lundi, août 24, 2026

Mauro Biglino & Paul Wallis. Une autre histoire de la Bible

 

Depuis des centaines et des milliers d'années, les gens du monde entier se tournent vers la Bible pour obtenir des informations sur Dieu. Deux spécialistes, Mauro Biglino et Paul Wallis, défendent une interprétation radicalement différente. En recherchant la signification profonde des mots clés de ces textes anciens, ils constatent qu'une autre histoire tout à fait différente se dessine ; une histoire aux implications énormes pour notre compréhension de la race humaine et de notre place dans l'univers. Pendant plus de deux millénaires, les lecteurs ont interprété les textes anciens de la Bible comme des histoires de Dieu, un récit sans faille dans lequel Dieu crée les cieux et la terre, la vie végétale et animale et, finalement, la race humaine. Cependant, un certain nombre d'anomalies dans les textes, ainsi que d'intrigantes questions de traduction, laissent entrevoir une autre possibilité.

(Durée 37:22)

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Jay Anderson :

Mauro Biglino est un traducteur biblique italien, auteur et chercheur, surtout connu pour son travail de traduction des anciens textes hébreux pour Edizioni San Paolo, l’une des principales maisons d’édition catholiques d’Italie sous l’autorité du Saint-Siège.

Après avoir passé des années à travailler directement avec les écritures hébraïques massorétiques originales, Biglino a commencé à affirmer publiquement que de nombreuses interprétations théologiques traditionnelles n’étaient pas étayées par le texte littéral lui-même.

Ses recherches l’ont conduit à proposer une thèse hautement controversée : que la Bible ne décrit peut-être pas des interactions avec un Dieu spirituel unique et tout-puissant, mais plutôt des rencontres entre l’humanité et un groupe d’êtres physiques désignés sous le nom d’Élohim.

Ces idées ont suscité un débat intense et ont transformé Biglino en l’une des figures les plus discutées et controversées de la recherche biblique moderne.


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Mauro Biglino :

La partie plus ancienne de la Bible est essentiellement un livre d’histoire qui narre les origines de l’humanité et les péripéties successives d’un peuple qui a établi une relation/alliance avec l’un des Elohìm. 

L’homme est le fruit d’une hybridation génétique ; cette hybridation génétique a été effectuée par des individus physiologiquement similaires à nous, mais dotés de connaissances et de technologies incomparablement supérieures ; 

– ces individus étaient connus sous divers noms et regroupés en hiérarchies : selon les rôles occupés, ils sont définis en tant qu’Elohìm, nephilìm, Anakin, Emim, Zamzummim, Malakìm, Rephaim, Baal dans la Bible ; Anunnaki, Igigi, Dingir par les Sumériens ; Ilu par les Akkadiens ; Neteru par les Égyptiens ; et Viracochas par les cultures méso-américaines ; 

– loin d’être considérés comme des dieux, ils suscitaient en réalité, à l’origine, un respect et une soumission qui n’étaient dus qu’à leur grand pouvoir ; 

– il est certain que leur longévité était supérieure à celle des terrestres, mais ils n’étaient absolument pas immortels ;

– leur but était de produire une race de travailleurs/serviteurs qu’ils utiliseraient ; 

– ils ne s’occupaient pas de sujets tels que la religion dans le sens moderne du terme, la spiritualité, l’Au-delà et autres, mais avaient comme objectif fondamental de définir des structures de pouvoir réparties sur différents territoires où se sont ensuite développées diverses civilisations ; 

– ils ont veillé à faire culturellement évoluer cette nouvelle race hybride (Homo sapiens) à travers la diffusion contrôlée de connaissances de nature civile, juridique, agronomique, astronomique, mathématique, architecturale, littéraire, politico administrative, artisanale et globalement technico-scientifique ; 

 les anges dont parle la religion traditionnelle étaient en réalité des messagers ordinaires en chair et en os qui avaient pour mission de servir d’intermédiaires et de surveiller la nouvelle espèce ; 

– l’Ancien Testament représente souvent la synthèse de récits sumériens qui s’avèrent beaucoup plus précis et circonstanciés ; 

 l’Ancien Testament a été écrit par un peuple qui était selon toute probabilité de descendance sumérienne ...


dimanche, août 23, 2026

LA CREATION ET L'ACCIDENT

 

Il semble qu'au commencement de l'Univers manifesté, il y ait deux principes de manifestation qui se soient croisés : un principe masculin, le Père, et un principe féminin, la Mère. Il en a résulté un processus de création que l'on peut exprimer ainsi : l'esprit créateur originel le Père, a fécondé l'énergie vierge universelle, la Mère.

Cet esprit - ou encore ce souffle - est un feu, une puissance qui énergétise la matière passive de l'étendue universelle. Ainsi, quand le souffle de l'Esprit s'immerge dans la substance universelle, cela forme un cercle, délimite un espace, et un cosmos en germe apparaît.

Dans un premier temps, le souffle de Dieu délimite un cosmos, mais il le délimite dans la matière universelle infinie. Dans ce cosmos originel, on va retrouver tous nos univers, toutes les constellations, mais ce n'est qu'un univers délimité dans la grande mer universelle - qu'on appelle la Vierge, en Occident, et la Mère Divine, en Orient.

Dans cet espace ainsi délimité, le processus de création commence à se manifester en sept phases, depuis la plus élevée, la phase spirituelle ultime, jusqu'au septième aspect qui est plus formel et dense. Ce septième plan a un aspect quasi physique mais il se situe encore dans la matière universelle. II ne s'agit donc pas de la matière telle que nous la connais sons. C'est un système extrêmement lumineux et complexe qui abrite des êtres transcendants; c'est la manifestation qu'on appelle le « Fils ».

Quand un univers se manifeste par fécondation du Père Divin et de la Mère Cosmique, sa lumière intense projette une ombre - en fait, une lumière moins intense, comme l'envers de la manifestation du Fils - qui est la réalité illusoire dans laquelle nous sommes maintenant. On appelle cette ombre du divin la lumière de Lucifer. On dénomme le grand cosmos qui a été créé, le Fils, Christ, et son ombre, Lucifer. Le nom « Lucifer » signifie « porteur de lumière » car c'est une ombre lumineuse qui s'étend à travers l'espace universel. Il y a donc deux mouvements simultanés : l'un, vertical et l'autre qui est horizontal, l'ombre portée du divin.

Ces créations, émanées depuis l'Absolu, vont peu à peu devenir conscientes. Elles vont passer par un processus d'évolution
divine qui va les lancer dans une grande aventure à travers les
sphères célestes.

Comme la liberté est la règle dans l'univers, il arrive que ces
processus soient dévoyés par des dieux qui sont eux-mêmes
impliqués dans ce périple d'évolution divine et qui ont la
liberté de se diriger comme ils l'entendent.

Ils sont, en fait, des idées de Dieu. Une idée de Dieu est un
dieu. Et c'est un dieu pour l'éternité. Donc, si nous avons en
nous un atome de Dieu, nous sommes indestructibles pour
l'éternité. Même si l'on doit passer par un million d'incarnations. Sauf accident, car il y a des périodes cosmiques où le processus d'ascension divine stagne et se bloque dans une impasse spatio-temporelle.

La chute des Dieux

Les êtres qui n'ont pas réussi à remonter vers l'évolution divine ascendante sont condamnés à la refonte dans la mer universelle, ce qui s'appelle la «damnation éternelle», l'anéantissement final. Cela signifie que leur atome spirituel est dissout dans la matière universelle. C'est fini pour eux. La chance qu'ils ont eue de parvenir à l'individuation, de réaliser leur être éternel, cette occasion est perdue, parce qu'ils ne l'ont pas saisie après des millions d'années d'opportunités. Ils étaient libres au départ. Des millions d'années leur auraient permis de choisir s'ils voulaient dire oui ou non à la grande aventure divine. Mais ils se sont perdus dans l'involution formelle.

On dit que dans cette régression involutive, il y eut un processus d'interférence causé par l'esprit du dieu Lucifer. Les hiérarchies de Lucifer gèrent un domaine d'extension vers l'extérieur du cœur central des univers, vers ce qu'on appelle le monde des abîmes, l'extérieur du monde divin, alors que le dieu Christ demeure cosmiquement fixé au centre du monde divin qui vient d'être créé.

Lucifer, quant à lui, exprime l'énergie centrifuge qui va le plus loin possible vers l'extérieur, qui s'extériorise, qui s'éloigne du centre, donc du centre divin. Et l'esprit de Lucifer, l'ombre portée du divin, se dirige vers des zones dangereuses car ce sont des secteurs où des processus incontrôlables peuvent se manifester. Lucifer agit avec sa libre volonté, son libre-arbitre, mais il en abuse, entraînant les dieux de la vague de vie humaine. Il les influence en leur disant : «avec moi, vous allez bénéficier d'un processus accéléré pour devenir des dieux adultes et libres».

Lucifer est donc quelqu'un de très bon qui veut accélérer l'évolution des dieux vers la conscience de leur individualité immortelle. Il a lancé une information puissante et lumineuse qui s'est répandue comme une traînée de poudre dans le groupe des dieux dans l'enfance qui est la vague de vie humaine, celle à laquelle nous appartenons, parmi d'innombrables autres vagues de vie. C'est une vague de vie qui devait passer par le chemin d'évolution ascendante pour atteindre les mondes archi-divins, puisqu'elle était constituée de créatures divines au départ. Ces êtres émanés de Dieu, de l' Absolu, de la source universelle, devaient devenir des dieux conscients, auto-réalisés, capables de créer également de nouveaux cosmos pour accroître sans fin la magnificence universelle ...

Nous sommes donc des dieux, à l'origine. Mais ces dieux ont dévié à cause du libre arbitre. Ils ont choisi une voie qui semblait plus facile. Comme le dit Krishnamurti dans un entretien avec le scientifique David Bohm «l'humanité s'est écartée de la source par désir de facilité et de confort». Il en conclut, à l'instar de la doctrine bouddhiste originelle, que c'est ainsi qu'est apparue la souffrance. Notre univers actuel serait donc un courant de vie qui a dévié. En aucun cas ce courant découlerait d'une évolution régulière comme le prétendent les doctrines évolutionnistes. C'est un détournement, une chute, un accident cosmique.

Lucifer a lancé une impulsion téméraire - quoique sans doute utile d'un point de vue supérieur - pour accélérer l'évolution divine. Ce faisant, il a généré une terrible perturbation dans les systèmes des dieux dans l'enfance. Les âmes originelles sont des idées divines, ayant, comme structure de base, une trinité de forces qui est pur amour, pure intelligence et pure volonté. Nous disposons encore de ces centres moteurs, à l'état latent, mais au départ ils fonctionnaient dans toute leur puissance. En se rompant, ces forces titanesques ont déclenché une explosion atomique cosmique, avec une série de réactions en chaîne. Alors, les entités du circuit de la vague humaine ont été emportées dans cette catastrophe. 

Dans son livre le "Silmarillion", Tolkien a eu une bonne intuition à ce sujet. Au début, il montre le chœur des anges occupés à chanter dans l'harmonie. A un certain moment, l'un d'eux s'est mis à chanter différemment. Il a déraillé et il a fait dérailler celui d'à côté qui s'est aligné sur la fausse note, et ainsi de suite, de proche en proche, jusqu'à ce que tous tombent dans la cacophonie. On décrit le processus de contamination ayant causé la chute originelle par une discordance à laquelle tout le monde s'est fié. La jeune vague de vie divine, n'étant pas encore individualisée, a alors perdu conscience et elle est tombée dans la confusion. C'est cela la mythique révolte de Lucifer. La vague de vie humaine s'est alors trouvée mal en point car son système énergétique, son système atomique, qui était encore dans l'enfance, a été perturbé.

La déflagration atomique nous a fait perdre l'un de nos trois noyaux. Ce serait, paraît-il, chez les hommes le noyau féminin, et chez les femmes, le noyau masculin. C'est difficile à affirmer car, quand on se réincarne, on change fréquemment de sexe. Ainsi, il y aurait eu une sorte d'explosion nucléaire sur les plans métaphysiques et c'est cela qu'on appelle « la chute de l' homme ». Une catastrophe cosmique serait arrivée parce qu'un dieu, Lucifer, aurait voulu accélérer le processus de croissance de la jeune humanité. Il aurait voulu trop bien faire.

Le plan de sauvetage des âmes

Bien entendu, comme c'est l'Amour qui domine, il n'y a pas de condamnation, pas de châtiment. Mais aussitôt, s'est mis en place un plan de sauvetage qu'on appelle «intervention du Christ cosmique», le «Fils de Dieu», la flotte extraterrestre pourrait-on dire, qui s'est chargée d'accompagner et de récupérer la vague de vie égarée. 

Les êtres divins de l'origine se sont abîmés ... Ils sont comme des enfants qui se seraient grièvement blessés en jouant. Dans un tel cas, la mère accourt aussitôt. Elle a déjà tout le schéma de secours en tête, le SAMU, l'intervention chirurgicale ... elle voit tout le déroulement... mais, dans l'immédiat, il faut retourner l'enfant et le secouer pour lui faire cracher le caillou ou le poison ; et, d'instinct, la mère s'y emploie sans retard. Pour nous, c'est la même chose : le plan de secours était tracé dès l'accident, et tout finira par être rétabli, mais pour ce faire, il fallait accompagner l'humanité dans sa chute, c'est-à-dire dans le temps et l'illusion extérieure. Elle était déjà happée par le temporel, et tombée dans l'inconscience : les dieux ont sombré dans l'inconscience. Et ils sont devenus comme des esprits tourbillonnant de manière anarchique dans l'espace. On peut imaginer de belles sphères de lumière, tournoyant dans l'inconscience, et qui sont en train de s'éteindre progressivement en descendant vers l'obscurité cosmique.

La formation de notre terre

Des hiérarchies divines supérieures ont alors été appelées à la rescousse : ce sont les Elohim nommés «Seigneurs du feu» ou «Seigneurs de la Flamme ». Dans la Bible hébraïque leur nom est indiqué, mais dans la traduction française, il ne l'est pas. Dans la Bible ordinaire on peut lire «Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre». Dans la version hébraïque, on a le mot «Bereschit» qui signifie «Fils de la Flamme» ou «Fraternité du feu» (bar-esh). Il faut comprendre qu'il s'agit d'une hiérarchie et non d'un Dieu abstrait; c'est une hiérarchie d'êtres très évolués qui vient au secours et qui se dit : «nous allons les devancer, descendre devant ces égarés et leur préparer un nouveau cosmos, une maison pour les recevoir». Ce cosmos adapté à notre état, c'est l'univers visible et ses dimensions suprasensibles.

Certaines hiérarchies sont apparues pour construire un système solaire, d'autres pour former un corps en remplacement de notre personnalité originelle, et d'autres encore pour réimplanter en nous un principe d'individualité, etc. Diverses hiérarchies se sont succédées pour créer un monde temporaire de substitution, et cela s'est déroulé sur des périodes infinies. On trouvera cette description commentée point par point dans la "Cosmogonie des Rose-Croix" de Max Heindel, au chapitre sur les sept jours de création. Chaque «jour» dure des millions d'années et à chaque fois, les hiérarchies spirituelles se succèdent. Tout s'accomplit grâce à des intelligences supérieures, et rien n'existe qui n'ait été créé par ces intelligences. C'est une vision spirituelle de l'Univers ; tout est vivant et partout il y a de l'intelligence au travail.

Pour permettre aux dieux déchus que nous sommes de reprendre conscience, on a créé l'actuel système solaire. Et, particulièrement pour la vague de vie à laquelle nous appartenons, l'incarnation se déroule sur une planète qui est de la substance densifiée par les Elohim. D'abord, les âmes ont été rassemblées sur une planète immatérielle et, progressivement, tout a été énergétisé et s'est solidifié jusqu'à la cristallisation matérielle. Nos âmes en ont émergé, mais une planète solide est restée, telle une sécrétion de nous-mêmes ; comme un mollusque qui fabrique sa coquille, notre suintement énergétique est devenu la carapace terrestre. Aucune création ne sort du néant. La terre entière et ses espèces sont originellement issues de notre vague de vie. Le monde est une concrétisation de nos émanations. Les règne minéral, végétal et animal sont issus de l'homme. C'est pourquoi la Bible relate que «Dieu présenta à l'homme tous les animaux pour qu'il leur donne un nom». Donner un nom à une chose, c'est être son créateur. Quand on donne un nom à une créature, on la connaît déjà. On la reconnaît comme un aspect de soi car seul le semblable connaît son semblable. 

Nous sommes encore potentiellement des dieux mais dans un état inversé par rapport à l'origine. Notre être réel a été projeté dans la nature, totalement extériorisé, comme démantibulé. Nous possédons un corps, de l'énergie, mais qui dépendent entièrement de l'alimentation extérieure. Nous avons une conscience, mais aucun pouvoir réel. Il faut extraire des forces extérieures pour survivre. Nous subissons les contingences, la décrépitude et la mort. Nous constatons que la nature nous tient sous sa loi.

On reconnaît les espèces vivantes, les fleurs, on reconnaît la beauté, parce que tout cela émane originellement des qualités de notre âme, et que ce sont des créations qui se sont manifestées à travers nous. 

Le minéral est venu tardivement. Lorsque nous avons commencé à nous incarner sur la dimension éthérique, nous n'avions pas de corps. Nous étions des concentrations vaporeuses non élaborées. La planète était constituée d'une vapeur gazeuse éthérique. Les hiérarchies élohimiques l'entretenaient comme un jardin, la réchauffaient de leur chaleur spirituelle pour lui donner de la cohésion. Ce n'est pas nous qui avons mis tout cela en forme, car nous étions dans l'inconscience à la suite de la catastrophe originelle. Nous avons seulement fourni les modèles. Tout a été mis en forme par les hiérarchies élohimîques. C'est ce que relate le mythe des sept jours de la création.

Une première période s'est écoulée dite "période polaire". Par le Pôle Nord spirituel, les âmes ont commencé à se manifester sur la terre dans une première civilisation. Cette civilisation existait sur la dimension éthérique. C'était une civilisation encore subtile et éthérée, très pure. Les âmes n'étaient pas encore conscientes mais elles commençaient à s'éveiller du sommeil de mort consécutif à la chute, car elles se retrou vaient dans un monde où elles pouvaient se mouvoir à nou veau. Cela redevenait cohérent. La vie retrouvait un ordre. La planète commençait à ressembler à une demeure habitable, à l'image du cosmos que les âmes avaient connu dans les mondes divins. 

Cette situation dura des millions d'années, puis il y eut la période dite hyperboréenne, située en dessous de la précédente, sur le plan de la densification, quoique de nature encore éthérée. Plus tard, apparut la période de la civilisation dite lémurienne où, par l'acquisition du corps astral - le corps du désir - nous avons développé les sentiments, les passions et le désir de nous mouvoir dans le monde.

Puis, vint la période atlantéenne où nous avons acquis le mental, le pouvoir de penser, quoique de manière rudimentaire. Aujourd'hui, nous sommes dans la période dite aryenne où nous disposons de quatre corps formant notre personnalité : le corps physique, le corps éthérique, le corps astral, le corps mental, auxquels s'ajoutent trois aspects spirituels qui ne sont pas incarnés-la monade supérieure. Ainsi, nous avons en nous les sept plans, nous avons donc la capacité de retrou ver une conscience multidimensionnelle. Mais il faut une mutation, un saut évolutif.

La structure de l'Univers

Le problème est que nous nous trouvons actuellement dans la zone la plus extérieure des univers, c'est-à-dire dans le 7e univers. Nous y sommes descendus progressivement depuis notre chute du 6e univers, celui dans lequel nous avons été créés originellement en tant que dieux. Ce sont des dimensions qui s'interpénètrent, bien sûr. 

Il y a un univers central dont personne n'a jamais entendu parler. Il est impossible de savoir ce qu'il est. Un deuxième univers entoure le premier, personne n'a jamais su ce qu'il est. Un troisième univers, plus large, un peu plus dense, correspond à une dimension dont personne ne peut rien savoir. Il y en a un quatrième dont personne ne sait rien non plus, un cinquième dont on ne sait rien du tout. Enfin, il y a un sixième univers, celui que l'on connaît par les dieux sauveurs qui en sont descendus. C'est celui d'où l'on a émergé - d'où nous sommes tombés - pour nous manifester dans la forme actuelle. Il faut voir ces dimensions comme s'interpénétrant, depuis la source de l'Univers interne jusqu'à notre univers extériorisé.

Et puis, il y a le septième plan cosmique dans lequel nous nous trouvons actuellement, et dont nous avons touché le fond par l'incarnation physique. Si l'on considère ce 7e univers, le plus extériorisé, il est constitué d'un plan physique, d'un plan éthérique, d'un plan astral, etc. Il est donc lui-même constitué de sept dimensions. Tant l'occultisme que le spiritualisme habituel, et toutes les formes de disciplines soi-disant d'éveil ne conduisent qu'à différents niveaux de ces sept dimensions du 7e univers. Généralement, l'initiation occulte ne conduit qu'au plan astral ou éventuellement au plan mental où certaines basses hiérarchies spirituelles ont leur centre de puissance

Les six univers supérieurs jusqu'au septième restent inaccessibles et sont inconnus des plus grands voyants du passé comme du présent. D'après les clairvoyants spirituels de haut niveau, c'est à cette frontière que commencent les univers inconnus.

C'est pour cela que le travail libérateur consiste à s'élever dans le 6e univers - c'est ce qu'on appelle «passer la frontière» - la grande frontière des dieux de l'Orient spirituel, le fleuve Euphrate dans le "Livre de l'Apocalypse".

C'est donc à partir du 6e univers que les vaisseaux rédempteurs sont envoyés dans le 7e univers afin d'y rechercher les âmes et organiser la transmigration, le retour à l'univers interne. Dans le mythe chrétien originel, le Christ représente un dieu descendu de cette dimension divine pour opérer un travail de rédemption dans une dimension étrangère, la nôtre. C'est en raison de cette provenance qu'on le dit pur, né d'une vierge, et qu'il n'a pas connu «le péché de la chute». Il est étranger parce qu'il ne vient pas de notre univers. C'est un dieu qui n'est pas compromis dans la situation scabreuse où nous nous trouvons. Pour un dieu, descendre dans ces zones-là est un sacrifice très pénible, d'où l'idée d'une crucifixion, d'une douleur extrême. Parce qu'il vient d'une dimension où règne la loi de l'Amour, pas «l'amour inconditionnel» des plaisantins du Nouvel Âge, mais l'Amour cosmique emprunt de justice et de vérité - la force de conservation et de cohésion universelle.

Les partisans du Nouvel Âge, qui se livrent à une propagande intense depuis 50 ans, ont fini par savoir, parce que Max Heindel l'a révélé, qu'il y a six univers au-dessus du nôtre. Mais cela doit demeurer secret. L'anthroposophie de Steiner se limite au 7e univers dont elle a décrit les mondes suprasensibles - plans astral, mental, bouddhique, atmique, etc. - mais elle ne fait pas mention du 6e. C'est Max Heindel qui commence à en parler, vers 1910. Il dit : «Il y six grands univers inconnus au-dessus de notre 7e dimension». 

Dans un premier temps, les tenants du Nouvel Âge se sont insurgés : «alors, cela voudrait dire que les grands sages et autres éveillés n'auraient connu que des illuminations de seconde zone, qu'ils auraient à peine atteint les faubourgs de la banlieue de l'univers ? C'est absurde et sacrilège !»

Alors, les clairvoyants de la mouvance théosophique et du courant d'Alice Bailey, au service des hiérarchies spirituelles rétrogrades, ont dit : «oui, il y a bien un sixième univers au-dessus du nôtre, mais c'est le monde du Mal cosmique». Affaire classée. Les occultistes qui ont fondé le courant du Nouvel Âge consi dèrent donc que la dimension divine au-dessus de la nôtre est le monde du Mal. C'est ce qu'ils enseignent, si on scrute les écrits du Nouvel Âge. Cela prouve que leur doctrine est une falsification politique, et qu'ils craignent que nous découvrions les issues ultimes vers les mondes intra-cosmiques. Ils veulent maintenir l'humanité dans les zones spirituelles inférieures sous le contrôle des basses hiérarchies dont ils défendent les privilèges séculaires. 

Actuellement, la plus grande préoccupation des forces occultes qui se sont organisées dans la 7e dimension et des dieux des basses hiérarchies, c'est que l'âme humaine ne sorte plus du circuit planétaire, d'où la propagande pour un monde meilleur, un Âge d'Or, etc.

La crise planétaire

Le plan divin consistait à créer un univers pour que les âmes se réveillent à travers les conditions pénibles de la vie terrestre, par la souffrance, par l'expérience de la mort. Mais hélas depuis longtemps, la zone planétaire est littéralement squattée par les vampires des hiérarchies parasitaires, et un autre problème se pose : les âmes ne peuvent plus remonter, elles restent bloquées dans les dimensions intermédiaires. Et là encore, il faut des interventions divines salutaires, beaucoup de temps, des millions d'années pour décoincer les situations, nettoyer les zones corrompues par les fraternités lucifériennes supérieures ainsi que par les puissances démoniaques inférieures. Dès lors, on ne doit compter que sur une accélération de la crise planétaire pour hâter la libération.


Ce qu'on appelle «conspiration satanique» est, finalement, une bénédiction puisque cela permet d'accroître les conditions insupportables de la vie terrestre, ce qui finira par nous éjecter du circuit de l'emprisonnement planétaire. Alors seulement, il pourra y avoir un réveil massif .

Le Christ, c'est l'agent cosmique qui effectue ce travail d'accélération de l'évolution. La fraternité du Christ, c'est-à-dire la flotte des vaisseaux rédempteurs, est venue il y déjà des millions d'années. Ces grands êtres ont dit : «ça dort ici-bas. On va accélérer tout ça». Ils ont enclenché le processus qui conduira à l'Apocalypse finale et, particulièrement depuis 2000 ans, ils ont dynamisé le monde moderne. «Allez, au travail, fils de vipères, ravagez tout, saccagez tout, créez une banque mondiale, un Nouvel Ordre Mondial, allez au bout de votre logique». « Ce que tu as à faire, fais le vite», dit Jésus à Judas.

Il fallait obliger Satan à sortir au grand jour. Et aujourd'hui, on commence à le voir. Le but de la grande fraternité qui tente de ramener l'humanité dans son monde originel, c'est d'accélérer l'histoire. Nous ne sommes pas dans une position qui consisterait à nous dresser contre l'évolution actuelle, mais nous ne sommes pas non plus en train de l'accepter comme le feraient les anthroposophes qui disent : «c'est l'évolution ! On plonge, mais tout va bien puisque c'est l'évolution». Non, il y a un moment où l'on se dit qu'il faut sortir de là le plus vite possible parce que plus le temps passe, plus ce sera difficile.

La question des extraterrestres

Dans la vague de vie humaine, certains ne sont pas descendus aussi bas que nous, ou bien sont remontés, et parvenus à une certaine période de l'involution ont refusé de descendre plus bas. Ils se sont installés sur d'autres planètes dans le système solaire ou hors du système solaire. Ils ont créé des civilisations sur des planètes physiques qui n'ont rien à voir avec la nôtre, et ils se sont très vite rétablis dans leur véritable nature spirituelle. Ils n'ont pas connu notre déchéance, notre obstination à nous accrocher, que ce soit de notre faute ou de celle des maîtres qui nous contrôlent, ce qui est la même chose au demeurant. Ils ont développé des civilisations technologiques positives à partir de « l'énergie libre », donc naturelles, sans explosion nucléaire, ou bien, s'ils ont expérimenté des énergies dangereuses dans une phase primitive de leur développement, cela est tellement ancien qu'ils en connaissent parfaitement les risques.

Les Pléiadiens et les Andromédiens sont dans une constellation de la frontière galactique. Les Pléiades et surtout Andromède, constellation extrêmement brillante, sont la porte d'accès des vaisseaux de la flotte rédemptrice connue dans le mythe judéo-chrétien sous le nom «d'archange Michaël». Ce sont des races très évoluées, des civilisations établies pour faire remonter les âmes vers les royaumes de l'univers interne. On essaie de diaboliser ces races extraterrestres. On les fait passer pour des «gris», des reptiliens, des monstres, des assassins, des vampires ... 

Actuellement, ces races humaines supérieures ont des problèmes avec les autorités terrestres, surtout depuis les expériences nucléaires, car la fission de l'atome est perçue comme un danger sur d'autres dimensions. Ces êtres très évolués se sont dit : «il faut aller voir ce qui se passe du côté du système solaire. On enregistre de gros problèmes là-bas, une onde malfaisante monte jusqu'à nous par la dimension éthérique». 

Car la fission de l'atome, c'est le viol de la pierre de fondation de la vie dans l'ordre naturel, et ils ont vu l'onde radioactive se propager. Ils sont montés dans leurs vaisseaux. Ils ont quitté leur planète par le pôle sud, ont pénétré dans le système solaire et ont pris la ligne d'attraction de la terre, se sont branchés sur elle, sont entrés dans son atmosphère par le pôle nord, et de là, ils circulent, sans énergie, portés par les courants cosmiques, car tout est lié dans l'Univers.

Bien qu'Einstein, l'affabulateur, ait prétendu que le vide régnait entre les planètes - ou plutôt que la science l'ait utilisé pour maintenir l'idée que c'était vide - c'est loin d'être le cas : l'espace est rempli de réseaux énergétiques, électromagnétiques, d'autoroutes éthériques. Ils ont donc suivi ces lignes-là et ils ont commencé à négocier avec les Américains et peut être même avec les Allemands qui étaient un peuple mentalement très avancé. Ils ont d'abord demandé aux Américains d'arrêter les expériences, mais ceux-ci les ont envoyés sur les roses.

D'autres races d'extraterrestres sont arrivées, plus politiciennes et rétrogrades, qui ont proposé aux Américains d'autres technologies, dénigrant les premiers visiteurs. Ceux-ci, les extraterrestres bienveillants, sont alors restés dans les parages de la terre pour nettoyer les déchets électromagnétiques et les scories psychiques que les hommes produisent. Ils jouent le rôle d'éboueurs de l'espace. Ils nettoient et neutralisent les pollutions les plus destructrices, sans relâche afin de protéger leur propre système de cette pollution qui s'accumule constamment dans le système solaire.

À bord de ces vaisseaux, se trouvent des races humaines hyper évoluées qui n'ont pas connu notre chute. Ils sont dans une autre dimension, sur le plan éthérique supérieur. 

Les dimensions s'interpénètrent. Notre but est de reconquérir notre conscience multidimensionnelle. Nous devrions être conscients dans les sept dimensions, or nous ne le sommes que sur une fine pellicule qui est notre fréquence actuelle. On nous fait croire que les dimensions subtiles sont des dimensions supérieures divines, or nous sommes déjà dans le monde suprasensible, ici et maintenant, entourés des basses hiérarchies qui nous pompent l'essence spirituelle de notre sang, avec les anges dévoyés et les entités spirituelles rétrogrades. L'être humain pourrait être conscient dans les sept dimensions. Il pourrait monter et descendre sur le fil de son âme. C'est cela la liberté des fils divins. Mais il faut d'abord réparer l'accident.

J. Labruyère

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COSMOGONIE DES ROSE-CROIX 
OU CHRISTIANISME MYSTIQUE

Traité élémentaire sur l'évolution passée de l'homme sa constitution présente et son développement futur par MAX HEINDEL.




samedi, août 22, 2026

Terre-école ou Terre-prison ?




Il existe un secret que personne ne veut vous révéler ; ni vos guides spirituels, ni les entités qui vous accompagnent entre deux vies, ni les races extraterrestres qui observent et administrent cette planète depuis des millénaires.
Ce secret est simple, et c’est précisément pour cette raison qu’il est si difficile à accepter :

Vous n’êtes peut-être pas ici par choix.

Une planète sous occupation

Oubliez l’image d’une Terre isolée dans un univers indifférent. La réalité documentée par des décennies de témoignages de contactés, d’explorations hors du corps par voyage astral, vision à distance ou expérience de mort imminente, et de textes anciens est bien plus complexe et bien plus inquiétante.

La Terre est un carrefour galactique activement exploité par plusieurs races exo et inter-dimensionnelles aux agendas radicalement différents.

Les Tall Whites, pour ne citer qu’eux, documentés dans les témoignages du Nevada, utilisent notre planète comme une station-service cosmique : eau, minéraux, ressources biologiques. Nous ne les intéressons pas plus qu’une pompe à essence n’intéresse un automobiliste pressé.

Les « Ensemenceurs » décrits par Elena Danaan dans son livre The Seeders, corroborés par les récits de Marc Auburn et la théorie des anciens astronautes jouent un jeu plus long : ils ont modifié, orienté et observé l’évolution de l’espèce humaine sur des millénaires. Nous sommes leur expérience, et la Terre leur laboratoire.

Mais le vrai problème vient des autres : reptiliens, archontes et entités parasites.

Certains reptiliens des récits ufologiques (pas tous !).
Les Archontes des textes gnostiques.
Les entités parasites que Robert Monroe a rencontrées lors de ses sorties hors-corps et qu’il décrit avec une précision troublante dans ses œuvres. 

Ces entités ne veulent pas nos minéraux. Elles ne veulent pas étudier notre ADN. Elles veulent quelque chose de bien plus précieux et de bien plus difficile à protéger : notre énergie vitale, nos émotions, notre force spirituelle, notre loosh.

Et pour y accéder facilement et durablement, elles ont besoin que nous nous incarnions ici.

Recyclage des âmes : fiction ou réalité ?

Voici ce que les traditions spirituelles mainstream ne vous disent pas.

Lorsque vous mourez, selon des milliers de témoignages de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente, de tous pays et de tous âges, vous apercevez un tunnel de lumière. Une présence bienveillante vous y attend. Des êtres aimants vous accueillent. Vous êtes submergés d’Amour inconditionnel. Tout semble parfait.

Mais que se passe-t-il ensuite ?

La thèse du Soul Trap — le piège des âmes — avancée par divers chercheurs indépendants comme Wayne Bush et présentée en filigrane dans les textes gnostiques et philosophiques (Platon notamment) depuis deux millénaires, propose une réponse dérangeante : ce tunnel n’est pas une porte de sortie vers la liberté. C’est une porte vers le recyclage des âmes, une porte de retour.

Une construction artificielle. Un mécanisme de réutilisation conçu pour renvoyer les âmes dans un nouveau cycle d’incarnation terrestre sans mémoire de leur vie précédente, sans consentement véritablement éclairé, et surtout sans comprendre ce qui leur arrivait.

Les Archontes des textes gnostiques, ces entités que les anciens décrivaient comme des gardiens du monde matériel, hostiles à l’éveil spirituel humain, sont précisément associés à ce mécanisme. Ils ne gouvernent pas depuis les étoiles. Ils gouvernent depuis l’espace intermédiaire entre la mort et la renaissance.

David Icke, souvent caricaturé pour ses positions, a formalisé cette idée dans son livre « Race humaine, lève-toi, le lion s’est réveillé » sous le nom de « Moon Matrix » en suggérant que des structures artificielles pourraient jouer un rôle actif dans le maintien de ce système. On peut discuter de ses conclusions, mais la question de fond, elle, mérite d’être posée sérieusement.

Prison, école, ou les deux. Mais pour qui ?

Dans ce contexte, la question « Terre école ou Terre prison ? » prend une dimension nouvelle.

Oui, la Terre est une prison pour certaines âmes. Selon Roselyne Colle et Robert Lortal, deux contactés français, des êtres ayant enfreint les lois de leur civilisation d’origine sont condamnés à s’incarner ici, bannissement temporaire dans la densité matérielle, destiné à l’expiation. AIRL expose exactement la même chose, la Terre serait même selon lui une « décharge galactique » pour âmes récalcitrantes. La peine est réelle. Le lieu de détention aussi.

Oui, la Terre est une école pour d’autres. Robert Monroe, l’ensemble de la tradition spirite kardéciste et Anne Givaudan le confirment : certaines âmes choisissent délibérément la dureté de l’incarnation terrestre pour accélérer leur évolution. La douleur, la dualité, l’intensité émotionnelle de l’expérience humaine multi-race constituent un terrain de croissance sans équivalent dans l’univers connu.

Mais il existe une troisième catégorie que presque personne n’ose mentionner : les âmes qui croient choisir, alors qu’elles sont piégées.

Des âmes qui, vie après vie, retournent dans le cycle en pensant l’avoir décidé, alors qu’elles ont simplement suivi un script soigneusement élaboré par des entités qui ont tout intérêt à ce que le flux énergétique ne s’arrête jamais.

Vos guides vous mentent-ils ?

La question est brutale, mais nécessaire.

Les entités qui s’expriment à travers les médiums – guides, anges, êtres de lumière, maîtres ascensionnés, moi supérieur – affirment presque toujours la même chose : tout va bien, tout est choisi, la réincarnation est un processus d’amour et de croissance. Le tableau est rassurant... peut-être trop !

Deux hypothèses sont possibles.

La première est candide : ces entités de l’astral ne voient qu’une partie du système. Un guide accompagnant des âmes venues expérimenter librement n’a aucune raison de connaître le sort des âmes en sanction, et encore moins celui des âmes piégées. Il parle de ce qu’il connaît, et ce qu’il connaît est réel, mais partiel.

La seconde est plus sombre : certaines de ces entités pourraient avoir intérêt à maintenir une vision rassurante du cycle. Un prisonnier qui se croit en vacances ne cherche pas à s’évader. Les guides seraient dans ce cas… nos geôliers, complices du sort qui est le nôtre.

Ce n’est pas une certitude. C’est une hypothèse que le discernement impose de ne pas écarter, surtout lorsqu’on observe que les communications médiumniques qui, dans leur immense majorité, ne mentionnent jamais ni le Soul Trap, ni les Archontes, ni le moindre mécanisme de rétention des âmes.

Le silence, parfois, est la forme la plus efficace de la désinformation.

Conclusion : qui détient vraiment les clés ?

La Terre n’est sans doute pas qu’une prison. Pas qu’une école. C’est un système complexe, multi-niveaux, dans lequel coexistent des âmes en sanction, des âmes en apprentissage volontaire, des âmes en soutien (les starseeds) et peut-être des âmes maintenues dans l’ignorance de leur propre condition.

Les races prédatrices — Reptiliens, Archontes, entités parasites — ne sont pas des acteurs neutres dans ce tableau. Qu’elles aient conçu ou modifié le système, qu’elles l’exploitent opportunément ou qu’elles s’y soient installées en parasites, leur présence soulève une question que la spiritualité conventionnelle refuse systématiquement d’examiner :

Et si une partie de ce que nous prenons pour de la sagesse cosmique était en réalité une gestion de nos perceptions ?

Développer son discernement ne suffit plus. Il faut aller plus loin : remettre en question les sources qui semblent les plus bienveillantes, examiner ce que les guides ne disent jamais, et se demander pourquoi certaines questions restent systématiquement sans réponse dans les communications médiumniques.

La vraie question n’est plus « Terre école ou Terre prison ? »

La vraie question est :

Qui tient les clés ? Et surtout, où se trouve la sortie ?


Source :


mardi, juillet 21, 2026

Le dieu de la Bible, un démiurge inférieur


Pendant des siècles, certains textes ont été écartés de la Bible. Que racontaient-ils ? Pierre Létourneau, bibliste, nous explique ici ce qu’est le gnosticisme. Il nous ouvre la porte sur une histoire fascinante du christianisme : les manuscrits de Nag Hammadi, l’Évangile de Judas, Marie Madeleine et un portrait de Jésus bien différent de celui qui s’est imposé au fil des siècles.

Source





Le Dialogue du Sauveur (NH III,5), texte chrétien des premiers siècles demeuré totalement inconnu jusqu’à sa découverte dans le désert égyptien (Nag Hammadi) en 1945, est une pièce importante à verser au dossier de l’histoire du mouvement valentinien. Il atteste en effet d’un effort de rapprochement doctrinal avec la Grande Église, sans doute rendu nécessaire par l’uniformisation de la doctrine chrétienne autour du IVe siècle. On y trouve une révision accommodante des éléments centraux de la doctrine valentinienne, telles la création du cosmos par un démiurge inférieur et la tripartition de l’humanité. Évidemment, ce genre d’évolution doctrinale présuppose une notion souple de la « tradition de foi » et de la « quête de la vérité ».



La doctrine valentinienne classique


L’enseignement original de Valentin n’a survécu qu’à travers quelques fragments cités par Clément d’Alexandrie (Stromates), Irénée de Lyon (Contre les hérésies) et Hippolyte de Rome (Refutatio), ce qui est bien maigre. Certains sont prêts à lui attribuer la composition de l’Évangile de vérité, connu d’Irénée (Contre les hérésies, III,11,9) et dont une version copte fut découverte à Nag Hammadi, mais cela reste une hypothèse difficile à prouver. Dans ces conditions, il est préférable de se tourner vers la version du mythe valentinien élaborée par Ptolémée, disciple de Valentin, qui fait l’objet d’un exposé détaillé dans ce qu’il est convenu d’appeler la «Grande Notice » d’Irénée de Lyon (Contre les hérésies, I,1-9), et dont je fais ici un résumé.

1) Le Plérôme est constitué de 30 éons, ou entités spirituelles (ogdoade, décade, dodécade), émanés par paires androgynes à partir de la dyade originelle, le Père de toutes choses, appelé «Abîme», et sa conjointe «Silence». Un drame va troubler l’harmonie du Plérôme du fait que seul «Intellect », le premier éon émané du Père, est à même de le connaître. En périphérie, Sophia, le plus jeune des éons, va succomber à l’envie de connaître le Père et s’élancer vers celui-ci, jusqu’à ce qu’elle soit remise à sa place et que sa « tendance » désordonnée (enthumêsis) soit expulsée hors du Plérôme. Une fois que tous les éons auront été consolidés, ils vont émettre le «Sauveur» et son escorte d’anges pour qu’ils aillent hors du Plérôme s’occuper de l’émanation informe de Sophia, appelée Achamoth. Cette dernière produit la substance hylique (matière), la substance psychique et la substance pneumatique qui entreront dans la fabrication du cosmos et de l’humanité (voir I,1-4).

2) Achamoth façonne un « Démiurge » avec la substance psychique, un dieu inférieur qui ignore tout du monde spirituel au-dessus de lui. Celui-ci se fabrique alors un monde matériel (cosmos), puis fait l’homme avec la substance hylique, dans laquelle il insuffle une âme psychique. C’est à son insu qu’Achamoth dépose la semence spirituelle dans l’âme humaine, afin que cette semence informe puisse croître et recevoir une formation de gnose en vue de son salut (voir I,5).

3) Les êtres humains se répartissent en trois natures : les pneumatiques (ou gnostiques), qui seront nécessairement sauvés, les psychiques (les croyants ordinaires de l’Église), qui peuvent espérer un salut éternel, mais inférieur à celui des pneumatiques, seulement s’ils se laissent raffermir par la foi et les bonnes œuvres, et enfin les hyliques (le reste de l’humanité), qui seront finalement détruits avec le cosmos (voir I,6).

4) La conception du salut est relativement simple : toute la substance pneumatique doit retourner dans le Plérôme, véritable chambre nuptiale où les êtres pneumatiques s’uniront avec les anges du Sauveur pour former des syzygies éternelles, à l’exemple du Sauveur et d’Achamoth. Quant aux psychiques qui auront pratiqué les bonnes œuvres, ils auront droit au repos en compagnie du Démiurge à l’extérieur du Plérôme, dans le lieu laissé vacant par Achamoth et le Sauveur. Car rien de psychique ne peut pénétrer dans le Plérôme (voir I,7).

Pierre Létourneau, "Croyances et contraintes sociales. L’évolution du mouvement valentinien à la lumière du Traité tripartite et du Dialogue du Sauveur" 




Pierre Létourneau enseigne à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal. Il est spécialiste du Nouveau Testament et de la littérature chrétienne des premiers siècles (pères grecs, gnostiques). Il est expert en narratologie, cette étude des textes comme récits.

Champs d'expertise:

- Exégèse du Nouveau Testament : histoire de Jésus, traditions évangéliques, littérature johannique (évangile, épîtres, apocalypse) 

- Origines du christianisme : apocryphes du Nouveau Testament, les Pères grecs

- Gnosticisme : bibliothèque copte de Nag Hammadi, mouvement valentinien, Corpus hermeticum 

- Méthodes exégétiques : Analyse structurelle ; analyse narratologique ; analyse littéraire (syntaxique).

- Grec biblique ; copte.


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La nature anti-divine des hiérarchies spirituelles qui contrôlent notre univers selon le livre gnostique de la Pistis Sophia.





jeudi, juin 11, 2026

Les maîtres invisibles des Empires : anges, Nephilim et puissances célestes, la guerre cosmique oubliée des premiers chrétiens.






Peu de livres orthodoxes contemporains ont suscité autant d’intérêt que "The Lord of Spirits: An Orthodox Christian Framework for the Unseen World and Spiritual Warfare", publié en 2021 par les prêtres Stephen De Young et Andrew Stephen Damick. Issu d’un podcast devenu extrêmement populaire dans le monde orthodoxe anglophone, cet ouvrage a pour ambition de reconstruire la vision du monde des auteurs bibliques et des premiers chrétiens. Selon les auteurs, la plupart des croyants modernes lisent la Bible comme un récit essentiellement moral ou spirituel, tandis que les anciens, eux, y voyaient l’histoire d’une guerre cosmique impliquant Dieu, les anges, les puissances célestes, les nations de la terre et l’humanité tout entière.

Pour comprendre cette démarche, il faut d’abord présenter Stephen De Young. Prêtre orthodoxe de l’Archidiocèse antiochien d’Amérique du Nord, spécialiste de l’Ancien Testament et du judaïsme du Second Temple, il s’est imposé depuis les années 2010 comme l’un des biblistes orthodoxes les plus influents du monde anglophone. Ses travaux cherchent constamment à replacer les Écritures dans leur contexte originel. Selon lui, une grande partie du christianisme moderne lit la Bible avec des catégories intellectuelles héritées du rationalisme occidental, or les auteurs bibliques vivaient dans un univers différent, peuplé d’anges, de puissances spirituelles, de conseils célestes et d’êtres invisibles intervenant directement dans l’histoire humaine.

L’une des thèses fondamentales du livre est que la création ne concerne pas seulement l’univers matériel : lorsque Dieu crée le monde, il crée aussi une multitude d’êtres spirituels. Ceux-ci participent à l’administration du cosmos. La Bible les appelle anges, archanges, chérubins, séraphins, trônes, dominations, puissances ou principautés. Derrière ces termes se cache une hiérarchie céleste complexe dont la fonction est de servir Dieu et de participer à l’ordre de la création.

Cette idée conduit à l’un des concepts centraux du livre : le Conseil divin. Stephen De Young consacre de nombreuses pages à montrer que la Bible décrit régulièrement Dieu entouré d’une assemblée céleste : dans Job 1, les « fils de Dieu » se présentent devant le Seigneur ; dans Isaïe 6, les séraphins entourent le trône divin ; dans Daniel 7, des milliers d’êtres célestes assistent au jugement ; dans le Premier Livre des Rois, le prophète Michée voit même Dieu délibérer avec son assemblée céleste. Pour les auteurs, ces textes reflètent une vision du monde dans laquelle Dieu gouverne la création à travers une multitude de serviteurs spirituels.

Le premier grand drame survient avec la chute. Le serpent du jardin d’Éden représente déjà une puissance rebelle opposée au projet divin. Cependant la Bible décrit ensuite d’autres révoltes spirituelles encore plus importantes. La plus célèbre est celle de Genèse 6, lorsque les « fils de Dieu » prennent les filles des hommes pour épouses. Ce passage mystérieux a suscité d’innombrables interprétations. Les auteurs soutiennent que la lecture la plus ancienne, celle du judaïsme du Second Temple et de nombreux Pères de l’Église, identifie les « fils de Dieu » à des êtres célestes.

Pour comprendre cette tradition, le livre accorde une place considérable au Livre d’Hénoch. Ce texte, extrêmement populaire au temps de Jésus, raconte la rébellion des Veilleurs ; ces anges abandonnent leur fonction céleste et descendent sur terre et enseignent aux hommes des connaissances interdites (métallurgie avancée, fabrication des armes, astrologie, magie, enchantements, cosmologie secrète et pratiques occultes). Les auteurs insistent sur le fait que leur véritable danger réside dans l’acquisition prématurée d’un pouvoir que l’humanité n’est pas spirituellement capable de maîtriser.

De ces unions naissent les Nephilim, les géants mentionnés dans la Genèse. Selon la tradition hénochique, ces géants sont en réalité des tyrans violents qui dévorent les ressources du monde et plongent la création dans le chaos. Cette corruption atteint un tel niveau que Dieu intervient par le Déluge. Dans la perspective de De Young, le Déluge représente une purification cosmique destinée à empêcher l’effondrement total de l’ordre créé.

Après le Déluge survient un événement encore plus important pour la compréhension du reste de la Bible : Babel. Les hommes cherchent à bâtir une tour atteignant les cieux afin de s’assurer une gloire universelle. Dieu intervient alors, disperse les peuples et confond les langues. C’est ici que les auteurs développent ce qui constitue probablement la thèse la plus originale de tout le livre.

Selon Deutéronome 32 dans sa version ancienne conservée par la Septante et les manuscrits de Qumrân, Dieu répartit les nations « selon le nombre des fils de Dieu ». Autrement dit, les peuples sont confiés à des puissances célestes chargées de les guider. Cependant, comme les Veilleurs avant eux, ces êtres se corrompent et cessent de conduire les nations vers Dieu et réclament pour eux-mêmes le culte et l’adoration.

Cette interprétation transforme la compréhension du paganisme antique : loin de n'être que des inventions humaines, les dieux des nations étaient considérés par les auteurs bibliques comme agissant pour le compte de puissances spirituelles. Lorsque les Cananéens adoraient Baal, lorsque les Phéniciens servaient Astarté ou lorsque les Grecs rendaient un culte à Zeus, ils entraient en relation avec des êtres spirituels déchus.

Cette idée repose notamment sur le célèbre Psaume 82 : « Dieu se tient dans l’assemblée divine ; au milieu des dieux il juge. »

Pour la plupart des lecteurs modernes, le mot « dieux » paraît symbolique. Stephen De Young soutient au contraire qu’il désigne de véritables puissances célestes. Le psaume décrit Dieu condamnant ces êtres pour leur corruption et leur injustice : ils avaient reçu la mission de gouverner les nations mais se sont transformés en faux dieux exigeant l’adoration.

Cette lecture éclaire Daniel 10. Dans ce chapitre, un ange explique au prophète qu’il a été retardé par le « prince de Perse » avant d’être aidé par l’archange Michel. Plus tard apparaît le « prince de Grèce ». Pour De Young, ces princes représentent les puissances spirituelles associées aux grands empires de l’Antiquité.

Toute l’histoire d’Israël prend alors une dimension nouvelle. L’appel d’Abraham apparaît comme le début de la reconquête du monde ; alors que les nations sont placées sous l’influence des puissances rebelles, Dieu se choisit un peuple particulier. Israël devient le point de départ de son plan de restauration universelle.

Les chapitres consacrés aux géants poursuivent cette logique. Les Anakim, les Rephaïm, Og roi de Basan et Goliath sont interprétés comme les derniers vestiges de la corruption antédiluvienne. Certaines régions, notamment Basan et le mont Hermon, acquièrent ainsi une importance théologique particulière.

Le mont Hermon joue d’ailleurs un rôle central dans l’ouvrage. Selon la tradition hénochique, c’est sur cette montagne que les Veilleurs seraient descendus sur terre. Or c’est précisément dans cette région que Jésus conduit ses disciples à Césarée de Philippe. C’est là qu’il demande :

« Qui dites-vous que je suis ? »

Après la confession de Pierre, Jésus déclare :

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle. »

Pour De Young, cette scène est hautement symbolique. Le Christ annonce sa victoire au cœur même du territoire associé depuis des siècles aux puissances rebelles.

L’Incarnation représente bien sûr le tournant décisif de toute l’histoire cosmique : Jésus vient reprendre possession de la création. Les Évangiles montrent constamment les démons reconnaissant son identité avant même les hommes ; ils savent que leur règne touche à sa fin.

Les exorcismes deviennent ainsi des actes de guerre spirituelle. Chaque démon expulsé constitue une victoire sur les puissances qui maintiennent l’humanité dans l’esclavage. Cette dimension militaire du ministère du Christ est souvent oubliée aujourd’hui mais elle est omniprésente dans les Évangiles.

La Crucifixion représente le moment le plus paradoxal de cette guerre : les puissances rebelles croient avoir triomphé en faisant mourir le Messie ; en réalité, elles tombent dans un piège car le Christ entre volontairement dans la mort afin de détruire son pouvoir de l’intérieur.

Cette vision conduit à l’un des thèmes les plus chers à la tradition orthodoxe : la descente aux enfers. Après sa mort, le Christ pénètre dans l’Hadès, brise ses portes et libère les justes retenus captifs depuis Adam. Les auteurs soulignent que l’icône orthodoxe de la Résurrection ne montre jamais Jésus sortant seul de son tombeau : elle le représente tirant Adam et Ève hors de leurs sépulcres, symbole de la libération de toute l’humanité.

La Résurrection marque ainsi la défaite définitive des puissances de la mort. : le salut n’est plus seulement individuel ; il devient cosmique et l'univers tout entier commence à être restauré.

Les Actes des Apôtres prolongent cette reconquête. Lorsque les apôtres évangélisent le monde méditerranéen, ils arrachent les nations aux anciens dieux. La christianisation progressive de l’Empire romain apparaît comme le renversement historique des puissances spirituelles qui dominaient les peuples depuis Babel.

Le livre développe une théologie particulièrement riche des saints. Selon De Young, le destin ultime de l’humanité dépasse largement le simple pardon des péchés. Les hommes sont appelés à participer à la vie divine. C’est la doctrine orthodoxe de la théosis ou déification : les saints glorifiés ne deviennent pas des dieux par nature, mais ils participent à l’énergie divine et prennent part au Royaume.

Cette perspective éclaire un verset étonnant de saint Paul : « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? »

Pour les auteurs, ce passage révèle le projet ultime de Dieu : les êtres humains glorifiés remplaceront les puissances déchues et participeront au gouvernement de la création renouvelée.

Les derniers chapitres abordent la guerre spirituelle contemporaine. Les démons continuent d’agir, mais rarement sous la forme spectaculaire imaginée par le cinéma. Leur arme principale est la tromperie, ils cherchent à détourner l’homme de Dieu par l’orgueil, les passions, l’idolâtrie moderne, la haine et la division. La vie chrétienne est une participation quotidienne à la victoire du Christ.

La liturgie occupe ici une place essentielle. Dans la perspective orthodoxe développée par De Young, elle constitue une entrée réelle dans la liturgie céleste. Les fidèles s’unissent aux anges, aux archanges, aux chérubins et aux séraphins pour participer dès maintenant à la vie du Royaume.

Selon cet ouvrage, la Bible raconte une seule histoire : depuis la rébellion des Veilleurs jusqu’à la chute des dieux des nations, depuis Babel jusqu’à la Pentecôte, depuis les géants antédiluviens jusqu’à la conversion des peuples païens, un même combat traverse toute l’Écriture. Le Christ apparaît comme le véritable héros de ce récit cosmique. Il est le Seigneur des anges, le juge des puissances rebelles, le vainqueur des démons, le Roi des nations et le maître de l’univers visible et invisible. C’est cette vision immense, oubliée par une grande partie du christianisme moderne mais omniprésente dans la pensée des premiers chrétiens et dans l'Orthodoxie, que "The Lord of Spirits" cherche à redonner à ses lecteurs.

Le Clan des Vénitiens



mardi, juin 09, 2026

Les Archontes des éons




La nature anti-divine des hiérarchies spirituelles qui contrôlent notre univers selon le livre gnostique de la Pistis Sophia.


"Tous les hommes de ce monde ont reçu leur âme de la force des archontes des éons, mais la force qui se trouve en vous vient de moi. Votre âme divine appartient donc à l'en Haut." (Livre de la Pistis Sophia) 

Que sont les archontes des éons ? 

Ce sont les puissances régnantes et dirigeantes de l'univers de la mort. N'envisagez pas seulement toutes celles qui séjournent dans la sphère réflectrice (le monde de l'au-delà), mais surtout les grandes puissances qui régissent les systèmes solaires, les systèmes zodiacaux et des constellations de l'univers de la mort encore plus grandes. 

Quand l'humanité adamique, après sa chute, fut évincée de l'Univers originel, un univers nouveau - l'univers dialectique - fut créé pour répondre à ses besoins: un univers dont les lois et les forces devaient s'adapter entièrement à la nature complètement changée de l'humanité adamique. Celle-ci fut divisée en d'innombrables groupes et formations, et reliée à l'une des constellations, non moins innombrables. Chaque groupe reçut un guide, un dieu racial, un seigneur. Dans le livre de la Pistis Sophia ces dieux, ces souverains sont appelés archontes des éons.

Il est clair que ces dieux raciaux n'ont ni la tâche, ni d'ailleurs le pouvoir, de faire retourner à la vie originelle les entités qui leur sont assujetties. Mais ils ont tendance à développer leurs systèmes dans la manifestation universelle, en vue d'un objectif spécifique, avec l'espoir de rendre leur activité acceptable pour l'Absolu.

La malédiction des archontes, c'est que leur objectif ne sera jamais atteint ; et leur douleur, que toutes les entités qui leur sont subordonnées échapperont un jour à leur direction par la transfiguration. Quand nous parlons d'archontes des éons, n'imaginez pas que ces forces soient des parangons de méchanceté et de noirceur, ni qu'elles soient gratifiées des vices les plus immondes de la civilisation. Non, sous bien des rapports, ces archontes représentent les plus hautes vertus existant dans la nature, les plus beaux aspects imaginables d'un ordre du monde qui, fondamentalement, cet anti divin.

Cependant, ils réagissent à cette situation très différemment de l'humanité adamique. 

Un homme adamique parvenu à la limite de son évolution aspirera à sa patrie originelle, à la libération de son emprisonnement. Les archontes ne peuvent pas avoir ce désir, car ils sont des cosmocrators. eux-mêmes des créateurs du système complexe de la nature de la mort. Ils devront continuer leur activité jusqu'à ce que, la dernière entité déchue ayant choisi délibérément de se libérer de leur emprise, leur univers soit anéanti. 

Remarquez bien que les archontes, ainsi que toutes les entités qui ont reçu d'eux leur âme, peuvent parvenir à une très haute culture ; que c'est à leurs suggestions qu'existent fraternité, philanthropie, bonté, vérité, justice ; qu'ils ont établi un Dévachan, un ciel suprême, où règnent bonté et félicité inimaginables mais sans aucun rapport avec la véritable libération. 

Ceux qui veulent avancer sur le chemin de la Transfiguration, en s'efforçant de renouveler leur âme grâce aux Douze Sauteurs originels du Trésor de la Lumière, doivent comprendre parfaitement tout cela afin d'éviter les erreurs. Ils ont le devoir de se tourner exclusivement vers les aspects essentiellement libérateurs de l'Enseignement universel pur, et vers la manifestation christique du salut. C'est pourquoi il faut qu'ils rejettent de leurs pensées tout ce qui cet spécifiquement judaïque et mosaïque.

Ce qui ne veut pas dire que nous ayons à reprocher quelque chose au peuple sémite ; beaucoup de juifs ont été, et sont des transfiguristes. Pensez ici aux dix tribus d'Israël disparues et à la sainte secte des Baalchem Tov, encore connue de nos jours. 

Disons cependant que la race juive, dès que commença sa marche et son développement, fut à l'évidence une organisation des archontes des éons, comme tous les autres groupes raciaux d'ailleurs. Le dieu qui les conduisait n'était certainement pas l'Absolu, mais un des innombrables archontes auxquels incombait la direction de notre planète pour un temps plus ou moins long. Vous en trouverez la preuve dans le Deutéronome, chapitre 32, chapitre connu sous le nom de Cantique de Moïse. Aux versets 8 et 9 il est dit :

"Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations, 
quand il sépara les enfants des hommes, 
il fixa les limites des peuples 
d'après le nombre des enfants d'Israël ; 
car la portion de l'Éternel, 
c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage." 

Ce seigneur n'est donc pas l'Absolu, mais le dieu de l'alliance avec Israël : Jéhovah. Et il est clair que tous ces sémites, sous une direction surnaturelle de cette sorte, témoignaient leur reconnaissance : "Je (Moïse) proclamerai le nom de 1'Éternel. Rendez gloire à notre Dieu !" (Deut. 32, 3). 

"L'Éternel seul a conduit son peuple. Et il n'y avait avec lui aucun dieu étranger" (Deut. 32, 12). 

Voilà des expressions typiquement dialectiques. Dans l'Originel, l'Absolu est absolu. Dans la nature dialectique un archonte peut grandir grâce à l'obéissance de ses enfants ; et il est très irrité s'ils se rebellent contre lui. 

Moise était donc un hiérophante des mystères de Jéhovah, des mystères sémites, à la façon dont tout archonte assumant une direction possède ses mystères. Il était sans contredit un grand homme selon les normes dialectiques, mais de toute évidence, une entité possédant une âme d'archonte, qui acceptait parfaitement et tenait pour divin ce que lui disait son dieu (Deut. 32,39) : 

"Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu, 
et qu'il n'y a point de dieu près de moi ; 
je fais vivre et je fais mourir, 
je blesse et je guéris, 
et personne ne délivre de ma main."

Vous savez que la race sémite était divisée en douze tribus nommées d'après les douze fils de Jacob. Elles constituaient "la part d'héritage du Seigneur". Vous savez ce qui a été mis sur le compte de cet héritage. Quand les tribus nomades d'Israël entrèrent dans Canaan, elles en exterminèrent tous les habitants et volèrent leurs biens. Sur ordre de leur dieu, personne ne devait survivre. Et les quelques humanitaristes parmi les juifs qui épargnèrent des vies furent sévèrement punis par ce même dieu. 

Et lorsque le peuple d'Israël arriva ensuite dans ce pays, où avait été anéantie une magnifique et sublime culture d'influence égyptienne, il continua les massacres. La plus belliqueuse des tribus était celle de Dan. Celui-ci contesta les limites qui lui avaient été assignées et occupa un royaume voisin en massacrant les habitants au nom de Jéhovah. 

Dan veut dire juge ou justice. En vérité le caractère relatif de cette justice ne vous échappera pas ! 

Nous n'avons rien à dire là contre, tous les hommes de ce monde possédant une âme qui provient de la force des éons. En ce moment même, vous pouvez avoir fa preuve que les figures dominantes (l'élite sacerdotale et possédante) de notre planète sont toujours les humbles et fidèles serviteurs des éons. 

L'antique loi mosaïque reçue de son dieu "œil pour œil et dent pour dent" et c'est encore toujours la ligne directrice des masses et de l'individu, bien qu'on ne se réclame plus de Jéhovah mais de Christ. Que ce Christ soit un faux Christ, un enfant le comprendrait.

Tous les hommes de ce monde sont les descendants des anciennes races, et en eux s'agitent et bouillonnent les suggestions d'un ténébreux passé, pulsions provenant du subconscient et du rayonnement direct de la lipika (structure spirituelle) reçue des archontes. Ils doivent comprendre qu'ils n'ont qu'une seule issue : se jeter dans le processus de la délivrance, afin qu'un jour cette parole s'applique à eux : "La force qui est en vous vient de Moi, dit Jésus, et vos âmes appartiennent au Royaume originel."

Jan van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".


Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia

La découverte des textes gnostiques de Khénoboskion et celle de la Pistis-Sophia nous permet de retrouver le témoignage du véritable christianisme de l’origine, celui de l’enseignement de Jésus après sa résurrection.

Cette œuvre de Valentin, l’un des plus grand des maîtres spirituels de la Gnose chrétienne, est ici éclairée par les commentaires de Jan van Rijckenborgh. Les mystères de la Pistis-Sophia (la foi qui naît de la sagesse) sont la révélation du processus de transformation intérieure de l’âme qui retourne à sa patrie divine.

La Pistis Sophia, avec l’Apocalypse, est le plus mystérieux des textes sacrés qui donnèrent naissance au véritable Christianisme gnostique.

Car, s’il existe de nombreux écrits que l’homme religieux prend à la lettre dans la seule dimension historique, bien plus importants sont ceux qui présentent l’aspect universel de la révélation christique : la splendeur du devenir de l’Homme caché intérieur, l’Homme-Christ en retour vers sa Patrie divine.

Ces textes mystérieux, ces récits initiatiques révélés, selon La Pistis Sophia, par l’enseignement que donna Jésus après sa résurrection, ne concernent pas la conscience ordinaire de l’homme-moi. Ils s’adressent à la conscience supérieure qui doit s’éveiller par un processus menant l’être humain du stade Jean (la préparation du chemin) au stade Jésus (la naissance de l’âme) pour parvenir au stade Christ : la relation établie avec l’Esprit.

Jan van Rijckenborgh nous fait pénétrer dans le monde intérieur de l’homme en qui s’éveille cette conscience supérieure. Tout, dit-il, se passe en relation avec le septuple champ magnétique qui l’entoure afin de donner au système cérébro-spinal son rôle véritable : porter la Sagesse absolue qui rayonne de ce “vêtement de lumière” dont la tradition gnostique revêt les libérés.

Car La Pistis Sophia, en un langage allégorique que Jan van Rijckenborgh explique par la notion de champ magnétique, montre qu’une loi puissante s’efforce de rallumer l’étincelle de lumière du cœur pour éveiller le microcosme humain à sa dimension universelle.

Jamais un commentaire s’appuyant tant sur la structure ésotérique du corps humain que sur la connaissance des propriétés “spirituelles” de l’atome n’a permis une telle compréhension de ce texte hermétique.


dimanche, avril 05, 2026

Pénurie d'engrais. Un autre système agricole


Au-delà du pétrole, le conflit au Moyen-Orient fragilise les approvisionnements en "fertilisants azotés, utilisés pour les cultures de céréales. L’inflation et le risque de pénurie mettent en lumière la forte dépendance des paysans français à ces intrants chimiques importés et hautement polluants, et interrogent sur la nécessité d’un système agricole plus résilient" (Marie Toulgoat).


Le Potager de CHRISTINE en Électroculture



Christine partage son expérience étonnante : après avoir fabriqué deux antennes d’électroculture avec du matériel de récupération, elle a constaté une transformation spectaculaire de son potager. Des oignons énormes, des poireaux vigoureux, des fraises à profusion… le tout sans maladie et avec une vitalité exceptionnelle du sol !

Dans cette vidéo, découvrez son témoignage, illustré par des images réelles de son jardin et de ses antennes maisons.

Une belle preuve que l’électroculture est accessible à tous, même avec de simples matériaux.

Commentaire de Christine sur YouTube :

"Eh bien je ne retire rien de ce que j’ai raconté. Et que ceux qui aiment les brocantes aillent chiner de vieux kits de ramonage en fer même rouillé ça marche très bien ! ça vous fera passer un peu pour le "Doc" de "retour vers le futur" mais au moins vous pourrez expérimenter la différence. Bon bricolage à tous et surtout bonne récolte ! Merci d’avoir mis en valeur mon petit jardin potager !"

L'antenne de Christine est une version simplifiée de l'appareil de Christofleau.

Justin-Etienne Christofleau (1865-1938),  ingénieur et inventeur français. "Il s'est fait connaitre en France et dans d'autres pays comme expérimentateur et promoteur de certaines méthodes d'électroculture, permettant de produire des fruits et légumes exceptionnellement abondants et/ou de grande taille, sans engrais chimiques ni apport de compost..."

L'appareil de Christofleau

L’appareil doit être fermement placé sur un poteau à au moins 6,25 m du sol, avec l’aiguille horizontale orientée vers le sud magnétique et l’aiguille perpendiculaire orientée vers le ciel.

1. L’électricité atmosphérique

Les courants qui composent l’atmosphère sont captés au moyen d’une aiguille perpendiculaire et les antennes de l’appareil, qui servent de conducteurs, au moyen desquels l’électricité atmosphérique positive est transmise aux courants négatifs de la terre. L’aiguille horizontale, qui est orientée vers le sud, capte le magnétisme terrestre et les courants telluriques qui entourent l’appareil.

2. L’action solaire :

Sur l’intérieur de l’enveloppe de l’appareil, il y a des bossages, et, sur l’extérieur, des ailettes qui correspondent avec les parties les plus fines de l’enveloppe. Quand l’appareil est en place sur le poteau, avec l’aiguille orientée vers le sud, le soleil levant frappe naturellement la face orientale de l’appareil. Les ailettes sur l’extérieur de l’enveloppe servent à dévier les rayons du soleil de la partie fine de l’enveloppe vers les bossages épais. Ces ailettes, étant également exposées au vent, refroidissent la partie de l’enveloppe à laquelle elles sont attachées. La différence de température qui en résulte entraîne un « dépôt » électrique, ou une provision, à cause des particules métalliques. La même action se produit plus tard dans l’après-midi sur la troisième facette, ou face ouest, de l’appareil ; ainsi, PENDANT TOUTE LA JOURNÉE LE SOLEIL CRÉE UN DÉPÔT ÉLECTRIQUE DANS TOUT L’APPAREIL.

Pile thermique :

Attaché à la partie basse de la tige se trouve un tube, qui consiste en deux pièces de métal, une en cuivre et l’autre en zinc, réunies par deux soudures, et connectées à la tige principale de façon à ce que l’une des soudures soit exposée à la chaleur du soleil, et que l’autre, se trouvant en-dessous, soit abritée des rayons. Ceci crée ou génère un courant électrique allant du cuivre vers le zinc, c’est-à-dire un courant négatif et positif qui, à partir de là, est transmis à la partie de l’appareil à laquelle le zinc est attaché. L’ensemble devient une réserve thermoélectrique, et est alimenté par l’action des rayons solaires et par le contact entre le zinc et le cuivre. 

Les effets du froid et du gel :

Le froid et le gel créent tout deux de l’électricité à cause de la différence de température transmise aux parois, ou à l’enveloppe de l’appareil de la même façon qu’il a été expliqué dans le paragraphe n° 2, intitulé « L’action solaire ». 

L’effet du vent :

Lorsqu’il souffle à travers les antennes, le vent les fait vibrer et capter l’électricité positive dont l’air est chargé. 

L’effet de la pluie :

Sur le dessus de l’appareil se trouve une soucoupe en zinc sur laquelle une plaque en cuivre est rivetée ; le simple contact de ces deux métaux est suffisant en soi pour créer un « dépôt » électrique, ou une provision. De plus, la soucoupe sert de récipient pour la buée causée soit par l’humidité de l’atmosphère, soit par la pluie ou le gel, ou encore la rosée. Cette action sur la soucoupe en zinc et en cuivre la transforme en une pile voltaïque. 

L’appareil, lui-même métallique et placé sur un grand poteau, est froid et sert naturellement à puiser l’humidité de l’atmosphère. Toute cette énergie électrique réunie par l’appareil correspond à l’électricité positive de l’atmosphère qui est distribuée au sol par le fil galvanisé.

Le fil galvanisé dans le sol est dirigé en ligne droite vers le nord magnétique quelle que soit la distance requise. Il sert à capter les courants magnétiques terrestres. 

C’est la combinaison de l’électricité positive de l’atmosphère et de l’électricité négative de la terre qui entraîne le flux et le reflux continuel de l’électricité naturelle dans le sol. Ce courant détruit tous les insectes et parasites qui attaquent les végétaux par le fait que les vibrations occasionnées sont proportionnellement plus importantes que les propres vibrations des insectes. 

Les transformations chimiques ainsi créées donneront à la végétation les fertilisants et produits azotés nécessaires à la nutrition et au développement des végétaux.



Notes de M. Justin Christofleau :

Aussi loin que 1749, l’abbé Nollet, qui semble être le premier scientifique à avoir remarqué les effets de l’électricité sur la végétation, a annoncé que l’électricité contribuait à l’ÉVAPORATION DU SOL, facilitait la germination des graines, et augmentait la vitesse d’ascension de la sève dans les plantes.

En 1783, l’abbé Bertholon, non seulement fit connaître le rôle de l’électricité atmosphérique sur les végétaux dans l’un des ses travaux, mais aussi le mit en pratique à l’aide de "l’électrovégétomètre", appareil de son invention.

Bien plus tard, un scientifique russe, Spechnoff, perfectionna l’électro-végétomètre inventé par l’abbé Bertholon, et remarqua une surproduction de 62 % pour l’avoine, 56 % pour le blé, et 34 % pour le lin. M. Spechnoff, de plus, a découvert que la composition du sol est modifiée par l’action des courants.

Vers la fin du siècle dernier, le frère Paulin (XIXe siècle), directeur de l’Institut agronomique de Beauvais, inventa un nouvel appareil, le « géomagnétifère », qui donna d’excellents résultats, en particulier pour le raisin, qui était plus riche en sucre et en alcool, et la maturité était accélérée et plus régulière.

Toutes les expériences menées par les scientifiques jusqu’à ce jour ont montré que les terres qui avaient été soumises à l’électricité avaient donné des récoltes supérieures d’un tiers, doublées ou même triplées, selon l’efficacité de l’appareil et l’attention accordée à son installation, et, de plus, que les récoltes avaient été préservées des microbes, des parasites et des maladies épidémiques qui causent la ruine des agriculteurs, ces microbes, etc., étant détruit par l’électricité. 

"ÉLECTROCULTURE" de Justin-Etienne Christofleau. 

PDF gratuit :
https://w.rexresearch1.com/ElectrocultureBooks/Electrocultureetc.pdf