"Tous les hommes de ce monde ont reçu leur âme de la force des archontes des éons, mais la force qui se trouve en vous vient de moi. Votre âme divine appartient donc à l'en Haut." (Livre de la Pistis Sophia)
Que sont les archontes des éons ?
Ce sont les puissances régnantes et dirigeantes de l'univers de la mort. N'envisagez pas seulement toutes celles qui séjournent dans la sphère réflectrice (le monde de l'au-delà), mais surtout les grandes puissances qui régissent les systèmes solaires, les systèmes zodiacaux et des constellations de l'univers de la mort encore plus grandes.
Quand l'humanité adamique, après sa chute, fut évincée de l'Univers originel, un univers nouveau - l'univers dialectique - fut créé pour répondre à ses besoins: un univers dont les lois et les forces devaient s'adapter entièrement à la nature complètement changée de l'humanité adamique. Celle-ci fut divisée en d'innombrables groupes et formations, et reliée à l'une des constellations, non moins innombrables. Chaque groupe reçut un guide, un dieu racial, un seigneur. Dans le livre de la Pistis Sophia ces dieux, ces souverains sont appelés archontes des éons.
Il est clair que ces dieux raciaux n'ont ni la tâche, ni d'ailleurs le pouvoir, de faire retourner à la vie originelle les entités qui leur sont assujetties. Mais ils ont tendance à développer leurs systèmes dans la manifestation universelle, en vue d'un objectif spécifique, avec l'espoir de rendre leur activité acceptable pour l'Absolu.
Il est clair que ces dieux raciaux n'ont ni la tâche, ni d'ailleurs le pouvoir, de faire retourner à la vie originelle les entités qui leur sont assujetties. Mais ils ont tendance à développer leurs systèmes dans la manifestation universelle, en vue d'un objectif spécifique, avec l'espoir de rendre leur activité acceptable pour l'Absolu.
La malédiction des archontes, c'est que leur objectif ne sera jamais atteint ; et leur douleur, que toutes les entités qui leur sont subordonnées échapperont un jour à leur direction par la transfiguration. Quand nous parlons d'archontes des éons, n'imaginez pas que ces forces soient des parangons de méchanceté et de noirceur, ni qu'elles soient gratifiées des vices les plus immondes de la civilisation. Non, sous bien des rapports, ces archontes représentent les plus hautes vertus existant dans la nature, les plus beaux aspects imaginables d'un ordre du monde qui, fondamentalement, cet anti divin.
Cependant, ils réagissent à cette situation très différemment de l'humanité adamique.
Cependant, ils réagissent à cette situation très différemment de l'humanité adamique.
Un homme adamique parvenu à la limite de son évolution aspirera à sa patrie originelle, à la libération de son emprisonnement. Les archontes ne peuvent pas avoir ce désir, car ils sont des cosmocrators. eux-mêmes des créateurs du système complexe de la nature de la mort. Ils devront continuer leur activité jusqu'à ce que, la dernière entité déchue ayant choisi délibérément de se libérer de leur emprise, leur univers soit anéanti.
Remarquez bien que les archontes, ainsi que toutes les entités qui ont reçu d'eux leur âme, peuvent parvenir à une très haute culture ; que c'est à leurs suggestions qu'existent fraternité, philanthropie, bonté, vérité, justice ; qu'ils ont établi un Dévachan, un ciel suprême, où règnent bonté et félicité inimaginables mais sans aucun rapport avec la véritable libération.
Ceux qui veulent avancer sur le chemin de la Transfiguration, en s'efforçant de renouveler leur âme grâce aux Douze Sauteurs originels du Trésor de la Lumière, doivent comprendre parfaitement tout cela afin d'éviter les erreurs. Ils ont le devoir de se tourner exclusivement vers les aspects essentiellement libérateurs de l'Enseignement universel pur, et vers la manifestation christique du salut. C'est pourquoi il faut qu'ils rejettent de leurs pensées tout ce qui cet spécifiquement judaïque et mosaïque.
Ce qui ne veut pas dire que nous ayons à reprocher quelque chose au peuple sémite ; beaucoup de juifs ont été, et sont des transfiguristes. Pensez ici aux dix tribus d'Israël disparues et à la sainte secte des Baalchem Tov, encore connue de nos jours.
Disons cependant que la race juive, dès que commença sa marche et son développement, fut à l'évidence une organisation des archontes des éons, comme tous les autres groupes raciaux d'ailleurs. Le dieu qui les conduisait n'était certainement pas l'Absolu, mais un des innombrables archontes auxquels incombait la direction de notre planète pour un temps plus ou moins long. Vous en trouverez la preuve dans le Deutéronome, chapitre 32, chapitre connu sous le nom de Cantique de Moïse. Aux versets 8 et 9 il est dit :
"Quand le Très-Haut donna un héritage aux nations,
quand il sépara les enfants des hommes,
il fixa les limites des peuples
d'après le nombre des enfants d'Israël ;
car la portion de l'Éternel,
c'est son peuple, Jacob est la part de son héritage."
Ce seigneur n'est donc pas l'Absolu, mais le dieu de l'alliance avec Israël : Jéhovah. Et il est clair que tous ces sémites, sous une direction surnaturelle de cette sorte, témoignaient leur reconnaissance : "Je (Moïse) proclamerai le nom de 1'Éternel. Rendez gloire à notre Dieu !" (Deut. 32, 3).
"L'Éternel seul a conduit son peuple. Et il n'y avait avec lui aucun dieu étranger" (Deut. 32, 12).
Voilà des expressions typiquement dialectiques. Dans l'Originel, l'Absolu est absolu. Dans la nature dialectique un archonte peut grandir grâce à l'obéissance de ses enfants ; et il est très irrité s'ils se rebellent contre lui.
Moise était donc un hiérophante des mystères de Jéhovah, des mystères sémites, à la façon dont tout archonte assumant une direction possède ses mystères. Il était sans contredit un grand homme selon les normes dialectiques, mais de toute évidence, une entité possédant une âme d'archonte, qui acceptait parfaitement et tenait pour divin ce que lui disait son dieu (Deut. 32,39) :
"Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu,
et qu'il n'y a point de dieu près de moi ;
je fais vivre et je fais mourir,
je blesse et je guéris,
et personne ne délivre de ma main."
Vous savez que la race sémite était divisée en douze tribus nommées d'après les douze fils de Jacob. Elles constituaient "la part d'héritage du Seigneur". Vous savez ce qui a été mis sur le compte de cet héritage. Quand les tribus nomades d'Israël entrèrent dans Canaan, elles en exterminèrent tous les habitants et volèrent leurs biens. Sur ordre de leur dieu, personne ne devait survivre. Et les quelques humanitaristes parmi les juifs qui épargnèrent des vies furent sévèrement punis par ce même dieu.
Vous savez que la race sémite était divisée en douze tribus nommées d'après les douze fils de Jacob. Elles constituaient "la part d'héritage du Seigneur". Vous savez ce qui a été mis sur le compte de cet héritage. Quand les tribus nomades d'Israël entrèrent dans Canaan, elles en exterminèrent tous les habitants et volèrent leurs biens. Sur ordre de leur dieu, personne ne devait survivre. Et les quelques humanitaristes parmi les juifs qui épargnèrent des vies furent sévèrement punis par ce même dieu.
Et lorsque le peuple d'Israël arriva ensuite dans ce pays, où avait été anéantie une magnifique et sublime culture d'influence égyptienne, il continua les massacres. La plus belliqueuse des tribus était celle de Dan. Celui-ci contesta les limites qui lui avaient été assignées et occupa un royaume voisin en massacrant les habitants au nom de Jéhovah.
Dan veut dire juge ou justice. En vérité le caractère relatif de cette justice ne vous échappera pas !
Nous n'avons rien à dire là contre, tous les hommes de ce monde possédant une âme qui provient de la force des éons. En ce moment même, vous pouvez avoir fa preuve que les figures dominantes (l'élite sacerdotale et possédante) de notre planète sont toujours les humbles et fidèles serviteurs des éons.
L'antique loi mosaïque reçue de son dieu "œil pour œil et dent pour dent" et c'est encore toujours la ligne directrice des masses et de l'individu, bien qu'on ne se réclame plus de Jéhovah mais de Christ. Que ce Christ soit un faux Christ, un enfant le comprendrait.
Tous les hommes de ce monde sont les descendants des anciennes races, et en eux s'agitent et bouillonnent les suggestions d'un ténébreux passé, pulsions provenant du subconscient et du rayonnement direct de la lipika (structure spirituelle) reçue des archontes. Ils doivent comprendre qu'ils n'ont qu'une seule issue : se jeter dans le processus de la délivrance, afin qu'un jour cette parole s'applique à eux : "La force qui est en vous vient de Moi, dit Jésus, et vos âmes appartiennent au Royaume originel."
Jan van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".
La découverte des textes gnostiques de Khénoboskion et celle de la Pistis-Sophia nous permet de retrouver le témoignage du véritable christianisme de l’origine, celui de l’enseignement de Jésus après sa résurrection.
Cette œuvre de Valentin, l’un des plus grand des maîtres spirituels de la Gnose chrétienne, est ici éclairée par les commentaires de Jan van Rijckenborgh. Les mystères de la Pistis-Sophia (la foi qui naît de la sagesse) sont la révélation du processus de transformation intérieure de l’âme qui retourne à sa patrie divine.
La Pistis Sophia, avec l’Apocalypse, est le plus mystérieux des textes sacrés qui donnèrent naissance au véritable Christianisme gnostique.
Car, s’il existe de nombreux écrits que l’homme religieux prend à la lettre dans la seule dimension historique, bien plus importants sont ceux qui présentent l’aspect universel de la révélation christique : la splendeur du devenir de l’Homme caché intérieur, l’Homme-Christ en retour vers sa Patrie divine.
Ces textes mystérieux, ces récits initiatiques révélés, selon La Pistis Sophia, par l’enseignement que donna Jésus après sa résurrection, ne concernent pas la conscience ordinaire de l’homme-moi. Ils s’adressent à la conscience supérieure qui doit s’éveiller par un processus menant l’être humain du stade Jean (la préparation du chemin) au stade Jésus (la naissance de l’âme) pour parvenir au stade Christ : la relation établie avec l’Esprit.
Jan van Rijckenborgh nous fait pénétrer dans le monde intérieur de l’homme en qui s’éveille cette conscience supérieure. Tout, dit-il, se passe en relation avec le septuple champ magnétique qui l’entoure afin de donner au système cérébro-spinal son rôle véritable : porter la Sagesse absolue qui rayonne de ce “vêtement de lumière” dont la tradition gnostique revêt les libérés.
Car La Pistis Sophia, en un langage allégorique que Jan van Rijckenborgh explique par la notion de champ magnétique, montre qu’une loi puissante s’efforce de rallumer l’étincelle de lumière du cœur pour éveiller le microcosme humain à sa dimension universelle.
Jamais un commentaire s’appuyant tant sur la structure ésotérique du corps humain que sur la connaissance des propriétés “spirituelles” de l’atome n’a permis une telle compréhension de ce texte hermétique.
Tous les hommes de ce monde sont les descendants des anciennes races, et en eux s'agitent et bouillonnent les suggestions d'un ténébreux passé, pulsions provenant du subconscient et du rayonnement direct de la lipika (structure spirituelle) reçue des archontes. Ils doivent comprendre qu'ils n'ont qu'une seule issue : se jeter dans le processus de la délivrance, afin qu'un jour cette parole s'applique à eux : "La force qui est en vous vient de Moi, dit Jésus, et vos âmes appartiennent au Royaume originel."
Jan van Rijckenborgh, "Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia".
Les Mystères gnostiques de la Pistis Sophia
La découverte des textes gnostiques de Khénoboskion et celle de la Pistis-Sophia nous permet de retrouver le témoignage du véritable christianisme de l’origine, celui de l’enseignement de Jésus après sa résurrection.
Cette œuvre de Valentin, l’un des plus grand des maîtres spirituels de la Gnose chrétienne, est ici éclairée par les commentaires de Jan van Rijckenborgh. Les mystères de la Pistis-Sophia (la foi qui naît de la sagesse) sont la révélation du processus de transformation intérieure de l’âme qui retourne à sa patrie divine.
La Pistis Sophia, avec l’Apocalypse, est le plus mystérieux des textes sacrés qui donnèrent naissance au véritable Christianisme gnostique.
Car, s’il existe de nombreux écrits que l’homme religieux prend à la lettre dans la seule dimension historique, bien plus importants sont ceux qui présentent l’aspect universel de la révélation christique : la splendeur du devenir de l’Homme caché intérieur, l’Homme-Christ en retour vers sa Patrie divine.
Ces textes mystérieux, ces récits initiatiques révélés, selon La Pistis Sophia, par l’enseignement que donna Jésus après sa résurrection, ne concernent pas la conscience ordinaire de l’homme-moi. Ils s’adressent à la conscience supérieure qui doit s’éveiller par un processus menant l’être humain du stade Jean (la préparation du chemin) au stade Jésus (la naissance de l’âme) pour parvenir au stade Christ : la relation établie avec l’Esprit.
Jan van Rijckenborgh nous fait pénétrer dans le monde intérieur de l’homme en qui s’éveille cette conscience supérieure. Tout, dit-il, se passe en relation avec le septuple champ magnétique qui l’entoure afin de donner au système cérébro-spinal son rôle véritable : porter la Sagesse absolue qui rayonne de ce “vêtement de lumière” dont la tradition gnostique revêt les libérés.
Car La Pistis Sophia, en un langage allégorique que Jan van Rijckenborgh explique par la notion de champ magnétique, montre qu’une loi puissante s’efforce de rallumer l’étincelle de lumière du cœur pour éveiller le microcosme humain à sa dimension universelle.
Jamais un commentaire s’appuyant tant sur la structure ésotérique du corps humain que sur la connaissance des propriétés “spirituelles” de l’atome n’a permis une telle compréhension de ce texte hermétique.
