, ouvrir son esprit et se former à devenir un nouveau résistant, ce qui ne signifie pas s’en aller à l’assaut des moulins, mais prendre le maquis spirituel. 

Que signifie prendre le maquis intérieurement ?

D’abord, c’est s’unir par la pensée à nos frères en esprit pour établir un champ de conscience assez lumineux pour être repérable par la fraternité supérieure. Pas besoin de méditation collective, car nos « amis » ne travaillent pas ainsi. Cette luminosité de la conscience est particulière en terme de rayonnement car elle est générée par une lucidité forte et un puissant désir de changement, c’est à dire de reconquête de l’espace terrestre.

Joël LaBruyère

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L’Ordre Rosicrucien AMORC est l’un des filets jésuitiques


L'impérator Harvey 1er

L'Américain Harvey Spencer Lewis (25 novembre 1883 - 2 août 1939), fondateur de l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (AMORC), dont il fut le premier imperator de 1915 à 1939.


René Guénon (15 novembre 1886 - 7 janvier 1951) :

(...) les nombreuses organisations qui, à l’époque actuelle, s’intitulent « rosicruciennes », et qui, cela va de soi, ne manquent pas d’être en contradiction les unes avec les autres, et même de se combattre plus ou moins ouvertement, tout en se prétendant également représentantes d’une seule et même « tradition ». En fait, on peut donner entièrement raison à chacune d’elles, sans aucune exception, quand elle dénonce ses concurrentes comme illégitimes et frauduleuses ; il n’y eut assurément jamais autant de gens pour se dire « rosicruciens », si ce n’est même « Rose-Croix », que depuis qu’il n’en est plus d’authentiques ! Il est d’ailleurs assez peu dangereux de se faire passer pour la continuation de quelque chose qui appartient entièrement au passé, surtout lorsque les démentis sont d’autant moins à craindre que ce dont il s’agit a toujours été, comme c’est le cas, enveloppé d’une certaine obscurité, si bien que sa fin n’est pas connue plus sûrement que son origine ; et qui donc, parmi le public profane et même parmi les « pseudo-initiés », peut savoir ce que fut au juste la tradition qui, pendant une certaine période, se qualifia de rosicrucienne ?



samedi, février 28, 2026

La véritable Fraternité spirituelle ne se manifeste pas à travers des maîtres personnalisés et médiatisés


Max Heindel 


Il peut être utile de dire quelques mots sur cet auteur, qui reste méconnu, et qui est mis sous le boisseau, alors que son œuvre serait un excellent antidote au new age déliquescent. Max Heindel a fourni des repères irréfutables et indispensables quelle que soit notre orientation. L’appellation « Rose-Croix » à laquelle il se réfère ne doit pas être considérée comme un signe d’étrangeté ésotérique. Dans le cas de Max Heindel, la Rose–Croix dont il s’inspire n’est pas en relation avec quelque société occulte qui propose des recettes pour obtenir des pouvoirs. Ici, la Rose signifie l’âme incarnée, qui s’épanouit sur la Croix épineuse de l’existence. Identique dans son essence au symbole oriental du Lotus, la Rose montre que le chemin de l’âme est parsemé d’épines.

Max Heindel disposait d’une capacité de clairvoyance supérieure par laquelle il a donné des informations d’une précision incomparable sur la constitution du monde visible et invisible. On a prétendu que Heindel fut l’élève de Steiner, mais quoique les deux hommes se soient rencontrés au début du 20ème siècle quelque part en Allemagne, leur démarche fut sensiblement divergente. En effet, Steiner, voulait redonner une impulsion spirituelle aux arts, aux sciences et à l’éducation, tandis que Max Heindel se concentra exclusivement sur l’élévation de l’être.

Ces clairvoyants disaient avoir été inspirés par les « Frères Aînés » d’une Fraternité occidentale, dont le centre secret aurait été proche de la Bohème. Max Heindel qui vivait en Amérique, fut invité à s’y rendre pour y recevoir ses enseignements. Il n’a pas fondé d’organisation structurée et les cours sont gratuits.

Steiner et Heindel se référaient à la « Fraternité de la Rose-Croix occidentale », qui ne doit pas être confondue avec la « Hiérarchie des Maîtres » qui est la devanture de la loge luciférienne planétaire. Cette confusion est la source des divergences et contradictions entre les enseignements spirituels contemporains. Certains sont des imitations frauduleuses. Nous ne nous étendrons pas sur le problème de la concurrence entre les hiérarchies occultes, l’une récupérant la connaissance de l’autre en la caricaturant.

Disons simplement que Max Heindel a créé une situation irréversible du point de vue de la connaissance. Parce qu’il a révélé des mystères avec une grande précision, les chercheurs sincères étudiant son œuvre, se laisseront moins abuser par les fantasmagories occultistes.

La véritable Fraternité spirituelle ne se manifeste pas à travers des maîtres personnalisés et médiatisés, sauf rare exception. Son action demeure secrète, précisément pour déjouer la malveillance des puissances qui vampirisent le plan terrestre. Ainsi, depuis la fin du 19ème siècle, il est apparu des pseudo ordres rosicruciens, qui n’ayant pas de légitimité en relation avec la véritable Rose-Croix, se sont réclamés d’une « grande loge blanche » orientale – qui est un conseil illuminati suprême.

La grande loge « blanche », grise, noire…



Ce « syndicat » des anciens égrégores lucifériens (et leurs alliés de la loge noire arhimanienne) est représenté par des « maîtres virtuels » dont les noms ont été vulgarisés par la Théosophie et les médiums qu’ils utilisent : Morya, Khut Houmi, Djwal Kool, Hilaryon, Rackoczi, le pseudo St Germain (il exista un vrai Rose-Croix identifié historiquement en tant que Comte de St Germain, qui serait venu au 18ème siècle pour adoucir les ravages de la révolution française)… Les frères de la Fraternité spirituelle occidentale sont anonymes, pour ne pas engendrer d'idolâtrie et maintenir un champ de sérénité autour de leur travail. Leurs disciples peuvent se faire connaître, tels certains grands mystiques des époques passées (Paracelse, Jacob Bhoeme…)

La différence entre les deux hiérarchies – et ses sous-groupes - qui prétendent influer sur l’évolution de l’humanité, n’est pas seulement fondée sur l’écart culturel entre l’Orient et l’Occident, mais sur une différence de but, de méthode et de stratégie. Ainsi, la « loge blanche » est au service de la survie des hiérarchies du plan astral (égrégores des religions), alors que la fraternité spirituelle occidentale se réfère à d’autres dimensions.

La pseudo grande loge blanche veut « politiser » le monde afin d’y implanter son ordre mondial, alors que la fraternité « christique » tente au contraire de sortir les âmes du circuit des réincarnations. Ces deux stratégies répondent à deux options opposées : conservatrice ou libératrice. Il est très difficile d’y voir clair.

La hiérarchie luciférienne a la prééminence politique puisqu’elle travaille à travers d’innombrables courants, organisations loges, sociétés secrètes « blanches, grises, noires », etc… Au début de sa quête, le chercheur de vérité ne comprend pas cette différence, car il croit que tout ce qui brille est spirituel. Il ne peut imaginer que la spiritualité c’est aussi de la politique supérieure. Il trouverait scandaleux qu’on puisse voir une intention politique derrière les beaux messages de la « loge blanche », jusqu’à ce qu’il réalise que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. L’erreur est d’ignorer que le « blanc » et le « noir » sont les deux faces de la même médaille. L’illuminati se présente sous un visage humaniste et répand des messages opportunistes de paix et d’espérance, alors qu’il est compromis dans l’exploitation de l’humanité et collabore avec les vieilles puissances d’asservissement.

Les illuminati se réfèrent souvent à la « grande loge blanche » comme à leur maison mère, tandis que les spirituels libres se disent « inspirés » par de mystérieux « Frères Aînés ». Sur ces êtres, on ne sait pas grand chose, hormis que leur chef est appelé symboliquement Christian Rosenkruz depuis le 13ème siècle. Il y aurait une filiation entre la Rose-Croix et le Catharisme – ce qui laisse penser que cette Fraternité change de nom et de méthode selon les époques.

Les Jésuites ont toujours combattu Christian Rosenkrutz qu’ils considèrent comme leur plus grand adversaire. Il connaîtrait leurs plans et saurait comment les déjouer. Steiner dit que ces deux fraternités poursuivent des buts opposés. Les initiés jésuites stimulent leur ordre mondial, tandis que les disciples de Christian Rosenkrutz œuvrent en secret à l’instauration d’une civilisation libérée de l’emprise des puissances mondiales.

Si vous étiez un chef des illuminati, que feriez vous, face à un adversaire insaisissable, doté d’un puissance indestructible mais qui ne peut combattre qu’avec les armes de l’amour et de la sagesse ? Et bien, vous feriez comme les Jésuites. Vous fabriqueriez des leurres, des imitations caricaturales de votre adversaire. Vous inventeriez un christianisme officiel, un bouddhisme officiel, Franc-Maçonnerie officielle, de faux ordres initiatiques, tel le pseudo ordre rosicrucien AMORC. Celui-ci est particulièrement jésuitique. Il se réclame du tibétain Koot Humi, dont le disciple Djwal Kool est le fondateur du new age ! Ensuite, vous inonderiez le monde de messages spirituels agréables à entendre. Il y en aurait pour toute les tendances, depuis le niveau du catéchisme jusqu’à l’ésotérisme le plus alambiqué. C’est la technique de l’imitation et de la saturation. 

Nous en resterons là sur cette question, et nous renvoyons le chercheur intéressé par ce sujet à la lecture de la « Cosmogonie des Rose-Croix » de Max Heindel et à ses autres ouvrages comme les « Enseignements d’un initié » qui explicitent en langage simple les questions que chacun se pose sur la vie et la mort. 

La « marginalisation » de cet auteur pourrait s’expliquer par sa lucidité en ce qui concerne la spiritualité astrale et la médiumnité, dont il a montré le caractère rétrograde dans l’ère nouvelle. Il s’agit d’un ésotériste courageux qui est venu expliquer aux prétendus « initiés » que la rotation des chakras ne doit pas être amplifiée, mais inversée, si l’on veut changer de dimension et pénétrer dans le monde de l’âme. Cette précision sonne comme une condamnation des pratiques archaïques de l’ancienne magie, et l’on comprend que les adeptes de l’occultisme classique n’aient pas apprécié cette mise au point, sachant que le « système illuminati » maintient l’humanité dans l’ancienne formule énergétique. 

La « Cosmogonie » de Max Heindel constitue la base de ce qu’il faut connaître sur les cycles de la terre ainsi que sur la constitution subtile de l’être humain. Max Heindel a synthétisé et remis en ordre des informations qui sont éparpillées dans des dizaines de livres ésotériques.

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